Le plus dur pour faire une semaine en chansons est de trouver le temps d’écouter, parfois plusieurs fois, un disque. Il est vrai que certains d’entre eux je n’en écoute que quelques secondes, voire une minute au début de chaque chanson.
Je suis très étonné de voir le manque de créativité de la chanson française. Certes, il y a encore de belles surprises, mais je dois avouer que la plupart flirtent avec la médiocrité. Plusieurs artistes confirmés, probablement par contrainte due aux maisons de disques, nous sortent du déjà fait, mais avec quelques paillettes. Histoire de nous mener en bateau, et de se faire encore un peu d’argent de poche par la même occasion.
Il n’est donc pas étonnant que la chanson française commence à perdre pied un peu partout dans le monde. Au Portugal, par exemple, alors qu’il y a encore quelques années elle faisait des étincelles, on ne l’écoute plus vraiment. Je ne sais même pas si un jeune adolescent serait capable de citer trois chanteurs français, à part Brel, Bécaud et Piaf.
Faites gaffe les gars. Il n’y a plus grand-chose à se mettre sous la dent…
Adamo, 2008 – Le bal des gens bien
Voilà un ‘best of’ (c’est de l’anglais. Vous n’étiez pas encore au courant que le terme le ‘meilleur de’ avait été banni du dico?… enfin vous descendez d’où?… de la Santé?… à la vôtre !). Je poursuis donc.
Il s’agit d’un regroupement de quelques chansons anciennes chantées en duo (au goût du jour) avec des invités on ne peut plus prestigieux de la chanson française, qui s’enlise, qui s’enlise, qui s’enlise… Michel Fugain l’avait fait, Françoise Hardy aussi , Michel Delpech, pareil, Aznavour vient de faire un double… je continue?…
Il faut que je vous dise d’emblée que j’aime et que j’admire Adamo. De là à me mettre à genoux d’admiration sur tout ce qu’on nous sert…
Je retiens tout de même le duo avec Olivia Ruiz et surtout celui avec Maurane. Mais ce ne sont pas des nouveaux…
J’ai vu Adamo chez Drucker et monsieur Drucker a dit que c’était un album formidable. Qu’il faudrait l’acheter… Alors si Drucker l’a dit… 
Cyndi Lauper, 2008 – Bring ya to the bink
J’ai encore dans ma tête l’irrévérencieuse et sublime Cyndi qui me fascinait au milieu des années 80. Sa voix originale et cristalline de déesse suffisait à ce qu’on ferme les yeux et qu’on s’envole dans une autre dimension. Elle brillait de mille feux par son incontestable originalité. Souvenez-vous de Time after time.
Là, elle nous est revenue en tellement pâle copie des Madonna et Kylie, dans un rythme R&B électro, que même ses magnifiques cordes vocales n’arrivent pas à me convaincre.
Certes, elle a besoin de rester dans le coup et cela se comprend. Mais je pense qu’elle ferait mieux de revenir à la pop, très vite. Là où nous émerveille. 
Deolinda, 2008 – Canção ao lado
Voilà du fado en voilà pour le commencement d’une nouvelle année. Il faut que je vous dise qu’il ne s’agit pas du ‘pur et dur’ comme on pourrait le penser au premier abord. Je suis tombé amoureux de la voix d’Ana Bacalhau (Ana Morue) qui nous offre une vision savoureuse et d’une musique qui n’appartient qu’au peuple.
Je sais que le mot «fado» suffit pour que quelques intellectuels de fauteuil se disent qu’ils savent déjà ce qui les attend, alors qu’ils ne savent rien du tout. Il ne leur restera qu’à mettre cet album entre leurs écouteuses et ils devront retourner revoir leurs certitudes.
Il me reste le plaisir de voir renaître quelque chose que la mémoire collective avait rangé quelque part, la vraie raison de la musique populaire. Dans le sens le plus noble du terme.
Moi je ne peux que vous conseiller. C’est bon. Ça sent le bonheur et la mer. 
Gerard Darmon, 2008 – On s’aime
Darmon serait-il dans la voie des ‘crooners’ américains qui taquinaient la chanson et le grand écran avec réussite? … Oui, je sais que ma question peut sembler un peu hors cadre, mais, cela n’empêche que le gars promène sa voix grave, aux essences sensuelles, avec une aisance déconcertante.
Sa voix velours a croisé, avec bonheur, la route Marc Lavoine et celle de Pierre Palmade, auteur du sensible « And the winnir is… » . Les chanteuses Pauline et Amel Bent sont aussi de la partie.
Avec ce troisième opus, l’acteur est définitivement devenu chanteur, et son album est une excellente surprise que je ne peux que recommander à tous les amateurs desbelles voix graves. 
Annabelle Chvostak, 2008 – Resilience
La belle, comme son nom l’indique est canadienne. Mais ça vous l’avez compris au premier coup d’œil je parie.
La Torontoise a enregistré à New York et à Montréal cet album qui est, n’ayons pas peur des mots, une pure merveille. L’album nous offre le bonheur de découvrir une talentueuse auteure et une interprète douée qui joue de plusieurs instruments, ce qui finit par se ressentir dans l’ensemble de l’album. Les instruments sont mis en avant et sa voix semble, chaque fois, épouser chaque mélodie avec grâce. Il nous serait difficile de rester indifférent à The Sioux, Pieces of you ou encore Resilence, qui donne le titre à cet opus.
D’ailleurs, je me tais et je pars encore faire un tour… 
Vous permettez, Monsieur ?…






Elle a de très belles oreilles mdr
JC, d’après mes recherches concernant les « portugaises »
http://d3.img.v4.skyrock.net/d3e/portugaishedu54/pics/915094978.jpg
je me rends compte que tu n’es qu’un coquin.
Quand je pense qu’en argot on dit « portugaises » je comprends mieux ta recherche Armando mdr
Merci Lali. J’aurais pu faire des recherches.. mais il se fait tard et il me plaisait de croire que ce fut Québecois. Mais tout compte fait, grâce à ce mot charmant… je vais désormais faire partie du club des habitués du samedi…
Ah non ! Armando, ne change rien !
Oui c’est vrai. Je reconnais mes torts. Je pourrais dire aussi aspirateurs musicaux ou sonores. Tout cela dépend de la manière avec laquelle mes doigts glissent sur le clavier.
Merci de vos commentaires. Cela m’encourage à mettre mes « écouteuses » en danger chaque semaine, pour vous dire n’importe quoi sur la musique. Ça énerve les « experts »… et ça fait rigoler les écureuils, comme disait Desproges. Et puis Denise est contente. Donc tout va bien.
Ma chère Chantal,
«écouteuses», tout comme «auditives», pour parler des oreilles, ne sont ni l’un ni l’autre des québécismes, mais des «armandismes» auxquels les habitués du samedi se sont attachés, tout autant qu’à celui qui les a inventés!
Un faible pour Gérard Darmon et un coup de coeur pour Annabelle !
Merci Armando. Peux-tu trouver de la musique country ? J’adore !
Lali, j’aurai appris un mot Québécois en plus ce soir… c’est trop mignon les écouteuses !
C’est drôle, c’est toujours chez toi que je découvre les artistes canadiennes… Tu fais comment?
Merci d’avoir prêté tes écouteuses à autant de choses variées pour notre plus grand plaisir!
Oui juste merci comme chaque semaine
En ce samedi musical, mes préférences vont à Gérard Darmon et à Annabelle Chvostak qui chante « Resilience ». C’est excellent !
Merci Armando pour ces nouveaux choix et le temps que tu passes à faire tes recherches. J’apprécie beaucoup !