
Sur fond de fiction maritime
Fils de soie. Étrange nom pour un bateau. Moi, tel Neptune, roi des mers, je l’observais, silencieux, du haut de ma falaise imaginaire.
Il me semblait que le bateau avait perdu son gouvernail et qu’il se trouvait à la dérive au mieux de nulle part. Il me semblait la capitaine était démunie ou dépité et qu’elle n’avait pas une vraie volonté de prendre la destinée de son propre bateau. Que les noms qu’elle prononcé n’étaient que le pretexte et non la raison profonde.
Je la voyais, ainsi que ses trois matelots, se laisser pousser au gré de tous les courants, de toutes les directions, dans le sens de tous les vents, comme si le chemin et le lieu d’arrivée n’avaient aucune importance pour elle.
Elle ne s’apercevait même plus que le bateau ne faisait que du sur place.
Elle ne s’apercevait même plus que personne ne pouvait prendre sa place, pour exister à sa place, pour l’amener où manifestement elle ne sait pas où aller.
Personne d’autre que son cœur ne pourra lui dire quel rôle elle doit prendre. Personne d’autre ne peut lui faire comprendre qu’elle n’est pas la figurante de sa propre son existence. Personne d’autre qu’elle-même ne doit prendre la boussole et tracer le chemin de son arrivée.
Pour ses matelots. Pour elle. Pour exister. C’est ça, pour exister.
Pour que son bateau ne navigue pas dans les mains des autres au lieu de prendre le large et la liberté…
Et ça, aucun Dieu de l’Olympe ne pourra pas lui dire. Même pas moi. Neptune.
Cette histoire m’a été inspirée par

« …
Hoje apetece-me escrever (deixar sair) acerca das diferenças que existem entre tres verbos com os quais tento aprender a viver, ainda que nao queira: poder / querer / conseguir.
Eu posso ou nao posso, eu quero ou nao quero, eu consigo ou nao consigo!
Em nenhum dos casos sou dona da situaçao, por muito que queira. O novelo que construo todos os dias, so ou acompanhada, vai crescendo independentemente da minha vontade. Quase nunca posso ou quero controlar este crescimento… deixo que a vida se encarregue de o fazer por mim, tentando desta forma esquivar-me a mais dor e sofrimento.
Aumento o meu novelinho com a ajuda de todos os que me rodeiam (ainda que nunca ninguem dê por isso ou sinta a importância que tem nesta minha construçao); aqui, na rua, no meu trabalho, nas minhas saudades e nos meus sonhos, quando acordo para mais um dia que começa, ou quando me deixo adormecer enrolada em tudo o que sou. Teço os meus fios e deixo que os teçam por mim… e é esta cumplicidade com a Vida e com todos, que de vez em quando me faz sentir perdida!
… »
traduction de courtoisie :
« …
Aujourd’hui j’ai envie d’écrire (laisser sortir) à propos des différences existantes entre trois verbes avec lesquels j’essaie d’apprendre à vivre, malgré moi : pouvoir / vouloir / réussir.
Je peux ou je ne peux pas, je veux ou je ne veux pas, je réussis ou je ne réussis pas!
Dans aucun des cas, je ne me sens maître de la situation, pour beaucoup que je veuille l’être.
Le peloton que construis tous les jours, seul ou accompagné, grandit sans tenir compte de ma volonté. Presque jamais, je ne peux pas ou ne veux ne pas contrôler cette croissance… Je laisse la vie se charger de le faire a ma place, et j’essaie d’éviter encore plus de souffrance.
J’agrandis mon peloton avec l’aide de tous ceux qui m’entourent (même si personne ne s’est jamais aperçu ou ne s’est jamais rendu compte de l’importance qu’il a dans ma reconstruction); ici, dans ma rue, dans mon travail, dans mes nostalgies et dans mes rêves, quand je me réveille pour un nouveau jour qui commence, ou quand je m’endors enveloppé dans tout ce que je suis. Je tisse mes fils et je laisse les autres le tisser pour moi… et c’est cette complicité avec la Vie et avec tous, qui de temps en temps me fait sentir perdue !
… »
Je vous envie, car vous écrivez si bien……… merci fios de seda et du bleu dans mes nuages
Quoi dire????
Ta tendresse m’aide à croire qu’un jour…
Merci Neptune,
Fios de Seda
Merveilleux texte et tant de douceur pour une amie…
Neptune est un sage.
Il a bien fait de demander l’aide de ta plume.
Il n’aurait pas fait mieux pour s’exprimer. Pour exprimer aussi tant de tendresse pour une amie qui se débat avec la vie quotidienne…
J’espère qu’elle appéciera.