


Au détour d’une lecture d’un message matinal, on est toujours agréablement surpris de trouver dans sa boîte à messages des traces des promeneurs d’un instant. Je les reçois à chaque fois comme un cadeau. Comme un signe amical. Un échange parce qu’un mot, une photo, une chanson ont donné l’envie d’y déposer une trace de soi. C’est le cas pour tous ceux qui m’accompagnent pratiquement quotidiennement Denise, Saab, JC, Flairjoy, Olivier, Lali, Agnès, Brasex et quelques autres, qui désormais me manqueraient s’ils ne venaient plus. C’était le cas pour Hughes de Courson, le poète… ou encore…
C’était le cas encore une fois samedi dernier lorsque j’ai reçu un message de Renê qui, après la lecture du poste « Amour est feu qui brûle… » m’a fait l’honneur de nous offrir une magnifique traduction de ce texte de Luiz Vaz de Camões « Amor é fogo qui arde sem se ver » (L’amour est feu qui brûle et ne se voit pas), par Renê DOS SANTOS FILHO, avec l’aide et correction linguistique de Mme Nicole GOURGAUD (Attachée de coopération éducative – Ambassade de France au Brésil).
Et il m’était inconcevable de ne pas les remercier en partageant ce bonheur avec vous, en lui dédiant ma carte blanche d’aujourd’hui.
L’amour est un feu qui brûle et ne se voit pas
C’est une blessure qui fait mal et ne se sent pas
C’est un contentement mécontent
C’est un mal qui consume sans faire mal
C’est ne pas vouloir plus que vouloir bien
C’est marcher solitaire dans la foule
Ce n’est jamais se satisfaire d’être satisfait
C’est prendre soin de gagner en se perdant
C’est vouloir être prisonnier de bon gré
C’est, étant vainqueur, servir le vaincu
C’est être loyal avec qui nous tue
Mais comment son service peut-il faire naître
L’amitié dans le cœur des humains
Si l’amour lui-même est son propre contraire ?
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Mais je viendrai toujours (enfin tant que j’ai internet) tu ne te défera pas comme cela de moi 😉 Le texte est une petite merveille de justesse et de sensibilité. Parfait pour illustrer tes propos.
Je trouve le dernier vers très diplomate!
Je lui lève mon verre! Et vice versa!