À propos des archives…

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Avant-gardiste pour le 15ième siècle, le Portugal, fondé le 28 juillet 1128, a été le premier état de la péninsule Ibérique à posséder une identité nationale et à également été le premier pays à se lancer dans l’expansion coloniale.

Avec une administration extrêmement organisée, on trouve trace de « l’archivage » méthodique depuis 1380.

Ce serait grâce à Fernão Lopes, chroniqueur et conservateur de la Tour du Tombo, que les archives du royaume ont acquis une autonomie et une réputation considérables. D’autres noms comme Gomes Eanes de Zurara, historien, ainsi que Rui de Pina, chroniqueur et diplomate, ont suivi pour honorer la noble tâche de conservateur de la Tour du Tombo.

En 1526, on trouve déjà, élaboré par Tomé Lopez, secrétaire des archive nationales, un règlement visant à perfectionner le travail des archivistes, ainsi que sur la bonne tenue des documents et le rangement. Y sont aussi indiquées les méthodes à suivre par tous les archivistes afin qu’ils effectuent un travail efficace.

Le Portugal serait ainsi un pionnier dans ce que nous pouvons appeler l’archiviste moderne.  Selon les historiens, cet état de choses serait dû à des influences franco-bourguignonnes, même si pendant des années on a été amené à croire à des influences islamiques ou juives. L’archivistique se serait développée, considérablement appuyée par des influences diverses et par les échanges de connaissances dans l’Europe des Humanistes.

Damião de Gois, qui avait obtenu une grande expérience administrative au comptoir portugais d’Anvers, avait perfectionné son apprentissage au long de ses voyages et de ses rencontres partout en Europe. Avant d’être désigné conservateur des archives du Royaume, il aurait rencontré l’archiviste du roi de France. Damião de Gois est à un des trois angles du triangle constitué entre la péninsule Ibérique, l’Italie et les États flamands-bourguignons.

Lorsque Philippe II d’Espagne devient roi du Portugal, il visite la Tour du Tombo et il est en admiration devant l’ordre, le rigueur et le soin apportés par les Portugais à la conservation des documents.

Il s’en inspirera pour mener à bien sa propre politique d’archivage dés son retour en Espagne…

La prochaine fois que, comme d’habitude, vous râlez, avant de faire un peu d’archivage, pensez-y…

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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6 réponses à À propos des archives…

  1. Lali dit :

    Mon cousin Jean-Pierre (décédé en août) qui a été l’archiviste national du Canada pendant 12 ans aurait adoré ce billet…

    Il n’aurait pas été le seul de la famille! Moi aussi!

  2. Claire-Lise dit :

    L’archivage est rébarbatif et pourtant ô combien utile !
    Encore une figure du Portugal que je découvre…

  3. Denise dit :

    Archiver correctement n’est pas une mince affaire mais Fernao Lopes a trouvé la bonne méthode afin que tout soit conservé très minutieusement.
    Merci Armando pour ton billet très instructif 😉 Une belle page du Portugal!

  4. Dominique dit :

    Si j’ai un regret de n’avoir pas fait des études supérieures c’est bien celui là : fureter, chercher, investiguer, traquer , fouiller dans des archives
    Apparemment au Portugal il y a de quoi me satisfaire
    je vais peut être reprendre mes études :-)

  5. BRAZEX dit :

    Je n’étais pas au courant que j’avais des ancêtres si importants. Ça peut toujours servir. :O)

  6. Vous avez raison. Archiver avec intelligence est tout un art qui doit très certainement nous venir du Portugal. Il nous faut nous en inspirer et Fernão Lopes devrait être considéré comme un Trésor national. Merci.

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