Au revoir monsieur Caymmi

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Si vous faites partie des reclus qui n’ont jamais entendu parler du chanteur, auteur et compositeur Dorival Caymmi, sachez que le patrimoine mondial de la musique vient de perdre un génie.

Dorival Caymmi est décédé le 16 août à l’âge de 94 ans. Considéré comme le père de la Bossa Nova, il était parmi les musiciens les plus respectés du monde artistique brésilien, qui n’a fait que reprendre ses chansons au fil des décennies.

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L’ami du grand écrivain brésilien Jorge Amado (qui mériterait largement le prix Nobel) et qui a chanté la mer comme personne était le père des chanteurs Nana Caymmi, Dori Caymmi et Danilo Caymmi.

Dès l’annonce de son décès, les gouverneurs de Bahia et de l’État de Rio, où il vivait depuis 1938, ont déclaré trois jours de deuil officiel. « Sa musique fait partie de l’héritage culturel de la nation », a déclaré le président Lula en lui rendant hommage.

Moi je dirai simplement que « Sa musique fait partie du patrimoine universel de la chanson« .

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Je vous laisse avec une des ses premières chansons Saudades da Bahia

qui a fait le tour du monde, dans les voix les plus diverses et prestigieuses.

Vous retrouverez d’ailleurs une version dans la voix de sa fille Nana ici.

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À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à Au revoir monsieur Caymmi

  1. Lali dit :

    Merci pour ce billet plein de tendresse et de simplicité, mais qui dit tout. Et merci aussi pour le lien qui va chez moi pour entendre sa fille interpréter la même chanson.

  2. J’avais évité « le cliché » de la ‘bombe brésilienne’ mais j’avoue que dit avec ton accent suisse ça a beaucoup de charme.

  3. Denise dit :

    C’est une voix merveilleuse qui disparaît hélas. Je viens à l’instant de lire un article sur Monsieur Dorival Caymmi. Je cite : « Considéré comme le -grand-père- de la bossa nova », qui a fait son apparition dans les années cinquante, Dorival Caymmi a débuté dans les années trente en écrivant un tube pour l’actrice et chanteuse Carmen Miranda, surnommée la « bombe brésilienne » à Hollywood.
    Poète de la mer et de sa terre natale, Bahia, le musicien avait popularisé la vie des humbles pêcheurs et du peuple brésilien.

    Merci Armando pour ce bel hommage.

  4. Denis dit :

    C’est de la tendresse que je ressens pour ces gens du Brésil qui expriment si bien l’âme d’une nation peuplée de multiples artistes talentueux. La disparition de Dorival Caymmi va laisser un grand vide. Je comprends que l’État où il vivait ait déclaré trois jours de deuil.

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