Des chansons qui me rappellent…

28 janvier 2012

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Écrite par Albert Hammond et Carole Byaer, la chanson When I need you a d’abord été enregistrée, en 1976, par son auteur avant de devenir un inusable succès mondial dans la voix de Leo Sayer qui a eu l’honneur de connaitre, en 1977, la première place au Royaume-Uni ainsi qu’au fameux Bilboard américain.

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Même si vous ne suivez pas la chose musicale, vous n’avez pas pu échapper à ce titre qui colle à la peau et à la voix de Leo Sayer au point d’être incontournable de toute compilation ou Best of concernant l’interprète britannique à l’allure d’un gamin aux cheveux bouclés.

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Toutefois, si on laisse trainer une écouteuse attentive dans le répertoire de Monsieur Leonard Cohen, on ne peut que se rendre compte de l’étrange similitude entre le refrain de ce classique mondiale de la pop music qu’est devenu le titre When I need you et un passage de Famous Blue Raincoat, une chanson de l’album Songs of Love and Hate, paru quelque six ans plus tôt, et interprétée magnifiquement par Jennifer Warnes (l’autre voix de l’excellent Up where we belong, avec Joe Cocker), en 1987, dans son album bleu en hommageàa Leonard Cohen, intitulée Famous Blue Raincoat.  Comme par hasard.

Eh oui, penchez l’écouteuse lorsque Jennifer, dans le troisième couplet, chante : Jane came by with a lock of your hair, She said that you gave it to her… et puis encore plus loin…

Je suis certain que, ayant l’écoute  fine, vous trouverez sans mon aide.

Plus curieux encore est le fait que les mêmes accords mélodieux ont été également utilisés, quelques années plus tard, par un monument de la chanson pop, Monsieur Elton John, lui-même, dès les premières notes de Little Jeannie, album paru en 1980.

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Je vous invite ainsi à découvrir les coïncidences mélodieuses de When I need You et Little Jeannie, deux chansons qui me rappellent la superbe Famous Blue Raincoat, qui sort, ces jours-ci un nouveau album, intitulé Old Ideas.

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It’s four in the morning, the end of December
I’m writing you now just to see if you’re better
New York is cold, but I like where I’m living
There’s music on Clinton Street all through the evening.

I hear that you’re building your little house deep in the desert
You’re living for nothing now, I hope you’re keeping some kind of record.

Yes, and Jane came by with a lock of your hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear
Did you ever go clear?

Ah, the last time we saw you you looked so much older
Your famous blue raincoat was torn at the shoulder
You’d been to the station to meet every train
And you came home without Lili Marlene

And you treated my woman to a flake of your life
And when she came back she was nobody’s wife.

Well I see you there with the rose in your teeth
One more thin gypsy thief
Well I see Jane’s awake –

She sends her regards.
And what can I tell you my brother, my killer
What can I possibly say?
I guess that I miss you, I guess I forgive you
I’m glad you stood in my way.

If you ever come by here, for Jane or for me
Your enemy is sleeping, and his woman is free.

Yes, and thanks, for the trouble you took from her eyes
I thought it was there for good so I never tried.

And Jane came by with a lock of your hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear

 

Passe-moi l’ciel, Stuf et Janry

27 janvier 2012

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C’est à deux pas du Sablon, en contrebas du Palais de Justice, rue des Minimes, qu’on trouve la fresque intitulée Passe-moi l’ciel, des dessinateurs Stuf et Janry, qui raconte l’attirance et les imaginaires faiblesses humaines de Lucifer et du bon saint Pierre.

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[Photos : Armando Ribeiro]

Sur une toile de Diego Rivera

26 janvier 2012

Ce texte a été écrit par Armando Ribeiro et a été publié une première fois dans le jardin de Lali le 5 février 2011.

En ce dernier dimanche de janvier, ce dimanche qui précède l’un des deux anniversaires que connaîtra la catégorie En vos mots cette année, à savoir la 200e édition dans sept jours et ses quatre ans d’existence en avril, c’est une toile signée Diego Rivera que j’ai accrochée à votre intention.

