Archive pour janvier 2010

Ah la belle toile, 31 janvier 2010

Dimanche 31 janvier 2010

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Cette semaine je ne vous parlerai pas de JC. D’ailleurs, il m’a donné l’autorisation de ne pas le faire. Autorisation à laquelle il s’est empressé d’ajouter la promesse de continuer à  mettre de précieux commentaires dans le bleu.  Si, si, il l’a dit…

Puis, je ne ferai pas ma ronde exhaustive et habituelle des blogs. En effet, après avoir été prendre un réconfortant bol de Thé au jasmin, où j’ai découvert l’excellent Musée Maillol, C’est la vie! Vanités de Caravage à Damien Hirst, outre le fait d’avoir appris qu’on peut utiliser Le Caravage autrement que pour illustrer des billets où on déverse sa haine de l’autre, mes cellules nerveuses d’homme primate et inculte se sont mises au travail et ont eu l’idée  folle de vous offrir une promenade dans quelques lieux de culture de par le monde.

Commençons par éloigner les âmes susceptibles et quoi de mieux qu’un truc super choquant, soit le Sexmuseum à Amsterdam (Ça ressemble à un truc avec plein de cochonneries à l’intérieur et c’est un truc avec plein de cochonneries à l’intérieur); le Musée National des Phallus en Islande (je vous assure que je n’ai rien bu);  Musée de l’érotisme  à Paris (Comment ça “encore de la cochonnerie”… c’est écrit Musée de l’érotisme.  Vous ne savez pas lire ou quoi?… ) et je termine cette série vraiment honteuse par le Musée de la Pipe (mais non, ce n’est pas du Magritte).
Un tour en Belgique par le Musée du Cacao et du Chocolat (Bruxelles); Le musée de la Biére et du Pékêt (Château de l’Avouerie) à Anthisnes, dans les environs de Liège; Le musée de la frite à Bruges; un crochet en France par celui de la Moutarde, à Dijon (ça va faire du chemin pour ceux qui aiment la frite à la moutarde); et un retour en Belgique par le musée de la lessive, à Spa (ah ça c’est du propre!!!).
Écrire avec la pierre: la scupture inuit de Baker Lake (La bibliotheca Wittockiana); Archives et musée de la littérature asbl, le magnifique Mundaneum, le musée du livre à Bruxelles et le Musée Jacquemart-André pour Dominique et tous les amateurs de littérature; The Bata Shoe Museum à Toronto et le City of Marikina aux Philippines; le Musée des Toilettes, à New Dehli;  le Musée des Parasites, au Japon (mais non je ne vise personne); Le musée du Placard d’Éric Satie, à Paris (surprenant, n’est-ce pas?).

Les fanas du commentaire pourront s’exercer dans Isadora Duncan au Musée Bourdelle (Mes arts);  Ma Maxime du Week End (Pas à pas se fait notre chemin); Faiseur de Kounafé (Le passeur de frontières), magique!; Georges Frêche (Le blog à Jef); Duo d’iris cuivres (Mes peintures – L’univers de Canelle); Pareil? Pas pareil?  Le commerce équitable (Mes Elféebulations); Resto du coeur… le rouge-gorge (Fifi); Un sourire (Josiane50); Elle est pas belle la vie? (Oxymoron fractal); Jouer avec les ombres (Lali); et je termine par Shannon Butcher – Words We Both Could Say (With Music In My Mind), de la talentueuse Saab à qui j’adresse un merci en forme de bise tout en souriant du chemin parcouru chez elle, où je salue aussi le retour d’Amanova.

Chez Bloguer ou ne pas bloguer, j’ai retenu la foire aux cancres de Roger Pierre (Dailymotion); Courrier international;  A la découverte du Yémen (fugues &  fougue); Le moulin rouge (Lali); Le laboureur et le voyageur (Ma langue au chat); Le fabuleux Django Reinhardt aurait eu 100 ans ce 23 janvier (Je suis belge  mais je me soigne); Erotics prints in Japan (Authenticité); Six canards sur ce canal (Le cahier de Caelle); Et l’hier à venir… (Déblogue); Les bécots publics (Kwad9); Le peuple du dragon est présent à Montréal depuis plus de cent ans (Les beautés de Montréal); Souad Massi, pour réchauffer le cœur et le corps (Lali); Il n’est pas mort le poète (A mi chemin); Devant la porte verte (Le chasse-clou); Villepin à Sarkozy : Happy Birthday mister President! (Rue89); Elfin Saddle – Running Sheep (Listen, See, Feel) et je termine par Instructions pour sauver le monde de Rosa Montero (Pages à pages)

Je voudrais remercier Bergamotte; Brazex; Canelle; Chantal; Chiendent; Christiane Jolin; Claudie; Denise; Dominique; Fifi; Funambule; Hespérie; JC; Juliana Michel; Kenza; Lali; Lautreje; Margalide; Mathilde; Olivier SC; Ovar; Pierre R. Chantelois; Régine; Santo; Servanne; Tania d’avoir laissé librement une trace de leur passage par le bleu.

Et, selon la formule, à la semaine prochaine bande de veinards… et puis tous les autres.

