Archive pour septembre 2011

Quick et Flupke, Hergé

Vendredi 30 septembre 2011

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Contrairement à Tintin, Quick et Flupke, deux héros bruxellois, créés par Hergé, ne voyagent pas.
Leurs aventures se passent à Bruxelles, où ils font les 400 coups au grand désespoir de l’Agent 15 qui, cette fois-ci, semble avoir découvert quelque chose qui intrigue les deux amis. La fresque se trouve au coin des rues Haute et des Capucins. [Photos : Armando Ribeiro]

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Sur une toile d’Yves Thos

Jeudi 29 septembre 2011

Ce texte a été écrit par Armando Ribeiro, et a été publié, une première fois, dans le jardin de Lali, dans “En vos mots”, le 2 novembre 2010, où vous pouvez trouver d’autres textes qui vous donneront chacun leur regard sur des toiles.

C’est par une lectrice peinte par l’artiste Yves Thos que se termine octobre. Une toile colorée, sensuelle et chaude qui ne pourra qu’attiser votre imagination. Une toile que je vous invite à examiner afin qu’elle vous dévoile ses secrets afin que vous vous en inspiriez pour qu’elle se déploie, se laisse percer et mettre à nu. Car tel est le but d’En vos mots : écrire à partir d’une toile. Et c’est à cela que je vous convie dimanche après dimanche depuis trois ans et demi. Une expérience à laquelle se plient semaine après semaine quelques fidèles et que d’autres tentent occasionnellement quand la toile du moment les inspire.

Comme d’habitude, les commentaires seront emmagasinés et validés dans sept jours exactement. C’est ainsi qu’il vous est désormais possible de lire ceux qui ont animé la toile de dimanche dernier qui sont désormais visibles.

Puisse donc la toile de ce dimanche titiller votre imagination et susciter quelques lignes!

À mots feutrés les conversations allaient bon train dans le village depuis quelques jours.

Cette fois-ci, le sujet qu’on dévorait avec méchanceté et bêtise était Sarah. La jeune libraire qui était venue de la grande ville pour faire revivre la seule librairie du village, fermée depuis que la vieille Françoise avait été emportée par le cancer. Voilà deux ans.

On y trouvait des livres bien évidemment mais aussi toutes sortes d’articles scolaires et des journaux. Puis Sarah avait prévu un coin poste, et tous les soirs elle ramenait le courrier en ville. À quinze kilomètres de là. Elle avait aussi aménagé un coin bibliothèque pour les plus jeunes, qui s’y réfugiaient lorsqu’il faisait froid.

Malgré tout, Sarah n’était toujours pas admise ni acceptée au village. Elle avait tout contre elle. Elle était jeune. Jolie. Intelligente. Libre. Et puis, elle n’était pas du village. Alors…

Cette fois-ci, le commérage concernait sa façon de s’habiller. Même monsieur le maire trouvait que la coupe était pleine. Et ce jour là, lorsque je dinais, il est venu s’assoir devant moi, d’un air pieux et arrogant, en me lançant au visage : « Et vous?… je trouve bizarre que vous ne dites jamais rien… »

-Sûr?… je lui ai demandé.
-Sur la petite allumeuse de la librairie…
-Allumeuse?… lui ai-je dit en le regardant dans les yeux.
-C’est ce qui court au village…
-Bien évidemment!… Pour preuve c’est une bonne preuve. C’est ce qui court au village…. Vous a-t-elle déjà fait des avances, monsieur le maire?… Avez-vous déjà croisé quelqu’un à qui elle aurait fait des avances?… Ou ce sont, comme d’habitude, la puanteur de vos préjugés qui vous enivre la parole?…
-M’enfin! a-t-il lancé d’un semblant indigné.

Je me suis levé. Un silence glacial caressait les visages que mon regard croisait.

Le lendemain matin, la librairie était fermée. Sarah était partie dans la nuit, en emportant avec elle tous ses espoirs, ses rêves et son sourire. Le village était redevenu silencieux et sans âme. Assis sur le seuil de la libraire, un enfant a pleuré ce jour-là.

L’homme au verre de vin

Mercredi 28 septembre 2011

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Le portrait qui se trouve au Louvre, connu sur le nom de L’homme au verre de vin, est attribué tantôt à Jean Fouquet, selon des connaisseurs comme Wilhelm von Bode, alors directeur du prestigieux musée de Berlin, tantôt à l’école flamande de Van Eyck, ou encore au créateur de La résurrection de Lazare, Colin d’Amiens, peintre picard au service du roi Louis XI, ou à Jacob de Littemont, peinte flamand au service des rois de France. Cependant, selon l’archéologue Salomon Reinach, ce portrait offre des analogies frappantes avec une série de tableaux de l’archevêché de Lisbonne, qui ont été nettoyés, avec soin, et publiés par José de Figueiredo, premier directeur du Musée National d’Art Ancien.

L’historien Emile Berteux a renforcé la thèse de Salomon Reinach, qui prétend que la main « anonyme » qui a peint L’homme au verre de vin appartient au même mouvement mélancolique que celle qui a peint les personnages des triptyques de la Cathédrale de Lisbonne.

Toujours est-il que l’œuvre n’a jamais suscité l’unanimité des experts quant à son auteur, qu’il soit parmi les peintres français ou flamands, ou le Portugais Nuno Gonçalves.
Or, on sait que Jan van Eyck avait fait partie, en 1428, de l’ambassade envoyée par Philippe le Bon au Portugal pour demander la main de l’infante Isabelle au roi Jean Ier, et qu’il s’est lié d’amitié avec le peintre portugais qui avait été largement influencé par le maitre flamand de qui il avait cueilli quelques enseignements.

Ce tableau « sans auteur »  est resté ainsi un chef-d’œuvre apatride. Il est exposé au Louvre, dans la salle des primitifs français et espagnols. Il pourrait donc s’agir, en toute vraisemblance, d’une œuvre du peintre portugais Nuno Gonçalves.

Lors de votre prochaine promenade au musée de la capitale française, allez vous arrêter deux secondes devant ce portrait.  Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on peut se trouver nez à nez avec un tableau qui conserve tout son mystère…

L’encrier vide

Mardi 27 septembre 2011

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C’était encore la nuit. Le poète s’était levé pour dessiner ses premiers rêves et ses premiers sourires dans la quiétude du silence, indifférent au ciel menaçant et hostile.

Il écrivit. Et écrivit encore, et encore. Et puis, soudain, il s’aperçut que son encrier était vide.

Son regard angoissé s’est alors perdu dans le gris du ciel, et avec un sourire il a trempé sa plume dans le nuage le plus proche. La pluie qui menaçait a alors inondé la feuille blanche, comme un océan de mots, où les bateaux remplis de rêves s’en vont, quelque part, ignorant leur destinée.

 

[Photo et mots : Armando Ribeiro]

 

L’espace d’une vie

Lundi 26 septembre 2011

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Jean-Claude Mazloumian
[
Déblogue]

Approche jolie fleur
Approche n’aie pas peur
De mes doigts ébréchés
Je ne peux t’arracher

Je veux te caresser
Avant de m’éclipser
Car tu peux ranimer
Mon coeur trop abimé

Viens donner à mes yeux
Ton éclat merveilleux
Viens donner à mon âme
La chaleur de ta flamme

Approche jolie fleur
Douce et chaude liqueur
Viens couler dans mes veines
Viens effacer mes peines

Distille-moi ta sève
Pour en nourrir mes rêves
Exhale ton parfum
Pour enfleurer ma fin

Juste un moment en somme
Ce que vivent les hommes
L’espace d’une envie
L’espace d’une vie