Cette semaine, je vous ai préparé de la musique portugaise, avec l’excellente Cristina, une chanteuse soprano avec un joli brin de voix, du jazz, mais uniquement pour ceux qui aiment ce genre de musique et puis de la vraie musique française comme je l’aime. De l’original, pas du machin surchauffé dans sa cave, pour une demi-douzaine d’idolâtres sans humour…
Et il faut vous dire que cela fait du bien d’écouter de la bonne musique française.
Il n’y a pas eu tant que ça, depuis le début de l’année… Voyons voir… Darmon, le 10 janvier; Kaas, le 31 janvier; Rivers, le 14 février; Ridan, le 21 mars… non, non je ne vois rien d’autre et puis je vous avais bien dit de « la bonne musique française« … je n’aurais pas dû ajouter cela… les Gérard McCarthy de la toile vont encore se régaler. Tiens, on me dit qu’il s’appelait Joseph… il ne manquerait plus qu’il soit charpentier.
Ah, si j’avais un marteau… version Surfs qui se sont fait coiffer la chanson par Clo-Clo, mais comme ils l’avaient déjà prise (es-ce bien le mot?), après l’avoir vidé ede son original sens contestataire, à Trini Lopez, qui l’avait à son tour piquée à un certain Pete Seeger & The Weavers…
Le dernier opus de Cristina traîne déjà dans les auditives. Comme le nom l’indique, « le temps » est le fil conducteur de cet album auquel ont participé quelques noms des plus prestigieux de la poésie et de la musique portugaise, comme Manuel Alegre, Sérgio Godinho, José Mário Branco, Rui Veloso, Vasco Graça Moura, Hélia Correia, Vitorino ou encore Amélia Muge.
Une fois encore, Cristina donne une importance majeure aux mots. Une fois encore, la qualité poétique des mots subtils des auteurs choisis,donnent des ailes à sa voix incomparable, qui s’affirme, de plus en plus, comme un nom incontournable de la musique portugaise.
Je note Margarida, un duo savoureux avec Jorge Palma, et, comme à chaque nouvel album, j’ai comme une envie de me perdre des heures sans fin dans cette musique si chère à mon cœur. 
Summer Watson, 2003 – Summer
Je dois vous avouer que ce n’est que la curiosité qui m’a conduit à Mlle Watson dans l’écoute d’un album qui propose plusieurs versions de chants classiques déjà super connus et chantés à maintes reprises par les voix les plus prestigieuses. Le fait que Summer Watson soit jolie et souriante n’y est pour rien du tout. D’ailleurs, je l’ai écoutée les yeux fermés.
On se rend bien vite compte que Mlle Watson possède une jolie voix dont elle sait tirer son meilleur avantage.
Une voix soprano, pure, claire et stable, qui caresse vos écouteuses en douceur, comme une brise d’été au bord de la mer. 
New York Voices, 2007 – A Day Like This
Parfois il vaut mieux de ne pas suivre ses premières envies et se dire qu’après tout ça ne peut pas nous faire du mal de laisser tourner un album qui au départ ne vous inspire pas grand-chose.
Puis, petit à petit, l’auditive se tend, et se laisse entraîner par l’agréable jeu vocal de The world keeps you waiting et ça dérape dans le bonheur de découvrir un superbe enregistrement de voix qui s’amusent dans un bonheur jazzy, pop et R&B. Je crois qu’il est difficile de faire mieux A day like this qui est un sublime (oui, vous avez bien lu !) morceau. Sans doute un des meilleurs du genre que j’ai entendus. Je ne m’en lasse pas. Du tout. 
Carol Sloane, 2007 – Dearest Duke
Je ne sais pas si vous connaissez ce genre de disques que les amis apportent en vous disant : Tu connais ça?… Eh ben je ne connaissais pas, mon petit gars.
Et c’est du jazz. Langoureux. Entraînant. Porté par une voix superbe, profonde et chaude. Comme je les aime. À écouter dans les bras accueillants du sexe opposé (je parle pour moi , vous faites comme vous l’entendez).
Et puis les musiciens… Quel régal!… Ken Peplowski à la clarinette, Brad Hatfield au piano. Retenez leurs noms.
C’est un merveilleux album. Swing impeccable, dynamique et contrôlé. Un album à ne pas manquer. C’est difficile de faire mieux. 
Indochine, 2009 – La république des météores
Personnellement je ne suis pas de ceux qui attendent avec impatience « le dernier Indochine« . Ceci dit, il s’agit, pour moi, d’un des meilleurs groupes français, et dans chacun de leur albums on trouve des morceaux qui traînent dans la mémoire longtemps encore après qu’on les ait entendus.
L’art de ce groupe et de rester fidèle au « son Indochine« , tout en se renouvelant à chacun de leurs albums. Celui-ci n’échappe pas à la règle. Tout me va. La rythmique, les arrangements. Rien à jeter. Il y a du beau, du frais, du poétique, de l’Indochine quoi.
On pourrait faire à l’infini le débat des pros et des contre Indochine. C’est le genre de conversation qui plait à certains sceptiques de la feuille auditive. À moins qu’ils soient capables d’écouter un morceau de musique en laissant de côté les préjugés. J’en doute. 






Quelle belle semaine!
Et un nouveau Cristina… Que du bonheur!
J’aime beaucoup cette semaine musicale. J’ai beaucoup apprécié Christina Branco et Indochine mais tout est bon !
Bravo et merci pour tout ce travail Armando !
Carol Sloane : waou !!!
Merci pour la balade !
Bonjour Armando !
En fond sonore, Christina Branco, chez moi aujourd’hui ;o)))
Bisou portuguais ! rire