 

Le bleu d’Images Imagine

Dimanche 31 janvier 2010

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Le bleu d’
Images Imagine

Doris Day, Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be)

Samedi 30 janvier 2010

Dans les années 50, alors qu’elle incarnait à merveille la blonde sympathique, ingénue et joyeuse, personne n’aurait été prêt à parier que, quelques cinquante ans plus tard, le 4 juillet 2004, Doris Day serait distinguée avec la plus haute décoration civile américaine, créée en 1963 par John F. Kennedy, The Presidential Medal of Freedom, décernée à tous ceux qui ont œuvré pour un monde de paix ou qui ont fait des efforts jugés remarquables dans le domaine culturel ou autres.

Seule sa peur de l’avion l’a empêchée de voyager jusqu’à la Maison Blanche pour recevoir aussi cette haute distinction personnellement.

La légendaire partenaire, drôle et attachante, de Rock Hudson (qu’elle a accompagné d’une amitié sans faille jusqu’au à son dernier souffle), qui a fait les beaux jours des comédies sentimentales légères comme Pillow talk (Confidence sur l’oreiller), Lover Come Back (Un pyjama pour deux) ou encore Send Me No Flowers (Ne m’envoyez pas de fleurs) de Norman Jewison, pour ne pas citer que celles-ci d’une cinématographie riche d’une quarantaine de films, est née au sein d’une famille de catholiques allemands et a démarré sa carrière lorsqu’elle n’avait que 12 ans, comme ballerine.

Un accident de voiture suivi d’un accident domestique ont mis un terme à ce rêve deux ans plus tard.  Pour tuer l’ennui lors de sa longue convalescence, Doris Day s’éprend du bues et du jazz, qu’elle entend à la rádio, avec une prédilection pour le répertoire d’Ella Fitzegerald, et prend des leçons de chant trois fois par semaine.
Doris von Kappelhoff choisit alors le nom artistique de Doris Day et démarre une carrière au music-hall, où elle se produit avec le très populaire orchestre Les Brown avec qui  elle a enregistré plus de quarante chansons dont Sentimental Journey. Elle quittera le groupe pour se marier avec Al Jorden, un musicien qui se montrera jaloux et violent et de qui elle divorcera un an après la naissance de leur fils. À 18 ans à peine, Doris Day est déjà une femme seule avec un enfant à charge dans une Amérique puritaine encore marquée par la grande dépression et la guerre.

Sa beauté et le mythe de la blonde ingénue, incarnant la joie de vivre, sont idéaux pour le Hollywood de l’époque qui lui dessine une route dorée vers le cinéma qui lui ouvre les bras en 1948, avec Romance on the High Seas, traduit en français par Romance a Rio.

C’est alors qu’elle fait la connaissance de Martin Melchior qui devient son agent et l’épouse en 1949. Après le décès de celui-ci en 1968, et elle ne veut plus tourner au cinéma et se dédiera à la télévision avec The Doris Day Show, programme avec lequel elle obtient un succès et une popularité considérables.

Dans les années 80, elle fonde le Doris Day Animal Foundation.

C’est donc de cette immense artiste au répertoire musical très riche (Perhaps, Perhaps, Perhaps; Somewhere over the Rainbow; Dream a little dream; There’s a rising mon; It’s magic; Fly me to the moon, etc.) et à la carrière cinematographique jalonnée de succès, qui était loin d’être la blonde gentillonette et bébête, qu’un monde d’hommes avait voulu dessiner, que j’ai retenu aujourd’hui le savoureux Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be), la chanson écrite par Jay Livingston et Ray Evans en 1956, pour le film d’Alfred Hitchcock, The Man who knew too much (L’homme qui en savait trop), où elle avait pour partenaires James Stewart et Daniel Gélin.

Curieusement, la chanson dont le titre avait été inspiré par la devise de la famille Brazzi “Che Sera, Sera” dans le film The Barefoot Contessa (La Contesse aux pieds nus)  et que ses créateurs Evans et Livingston ont adaptée en espagnol sous le titre “Que sera, sera”, du fait que l’espagnol était une langue plus connue que l’italien aux États-Unis, n’avait pas entièrement plu à Doris Day.
Elle avait avoué avoir eu un certain mécontentement, voire même une certaine déception lorsqu’elle lui avait été présentée, la jugeant uniquement bonne pour être chantée dans le film.  Il s’est avéré que cette chanson a été la chanson la plus importante et la plus populaire de toute sa carrière.

Dès sa sortie, Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) atteint les premières places de la vente de disques, ayant reçu en 1957 l’Oscar de la meilleure chanson originale. Elle deviendra également le générique de son émission The Doris Day Show.

When I was just a little girl
I asked my mother, what will I be
Will I be pretty, will I be rich
Here’s what she said to me.

Que Sera, Sera,
Whatever will be, will be
The future’s not ours, to see
Que Sera, Sera
What will be, will be.

When I was young, I fell in love
I asked my sweetheart what lies ahead
Will we have rainbows, day after day
Here’s what my sweetheart said.

