

Né au sein d’une famille sépharade portugaise, Baruch Lopes Leão de Laguna a été considéré comme un des plus grands portraitistes hollandais de la fin du XIXe siècle.
Son père Salomão Lopes de Leão Laguna, Portugais, et sa mère, Sara Kroese, Hollandaise, décèdent lorsqu’il n’a que dix ans. Il sera confié à l’orphelinat de la communauté juive portugaise, où il découvre sa vocation pour la peinture et se voit encouragé dans cette voie par les enseignants. Il fait ses études à l’école Quillinus et ensuite à l’Académie nationale des beaux arts des Pays-Bas.
Pour subvenir à ses besoins, Lopes Leão de Laguna travaillera pour le peintre Jacob Meyer de Haan. D’abord dans le commerce de biscuits de sa famille, dans le quartier juif d’Amsterdam, puis dans son atelier, en tant qu’assistant.
Peu à peu, il devient connu et son succès lui permet de se consacrer entièrement à sa passion. En 1885, l’Association culturelle Arti et Amicitiae lui donne la possibilité de faire sa première exposition qui a été bien accueillie par la critique et par ses contemporains.
Lors de l’occupation nazie, l’artiste se réfugie dans une ferme, au nord des Pays-Bas, dans la région de Laren. Son autoportrait daterait de cette époque. Il offre quelques uns de ses tableaux à la famille qui l’a hébergé malgré tous les risques.
Malheureusement, Lopes Leão de Laguna sera fait prisonnier par les nazis et sera conduit à Auschwitz où il sera assassiné à l’âge de 79 ans, en novembre 1943.
Malgré sa nationalité hollandaise, il restera à jamais connu comme le peintre portugais disparu à Auschwitz.





{Toutes les tableaux ont été cueillis dans la toile}
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Mes mercredis au Portugal. Vous pouvez le mettre en favoris avec
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Découverte totale pour moi !
Un beau talent révélé.
Merci !
V.
Encore une découverte!
Et il y a un lecteur que je vais piquer… mais chut faut pas le dire à Pépé.
On a plaisir à découvrir ces intérieurs, ces portraits et quel destin: émouvant.
Armando, j’ai oublié de te dire que l’autoportrait est superbe et plus je regarde ses toiles plus je trouve que les personnages sont naturels.
Une découverte également pour moi !
Le style reste très classique pour un peintre de la fin du XIXème siècle. Il y a, dans ces peintures, de beaux effets de clair-obscur. Ce peintre a un don incontestable pour représenter les postures humaines.
Merci Armando pour l’histoire de ce peintre. Je ne connaissais pas. Quel bonheur d’y avoir déposé ses toiles de toute beauté où se dégage une atmosphère très douce avec des teintes très chaudes.
Très heureuse de retrouver « tes mercredis au Portugal »
Bisous!
Pour une fois passage non muet pour vous souhaiter une très belle année.
Je crois qu’en ce moment le pépé est porté sur les pays bas… 😉
Je ne connaissais pas ce Portugais de Hollande, bel autoportrait. J’aime aussi ces scènes d’intérieur à l’atmosphère intime.
Un vent de folie soufflant sur ce blog depuis les fêtes je viens aux infos
ouf le mercredi au Portugal est toujours là ….enfin je note aussi que pour ce premier mercredi au Portugal Armando nous parle d’un peintre …hollandais
Quand je vous dis que souffle un vent de folie !