Ce bonheur qui est le mien

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J’ai beau aimer la solitude, je ne suis pas seul…
Pour autant que quelqu’un se promène dans mes pensées comme dans un jardin fleuri par les mots de tous ceux que je croise et dont les silences m’accompagnent.

J’ai beau aimer la solitude, je ne suis pas seul…
Pour autant que quelques amitiés viennent m’illuminer le cœur, comme des bougies parfumées, les jours où la tristesse vient me prendre par la main pour qu’on se promène dans le chemin de mes souvenirs de moins en moins lointains.

J’ai beau aimer la solitude, je ne suis pas seul…
Pour autant que continue l’espoir des lendemains à naître, pour apaiser le poids du jour qui s’achève, et que je revivrai plus jamais puisque le temps se refuse à être immobile, et que même les jours de bonheur sont suivis par une longue nuit.

J’ai beau aimer la solitude, je ne suis pas seul…
Pour autant qu’au détour d’une phrase, d’un mot, perdu dans les pages d’un livre me rappelle que quelque part il y aura toujours quelqu’un que j’aime et peut-être aussi quelqu’un qui m’aimera. Un peu, peut-être, mais qui m’aimera quand même au point que l’annonce de ma mort lui arrachera des larmes au goût inachevé des mots qu’on remet toujours à plus tard et qu’on finira pour ne jamais dire. Même pas du regard.

J’ai beau aimer la solitude, je ne suis pas seul…
Pour autant que l’annonce d’une amitié nouvelle vienne m’enlever à ma solitude paisible. Là où le silence me protège des mots qui blessent et des regards qui jugent. Là où je sais que mes mots ne seront pas jugés avant d’être entendus. Là où le silence sèche mes larmes et soigne les blessures intimes.

J’ai beau aimer la solitude, je ne suis pas seul…
Pour autant que l’envie me vienne de m’assoir sur la lune pour cueillir des étoiles. Pour le rire heureux d’un enfant. Le temps d’oublier que moi aussi j’ai, un jour, connu l’enfance. Il y a longtemps. Dans une autre vie. Peut-être.

J’ai beau aimer la solitude, je ne suis pas seul…
Pour autant que toi, tu sois là.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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5 réponses à Ce bonheur qui est le mien

  1. Denise dit :

    Ton texte est très beau Armando, il me touche beaucoup.
    Tu décris tellement bien ce que tu ressens.

    Merci pour ce partage.

  2. Lilas dit :

    Sublime ton texte Armando, inutile de dire… je suis à 100% dans cet esprit de solitude…

    Seulement je n’ai pas tes mots pour le dire, je me demande comment tu fais, mais n’est pas poête qui veut !
    Bisous

  3. isa dit :

    Quelle merveilleux texte, comme toujours tu nous étonnes avec tes pensées les plus profondes. Merci de les partages avec nous.

  4. agnès dit :

    Un très beau texte qui me touche vraiment, Armando.

    Pour continuer on est seul,
    passant pressé sous un ciel trop large.

    On a ce vide immense des départs inévitables
    les creux abandonnés
    où l’on recherche encore la tiédeur.

    Pour continuer on est seul
    en nos tâtonnements
    nos désirs impétueux
    nos mots envasés tissés à l’envers
    en nos méandres de rêves
    à étrangler le silence.

  5. saab dit :

    Ce texte est une merveille, tu écris si bien, tu arrives toujours à exprimer ce que je n’arrive même pas à perçevoir, je suis jalouse tiens !

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