Que Sera, Sera,
Whatever will be, will be
The future’s not ours, to see
Que Sera, Sera
What will be, will be.

Now I have children of my own
They ask their mother, what will I be
Will I be handsome, will I be rich
I tell them tenderly.

Que Sera, Sera,
Whatever will be, will be
The future’s not ours, to see
Que Sera, Sera
What will be, will be.

Cette chanson a été interprétée et reprise au fil des ans et des générations toujours avec succès. Je vous propose donc, si votre curiosité auditive le souhaite, quelques interprétations en commençant par la Française Jacqueline François Mary Hopkins Jimmie Rodgers Simon Molinari Chet Atkins Connie Francis PinkMartini

Ma semaine en chansons, 30 janvier 2010

Samedi 30 janvier 2010

[Photo d'Aude Lemens]

Alors que le mois de janvier s’apprête à faire sa révérence, qu’un parfum de février plane déjà dans sur nos agendas,  et que moi j’ai pris de nouveau  un coup de vieux, le bleu est toujours plongé dans ses écoutes de 2009, voire plus anciennes encore.  Et je dois vous avouer que je découvre des choses qui me plaisent beaucoup.

J’espère, pour mon salut, que vous n’êtes pas de ceux qui sont toujours à la recherche de la dernière nouveauté.
Si tel est la cas, laissez-moi vous dire, en regardant vos dans vos yeux perçants, que la nouveauté c’est tout ce qu’on ne connaissait pas avant et dont on apprend l’existence.
Eh oui, moi aussi, comme le mari d’Arielle, j’aime jouer au philosophe… il parait que ça plait aux filles.

Ana Moura, 2009 – Leva-me aos Fados

Leva-me aos fados (Amène-moi aux fados) est le nouveau travail d’Ana Moura, après le très bien accueilli Para além da saudade (Au delà de la nostalgie), sorti en 2007 et qui l’a installée au premier plan de la musique portugaise actuelle.

Ce coup-ci, quelques pointures de la musique portugaise, comme Amélia Muge, José Mario Branco ou encore Tozé Brito, parmi tant d’autres, ont voulu habiller de leur mots la voix d’Ana et ma foi, l’album est une réussite.  On se laisse bercer au son de la guitare portugaise et de la voix d’Ana qui continue, magnifique, donnant ainsi une nouvelle âme et jeunesse à cette chanson qui me bouleversera toujours et encore, dès les premiers pleurs d’une guitare.

Linda Eder, 2009 – Soundtrack

Qu’il m’a plu le douzième album de Miss Linda avec une reprise d’Everybody’s Talkin qui n’est pas pour me déplaire, même si elle n’arrive pas à me faire oublier l’original d’ Harry Nilson dans Migdnight Cowboy.

Même si habituellement les reprises me donnent la chair de vieux coq grincheux, je dois avouer que la délicieuse voix de la fille du Minnesota, dans son style très personnel et versatile, arrive à m’amadouer et à me séduire par quelques versions comme celle d’I Can’t Help Falling In Love.

Un très joli hommage aux chansons éternelles dévoilées par le grand écran, rhabillées d’une belle voix qui vous caresse l’écouteuse, comme une brise à la fin du jour.

Arielle Dombasle, 2009 – Glamour à mort

Pour tout vous dire, je ne comprends pas pourquoi Arielle fait partie de ceux sur lesquels on se précipite comme des ados excités et boutonneux lorsqu’elle sort quelque chose… à un point tel qu’elle collectionne à chaque album des disques d’or et de platine.

Après son très moyen album de reprises, C’est si bon, qui suivait déjà le médiocre album de reprises Amor  amor,  elle nous chante cette fois-ci des machins composés par Philippe Katherine (souvenez-vous de ça) et franchement je trouve cela de la, de la, de la, enfin du n’importe quoi. Une musique pop-électro au service d’une voix qu’on dit de diva (et qui l’est sans doute)  que je ne conseillerais même pas à mes voisins les plus détestables, ni à mon chien quand il insiste pour sortir par jour de grande pluie, alors que je fais semblant de ne pas le connaître tellement je suis peinard dans mes pantoufles. Oui je sais, je ne suis pas gentil. Mais mon chien m’aime bien. Et puis, pour tout vous dire ce que je pense de cet album… Comme dit l’autre : C’est vous qui voyez… Faut aimer…

Buika e Chucho Valdes, 2009 – El Ultimo Trago

Le bleu vous a déjà parlé de cette magnifique voix rauque aux accents gitans, originaire de la Guinée, qui a fait brûler la passion du flamenco dans ses travaux précédents, comme on aimerait le voir plus souvent.

Dans cet album, avec l’excellent pianiste cubain Cucho Valdés, Buika nous chante encore avec force et accents de musiques de jazz et afro-cubaine, son thème préféré, la passion amoureuse.

J’ai lu quelque part quelque part qu’elle voulait affirmer publiquement sa bisexualité et je vous avoue que je suis chaque fois étonné d’apprendre le besoin de chacun de faire étalage de sa vie intime, alors que tout ce que veut c’est qu’elle chante et nous émerveille de sa voix magnifique. Rien d’autre. Pas vous?…