Tiens, le ciel se couvre…

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I.

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Cette semaine, j’ai écrit le billet « Ici tu parles flamand ». J’ai été surpris par les réactions diverses. Ce modeste texte s’est trouvé dans le forum du journal Le Soir et ainsi dans le blog de M. Elio di Rupo. J’ai lu des réactions de personnes qui étaient dubitatives, ce qui est leur droit, quant à la véracité des faits et puis j’ai lu celles d’autres qui s’insurgent face à ce qui est arrivé. Je n’ai pas validé ni je ne validerai jamais aucun commentaire à caractère injurieux ou raciste à l’égard de qui ce soit.

Je tiens à préciser sans aucune ambiguïté que mon billet ne se voulait pas anti-flamand – j’ai d’ailleurs quelques amis néerlandophones que j’ai l’intention de conserver jusqu’à la fin de mes jours -, et il se voulait seulement une réaction personnelle sur ce que je considère un abus, voire une mauvaise utilisation de l’autorité policière. Rien d’autre.

Aux sceptiques, même si je comprends leur scepticisme, je n’ai qu’une chose à dire. Moi j’étais là, eux pas ! La conviction, pour si noble qu’elle soit, n’a jamais été une vérité.

Point final.

Final.

II.

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Maddie, un an après. Voilà qu’on ne sait toujours pas la vérité sur la disparition de la petite Maddie. On piétine… La presse a déjà dit tout et son contraire. On a couru dans tous les sens. Les Anglais ont estimé bon d’envoyer des agents en civil faire leur propre enquête. Quelques touristes anglais et portugais en mal de frisson ont organisé des battues civiles et sans contrôle, en se donnant le droit d’envahir des terrains privés, sans autorisation préalable.

Il semblerait qu’on a vue Maddie un peu partout au sud de l’Espagne, en Belgique, au Brésil, au Maroc.

On a entendu des Anglais ayant droit de résidence au Portugal depuis plus de 20 ans crier leur venin sur le fait que dans le poste de police local personne ne parlait anglais, alors qu’eux, après 20 ans, ne parlent toujours pas le portugais et n’ont même pas l’intention de l’apprendre.

On a appris qu’une centaine de pédophiles anglais seraient quelque part, dans la nature, en vacances en Portugal, sans que personne d’autre, à part la police anglaise, ne soit au courant.

On a entendu tellement de choses que personne ne sait plus vraiment quoi penser, pire quoi croire. 

Toutefois, on sait que les parents ont été négligents. Que la négligence parentale est punie par la loi portugaise.

On sait qu’il y a des zones d’ombre.

On sait que les parents doivent fournir des explications et apporter des réponses à la police portugaise.

On sait qu’au moment où ils allaient être convoqués par la police portugaise, ils sont rentrés à Londres et qu’ils n’ont pas envie de revenir à Portugal ni de répondre à la police portugaise, sans avoir l’assurance de pouvoir retourner à Londres. 

On sait que les parents ont réussi à mobiliser quelques vedettes du showbiz, des joueurs de football reconnus, qu’ils ont été reçus par le pape, qu’ils ont ouvert un site Internet, qu’ils ont réussi à recueillir des fonds considérables, qu’ils ont des conseillers de tout poil, qu’ils ont un porte-parole, qu’ils ont, ont, ont…

Maddie, un an après. La petite ville de la Praia da Luz et organise une messe anniversaire en souvenir de Maddie. Les parents se sont faits représenter par quelques membres de la famille.

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Juste quelques lignes pour rappeler tous les enfants disparus, particulièrement au Portugal, et puis partout dans le monde, dont les familles doivent avoir un double sentiment humain d’injustice.

D’une part, leur enfant n’a pas eu les mêmes égards et moyens de la part de la police. D’autre part, les médias, soit écrits, parlés ou bien télévisés n’en ont apparemment que faire. Entre audimat et vérité, il ne faut pas se tromper… 

Le bleu a une tendre pensée pour tous ces parents désespérés et désespérément seuls.

 

III.

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Le Premier Ministre portugais s’est permis une cloppe (ou deux, ou trois) lors d’un voyage officiel au Venezuela, à bord d’un avion requis par l’État, où voyageaient quelques ministres, journalistes et industriels… Histoire d’avoir du pétrole contre quelque chose. Encore un de ces marchés où on ne sait pas qui signe quoi ni avec qui, mais tant pis. Maxime de maitre nuage « là où il y a du poigon règne la confusion … »

Une affaire qui devrait être simple : le Premier Ministre a passé outre la loi, même avec l’autorisation du comandant de bord. Alors, il subit les conséquences prévues dans ladite loi. C’est-à-dire qu’il paie une prune et que le commandant de bord doit être rappelé à l’ordre par son supérieur hiérarchique pour manquement élémentaire à ses responsabilités. L’affaire est close.
Ou mieux devrait l’être.

Voilà que le Premier Ministre vient faire ses excuses en disant qu’il ne savait pas qu’il ne pouvait pas fumer dans l’avion. Ah bon!… Mais qu’il s’excusait et qu’il ne recommencera plus, d’ailleurs il avait décidé d’arrêter de fumer. Ah bon!…

Moi, citoyen de ce pays, bien évidemment que je vous excuse, Monsieur le Premier Ministre. Vous payez l’amende prévue dans la loi que vous gagnerez à connaître et on n’en parle plus. Et je me fous que vous continuiez à fumer ou pas. Cela vous regarde.

L’opposition, sans aucune peur du ridicule, parle de «l’affaire de la cigarette» depuis une semaine. Pas étonnant que leurs idées soient pleines de fumée grise.

Avec une opposition tellemet naze, moi Premier Ministre, dans un prochain voyage à Cuba, je me paierais le luxe d’un havane…

IV.

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Le n° 793 du 15 Mai 2008 de la revue portugaise Visão parle de deux millions de mineurs victimes de l’exploitation sexuelle dans le monde et indique que le Brésil est devenu un paradis dans le domaine.

La misère humaine et morale est tellement grande qu’il semblerait qu’une partie des familles comptent avec l’argent ramené par les enfants pour survivre.

Selon la revue, les avions qui arrivent à Fortaleza comptent 80% environ d’hommes seuls, en recherche de compagnie, et le Brésil se trouverait en haut de la liste de la prostitution infantile. La «chose» se passe à Fortaleza, à Salvador et à Porto Seguro. Et les touristes sexuels sont majoritairement portugais, espagnols et italiens. Le reportage est d’Isabel Nery et les images de Jorge Pelicano de la chaine de television SIC (qui donne ce dimanche soir un reportage, après le journal télévisé) qui ont suivi la trace des dommages irrémédiables causés par ces « touristes » auprès les adolescents.

J’en appelle aux autorités de ces pays et à leurs polices pour, qu’avec la collaboration des agences de voyages et autres instances, elles agissent rapidement contre ce fléau…  Ce coup-ci, on devrait y arriver…  Vous ne trouvez pas?

On sait déjà où. On sait déjà qui. 

 

 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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2 réponses à Tiens, le ciel se couvre…

  1. Lali dit :

    J’aime beaucoup ce regard critique sur ta semaine, qui complète tes découvertes ici et là sur la toile.
    Peut-on demander si cette rubrique reviendra?

  2. Mrs Pillsbury dit :

    Oh là là, depuis quand fumer une clope est-il criminel ? Tant que l’État osera taxer mes cigarettes, je me permettrai d’en fumer. Voilà !

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