


En 1905, l’ancienne école équestre royale de Bélem, construite en 1726 par l’architecte italien Giacome Azzoli, a été transformée, sous l’ordre de la reine D. Amélia, épouse du roi D. Carlos, en Musée des carrosses royaux.
Lors de l’instauration de la République, cinq ans plus tard, en 1910, toute évocation à la monarchie étant proscrite, le musée a été rebaptisé en Musée national des carrosses. Nom qu’il conserve encore de nos jours.


La visite de la collection démarre au 17ème siècle par le carrosse de voyage de Filipe II, à une époque où les extérieurs étaient richement décorés d’allégories et d’armoiries royales peintes en or.
On trouve parmi celle qui est la plus riche collection de carrosses au monde,des carrosses du style baroque ayant servi à l’ambassadeur de Portugal à Rome, auprès du pape Clément XI. On trouve également le carrosse royal utilisé en 1957 par la reine Elisabeth II d’Angleterre lors de sa visite à la patrie de Camões.


Pour l’anecdote, on trouve également, aux tons de vert et de noir, celle qui est considérée le premier « taxi » qui a circulé à Lisbonne.
Dans un autre registre, plus historique et dramatique, on peut admirer le carrosse où le roi D. Carlos et son fils, le prince héritier, ont été assassinées en 1908.
Le Musée national des carrosses se trouve à Belém, à deux petits pas du monastère des Jerónimos et du monument aux découvertes, alors si un jour vous êtes dans le coin…



À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Mes mercredis au Portugal. Vous pouvez le mettre en favoris avec
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J’ai adoré ma visite.
Et je suis heureuse que ces carrosses aient été conservés pour que tous puissent en profiter aujourd’hui et un jour j’irai les voir de près!
Voilà un musée qui fait rêver !
Ce luxe est le même que celui des palais, châteaux, églises… il est choquant c’est vrai mais il est la marque des grandes civilisations et leur legs. Le travail des artisans qui ont fabriqué ces carrosses est admirable.
Merci Armando, toujours curieuse de découvrir tes beaux billets sur le Portugal, si bien documentés et illustrés !
Avant de la lire, Je me suis fait la même réflexion que Dominique mot pour mot ! Bien sûr, tout ce qui concerne ce riche patrimoine a permis à des artistes, des compagnons du Devoir, d’exprimer leur talent et d’en vivre. Mais souvent à quel prix ! Pendant ce temps, le peuple vivait dans la misère et crevait de faim ! Et même si j’apprécie la beauté des oeuvres, je ne manque jamais d’y penser !
La première photo est impressionante ! Très certainement des trésors artistiquement parlant oui … et puis tout de même il y a un vieux rêve de princesse qui me fait de l’oeil 😉
Merci pour la belle et instructive visite Armando
Cela évoque tellement le luxe face à la pauvreté du peuple des rues que je n’aime pas beaucoup les carrosses mais sur le plan du travail des artisans de l’époque là c’est vraiment magnifique
Que c’est beau! Des carrosses de rêve et j’imagine que chacune d’entre nous a rêvé un jour monter dedans et défiler dans les rues…
Merci Armando pour tes explications sur le Musée national des carrosses.
Bisous 😉
Promis, Armando, j’irai y faire un tour. Quand je pense que je n’ai pas vu ce musée, lorsque, en 89, j’ai parcouru ton pays. J’en garde un de ces souvenirs !!! Parcouru dans tous les sens. Tras os Montes m’a particulièrement plu… et surtout les Portugais (!!!!)… Bisous
Waouh ! C’est magnifique !
Voilà qui réveille la princesse de contes de fée que toute petite fille a rêvé d’être…
Très instructif aussi.
Hélas, ce n’est pas la porte à côté, alors, grand merci de me faire découvrir en images ces si jolis carrosses !
V.