Après quelques pages de Juillet, de l’écrivaine québécoise Marie Laberge, j’ai une fois encore perdu mon regard dans le bleu monotone d’un ciel sans histoire.
Quand je suis là-haut, je n’aime que le ciel au lever et au coucher du soleil. Entre les deux, c’est d’un ennui mortel. Il me vient d’ailleurs l’envie de griffonner quelques mots.
Là, où le fil de nuages blanches
Séparent l’océan et le ciel
Les heures ressemblent à ces dimanches
D’un ennui presque mortel.
Aucun dieu à l’horizon
Et la pluie ne tombe jamais
Puis les nuages n’ont pas de nom
Ils sont là, accrochés à rien
Comme des idiots qui racontaient
Dans un monde plus qu’incertain
Où le bleu à un autre bleu ressemble
Comme ces contes pour enfants
Que les heures vides rassemblent
Mon Dieu, que c’est désespérant
Et moi je pense à mes nuits
Et à toutes ces étoiles accrochées
À un ciel qui grouille de vie
Avec ses désirs cachés…
Un coup d’œil encore dehors, et voilà que nous sommes déjà quelque part au nord de l’Espagne. Quand j’étais gamin, je regardais en l’air et je disais adieu aux avions qui passaient là tout en haut. Ce souvenir soudain me dessine un sourire. Probablement qu’en bas, un enfant refait ce geste que j’ai tant fait dans mon enfance. Pourquoi pas?…
Voilà le Taje qui descend vers le Portugal, comme un serpent, qui se précipiterait dès mon arrivée, comme pour me persuader de succomber aux charmes de ma ville, pour toujours.
Le Portugal ne doit plus être très loin. D’ailleurs, on dirait que mon cœur bat en peu plus fort. Signe inexplicable qu’on s’approche de ma mer… de paille, qui joint le Tage aux portes de Lisbonne. Curieusement il ne semblait pas étonné que je le salue de la part de Tiago.
Chaque retour est empreint de cette même émotion. Comme le départ. Je t’aime tant Lisbonne que je ne peux que voyager avec un morceau de toi dans mes veines. Come une sève qui me tient en vie.
Mon regard ne bouge plus. Je profite de chaque nuage. De chaque image. Tiens, le pont Vasco da Gama, puis le pont du 25 Avril, et puis Belém (La Tour et le monument aux découvertes). Le monastère est là. Au fond. Envie de crier mon bonheur. Mais je me tais.
L’aqueduc de Lisbonne…
…puis le stade de la Luz du célèbre Benfca de Lisbonne et celui de son rival, le Sporting de Lisbonne…
L’avion touche terre. Mieux. Il glisse.
Moi, je vole…













la route du bonheur pas a pas, soit le bienvenu chez nous et profite des ces quelques jours pour bien te reposer. Bises
Magnifiques photos vu du ciel bleu du Portugal
Merci Mandocas
Quelle belle envolée, quel belle rêverie, quel bel atterrissage, quel beau partage…
Vole!
Merci Armando pour ce beau vol où j’aurais bien voulu y être aussi…
Profite bien !
Respire Armando…lol
Excellente chronique de ton retour au bercail – le temps des vacances que je te souhaite excellentes.
Magnifiques photos Armando!
Le ciel devait être d’un bleu sans nuage et « la prise du hublot « m’enchante et çà ne fait pas mal du tout au contraire!