Libre à vous maintenant de nous faire part de ce qu’elle évoque pour vous en mettant l’accent sur la lectrice ou sur celle qui l’accompagne, ou les deux. À vous d’inventer une scène ou de trafiquer vos souvenirs le temps d’une nouvelle, d’un récit, d’un poème, voire même d’une chanson. Car tel est l’exercice auquel je vous convie et auquel se prêtent certains d’entre vous, avec assiduité ou à l’occasion. Ce qui donne toujours lieu à des différences et à des ressemblances ainsi qu’à des tons qu’on reconnait souvent dès les premiers mots.

Puisse la toile de ce dimanche vous donner le goût de nous la raconter dans des textes que nous découvrirons dans exactement une semaine et pas avant.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

 

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Souviens-toi, il n’y a pas si longtemps. Leurs regards étaient alourdis par le mépris, comme si l’amour, notre amour leur faisait peur. On se promenait dans les rues nos doigts entrelacés, comme font les rosiers, quand ils grimpent vers le ciel, pour mieux s’approcher de la lumière.

Nos familles baisaient les yeux, tellement on leur avait appris la honte des choses, que seules la moralité et la cupidité des hommes condamnent. L’amour connaitrait des genres dignes de l’être et puis d’autres pour lesquels l’amour s’appellerait une maladie. Honteuse. Parce que les hommes ne pensent pas. Ils jugent. Ils bannissent. Comme des animaux apeurés par ce qu’ils ignorent.

Et malgré eux. Malgré ceux qui jugent et ceux qui se taisent, on se murmure des mots d’amours mélangés de tendresses féminines. Puisqu’on s’aime. Et puisque l’amour est plus fort que tous les dédains.

Souviens-toi, il n’y a pas si longtemps… La neige blanchissait la nuit et l’hiver rêvait déjà de printemps. Tu m’as dit je t’aime. Pour la première fois. Et nous avons savouré longuement le péché de nos lèvres…

Maria Tereza de Noronha

25 janvier 2012

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Issue de l’aristocratie portugaise, Maria Tereza do Carmo de Noronha Guimarães Serôdo, de son nom artistique Maria Tereza de Noronha, est née à Lisbonne, en novembre 1918, alors que les dernières clameurs de la première grande guerre se faisaient entendre, puisque quatre jours après sa naissance, était signée l’armistice de Compiègne, entre les troupes alliées et Matthias Erzberger, représentant du gouvernement allemand.

Maria Tereza de Noronha est la cadette de sept enfants et l’arrière-petite-fille du comte de Belmonte, un titre créé par la reine D. Maria I, en 1805. Par mariage, elle est devenue la comtesse de Sabrosa, un titre décrété, en 1900, par le roi D. Carlos I, assassiné quelque huit ans plus tard, en 1908,  à Lisbonne.

Très tôt, au sein de son cocon familial, Maria Tereza de Noronha a démontré posséder ce que les Portugais appellent “une veine fadista”, ce qui l’a, sans doute, encouragée à montrer son talent dans les maisons de fado typiques de Lisbonne où, assez rapidement, elle s’est entourée d’un groupe d’inconditionnels, soumis à son expression artistique unique et singulière.

Il y avait chez elle une diction parfaite et une façon unique de transporter le fado dans sa voix, au point qu’elle a su créer un style nouveau et unique qui a fini par faire école.

C’est en 1939 qu’elle enregistre ses premiers disques et entame une carrière qui l’a rendue très populaire, à la radio nationale, à laquelle elle met un terme quelque vingt ans plus tard, en 1968.

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Elle connaitra une carrière internationale en se produisant à la Foire du livre du Barcelone, en 1946, et, par la suite, à la demande du gouvernement espagnol, elle chantera à Madrid. Elle est l’invitée de Grâae Kelly et Ranier II à Monaco, où elle se produit en privé au palais, en 1964 juste avant de connaitre les honneurs de la BBC, à Londres.

En 1973, Maria Tereza de Noronha a abandonné toute vie publique. Elle se serait produit, pour la dernière fois, dans une maison de fado à Cascais.

