


Je Parle
Je parle. Je te dis des bleus, des verts,
tentations, lézards, brises tièdes,
je te dis dépense et désir, j’habite,
j’avise, où je veux je te parle
et je tombe. J’étends un chant
aux tempes de l’hiver;
sifflement, océan, il est mon front.
[Anthologie de la poésie portugaise contemporaine
1935-200
Choix et présentation de Michel Chandeigne
Traduction de Patrick Quillier, Michel Chandeigne,
Michelle Giudicelli, Magali et Max de Carvalho
Éditions Gallimard 2003]
[Photo : Armando Ribeiro]

Pedro Tamen est né à Lisbonne et après des études de droit à l’Université de Lisbonne a été directeur de l’Editora Moraes de 1958 a 1975 et puis administrateur de la Fondation Calouste Gulbenkian, jusqu’en 2000, moment où il s’est retiré de la vie professionnelle.
Son activité poétique, qui a été récompensée par plusieurs prix, aurait commencé en 1956 avec Poema para todos os dias (Poème pour tous les jours) et ses poèmes ont été traduits en plusieurs langues.
De même pour son activité de traducteur littéraire que lui a valu en 1990 le Grand Prix de Traduction. On lui doit notamment la traduction d’À la Recherche du temps perdu, de Marcel Proust.
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
Ce contenu a été publié dans
Mes mercredis au Portugal. Vous pouvez le mettre en favoris avec
ce permalien.
Les verts, les bleus, les siens, les tiens, complémentarité.
Pas beaucoup de mots pour dire beaucoup de choses. Beau!
On voit que c’est l’été car ma commande de cette anthologie n’est toujours pas arrivée, il faut que je leur secoue un peu les puces
Un monsieur qui traduit Proust est forcément quelqu’un dont je me sens proche, La Recherche en portugais : à l’aide Armando comment dit on » Longtemps je me suis couché de bonne heure » ?
J’ai toujours grand plaisir à lire les morceaux tirés de cette magnifique anthologie, merci Armando !