

Que tous ceux qui auront le bonheur de se rendre un jour au Monastère des Jerónimos [ici et suite] ne se laissent pas prendre au piège des dimensions majestueuses de la porte le plus connue du monde entier du monastère, désignée comme la porte Sud.

L’entrée principale est plus importante, par sa localisation face à l’autel principal, mais aussi par la symbolique de sa décoration, qui se trouve, presque discrète, sur le côté.
On y trouve représentés les tableaux principaux de la naissance du Christ, l’Annonciation, la Nativité, l’Épiphanie.

On trouve également les statues de D. Manuel I et de D. Maria, accompagnés de leurs saints patrons, S. Jérôme et S. Jean le Baptiste, attribués au sculpteur Nicolas de Chanterene (ou Chantereine) qui a également introduit des éléments caractéristiques de l’art de la Renaissance, les anges vêtus à la romaine ainsi que les têtes d’enfants aux ailes d’ange.


Nicolas de Chanterene est sans doute né en Lorraine. Il a séjournée en Italie puis à Santiago de Compostelle en 1511 avant d’arriver au Portugal vers l’année 1517, comme responsable de la porte principale du Monastère des Jerónimos.

Mais cette œuvre, pour le moins magnifique et si souvent passée inaperçue, n’est pas la seule trace du talentueux sculpteur français au Portugal.
Parmi ses travaux plus significatifs, on trouverait sa trace à Obidos (la ville des reines), à l’église de Santa Maria, puis au monastère de Santa Cruz, à Coimbra où il aurait travaillé sur les tombeaux de D. Afonso Henriques et D. Sancho I, notamment. On trouve également ses travaux au monastère de San Marc (à Tentúgal, d’où sont originaires les délicieux gâteaux du même nom), au monastère d’Alcobaça, à Sintra ou encore à Évora où il aurait travaillé avec l’architecte portugais Manuel de Arruda.
On date sa disparition autour de l’an 1551. Les traces de son art et de son génie nous rappellent toujours, quelque cinq siècles plus tard, son ineffaçable présence.

À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Mes mercredis au Portugal. Vous pouvez le mettre en favoris avec
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Ce jour-là, j’en avais pris plein les mirettes. Merci pour la visite commentée. J’y retournerai volontiers, no Portugal !
Armando, j’admire le travail effectué au Monastère des Jerónimos. C’est un ouvrage splendide.
Merci de ces belles recherches et de nous les faire partager.
Bisous
Comme il se dit, ne sachant pas de quoi demain sera fait, voyage « espéré » à Lisbonne, un jour ou pas… je profite du moment présent. Et suivre tes pas en ton Portugal, pour découvrir ce riche patrimoine est passionnant. Merci Armando, de nourrir nos rêves,
Que dire ? Rien !
Admirer !