Elle est morte à la suite d’une longue maladie en 1993, dans sa maison de Sintra. Sa voix prologue, à travers les temps, la plus pure tradition du fado.

 

Maria Tresa de Noronha – Rosa enjeitada

 

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Je vous invite à lire :

Fado das Horas et Minhas saudades

[Je pleure sans raison que je ne pourrais vous dire]

La boîte de chocolats

24 janvier 2012

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Je me souviens qu’un jour, il y a longtemps, lorsque j’étais enfant, j’avais fait un rêve. Un rêve pareil à tant d’autres rêves d’enfant.

Comme toujours, Noël m’avait oublié. Alors je noyais ma tristesse dans le rêve que quelques jours plus tard, je me promènerais moi aussi, avec une belle boîte remplie de chocolats.

Rien que pour moi. Tout seul.

Et puis… Je finissais toujours par me satisfaire des petits morceaux que les autres enfants, bien plus chanceux et plus sages que moi, finissaient par me laisser. À contrecœur. Épuisés par mes suppliques.

Puis le temps qui sait si bien faire son œuvre finit par enfouir, au fond du tiroir de nos oublis, tous ces petits chagrins et rêves d’enfant.

Jusqu’au jour où quelqu’un sonne à votre porte. Pour vous apporter votre belle boîte remplie de chocolats.

Et ce jour-là, au plus profond de vous, jaillit comme un regard ensoleillé d’un enfant, ébloui par son rêve. Comme si le temps avait glissé un marque-page dans ce rêve.

Et vous souriez.  Heureux. Tout simplement. Puisque seuls les mots pleurent.

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Demain j’en lève les bras !!!

23 janvier 2012

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Jean-Claude Mazloumian
[
Déblogue]

J’ai saisi mon moral. Le bougre ne veut pas
Se vêtir de ses hauts et enlever ses bas
Je tente malgré tout, j’avance à petits pas
Je veux encore y croire et gagner le combat.

Les mots râlent aussi et sont rébarbatifs
Quand donc feront-ils rire à gorge déployée
Il faudrait pour cela qu’ils mettent leurs soutifs
Nous pourrions au bas mot un peu nous égayer !

Et même au restaurant je n’ai plus trop la frite
Car le steak bien souvent me met à bout de nerfs
Je m’en sors toutefois ma nostalgie s’effrite
Car voici mon secret j’ai la pêche au dessert.

Le bas de mon moral du coup est moins collant
Et je revis des hauts sans aucun cinéma
J’ai enfin relevé le défi à pas lents
Le beau fixe revient et stoppe le combat.

Megaupload ou pas

22 janvier 2012

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Coup de tonnerre sur l’univers de la toile. Megaupload est mort. Pour certains, c’est un coup de botte bien mérité sur le joli derrière bien rond des milliers de Megauploadistes. Pour d’autres, il ne s’agit de rien autre que du démantèlement d’un lieu de pillage “des œuvres artistiques”.

Et il faut avouer, à moins que nous n’ayons le toupet de mentir à nos miroirs, que rares sont ceux d’entre nous qui n’ont jamais succombé à la tentation de ‘taquiner le clic droit de la petite souris’ pour s’offrir, en douce, de la musique, des images, des photos (superbe cette nana sans soutien-gorge que tu m’as envoyée J… Ouf, pour peu, j’allais trahir les copains), des programmes informatiques, des jeux, des textes, des recettes de cuisine, etc. sans autre but que de satisfaire nos auditives ou nos rétines.  Sans fins commerciales.  Évidemment. Cela va sans l’écrire et gaspiller l’encre (payante) de ma plume.

Je suis persuadé que, à moins d’emprisonner les deux tiers de ces salopards de vicieux d’internautes, de tout bord et tous les âges, éparpillés de par le monde y compris dans les WC, que la fermeture de la cathédrale Megaupload ne va pas changer grand-chose pour le commun des mortels que vous et moi sommes. En tout cas, ce ne sera pas pire que la couche d’ozone, dont disons-le tout haut, le monde se tape.

Il s’agit d’un gros coup de tonnerre sur l’univers de la toile. Une frappe à l’aveugle. Rien de plus.  Sans tenir compte du fait que Megaupload n’était pas uniquement et exclusivement que cela.  Du téléchargement de la musique et des films. Il servait aussi à des milliers d’usagers qui utilisaient sa plateforme, en payant, pour ‘stocker’ leurs travaux, leurs musiques, leurs écrits, leurs photos, leurs logiciels libres, leurs sauvegardes, et tant d’autres choses que la morale catholique condamne, et qui, se sont vus, d’un moment à l’autre et sans préavis, privés de l’usage de leurs biens.

Je sais. On essaiera de noyer le poisson en mettant de l’avant les inévitables dommages collatéraux. Ma grand-mère qui se foutait complètement d’Internet, de Megaupload, et tutti quanti, m’aurait dit qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs.

Megaupload ou pas.

 

[L'image je l'ai piquée ici.  Tant pis pour eux...
Et les mots viennent de moi.
Et ça vous coûtera deux centimes la dizaine, sans les virgules.
Bande de pirates!]

Les trois filles de Melvin Webb [3/3]

21 janvier 2012

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Brenda Gail était la dernière des huit enfants de Melvin ‘Ted’ Webb et Clara Marie. Enfant timide, elle était encouragée par sa mère à chanter, lorsqu’il y avait des visiteurs à la maison.

La petite Brenda était très fière de sa grande sœur Loretta Lynn, de qui elle chantait les chansons avec enthousiasme lorsque celles-ci passaient à la radio.

Loretta l’encouragea à apprendre à jouer de la guitare, et, alors que Brenda était encore au lycée, Loretta l’a emmenée en tournée pendant quelques semaines de vacances en été.

Quand elle eut achevé ses études à la Wabash High School, Loretta lui a fait signer un contrat avec son label, la Decca Records. La compagnie de disques, ayant déjà une Brenda (Brenda Lee) dans son catalogue, lui a demandé de changer son prénom pour éviter toute confusion. Ce sera encore Loretta qui suggérera Crystal, après avoir vu une publicité pour la fameuse chaine de fast-food Krystal. Désormais, Brenda Gail porterait comme nom de scène Crystal Gayle.

 

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Elle démarrera sa carrière en 1970, par I’ve Cried (The Blue Right Out of My Eyes), une chanson écrite par sa sœur Loretta Lynn. Decca les encouragera à poursuivre dans cette voie et les chansons suivantes porteront aussi la signature de Loretta.
Malheureusement, ce faisant, Crystal Gayle prenait conscience qu’elle n’arrivait pas à affirmer sa propre personnalité et se limitait à n’être qu’une Loretta Lynn bis.
Alors, frustrée, elle rompt son contrat avec Decca et signe avec United Artists où elle rencontre le producteur Allen Reynolds qui lui donne toute liberté créatrice en respectant son style et sa façon d’écrire.

En 1974, elle sort le single Wrong Road Again qui se place à la sixième place. L’année suivante, Somebody Loves You atteint la huitième place et la chanson est considérée comme l’espoir de l’année, alors qu’en 1976, elle atteint la plus haute marche avec I’ll Get Over You.

C’est le début d’une carrière jalonnée de récompenses et d’honneurs, parmi lesquelles, en 1978, le Grammy Award de la meilleure chanteuse country, avec la chanson Don’t It Make My Brown Eyes Blue que le bleu vous propose d’écouter.

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I don’t know when I’ve been so blue
Don’t know what’s come over you
You’ve found someone new
And don’t it make my brown eyes blue

I’ll be fine when you’re gone
I’ll just cry all night long
Say it isn’t true
And don’t it make my brown eyes blue

Tell me no secrets, tell me some lies
Give me no reasons, give me alibis
Tell me you love me and don’t let me cry
Say anything but don’t say goodbye

I didn’t mean to treat you bad
Didn’t know just what I had
But honey now I do
And don’t it make my brown eyes
Don’t it make my brown eyes
Don’t it make my brown eyes blue

 

* * *

Loretta Lynn

*

Peggy Sue


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