Voilà, je vous raconte tout. Je vous dévoile l’envers du bleu. Qui, d’ailleurs, reste bleu. C’est drôle, n’est-ce pas?…
Alors que la taquineuse vague océane vient me caresser les chevilles, dans ce début juin qui m’appelle déjà à rentrer à Bruxelles, faut vous dire que les albums dont votre serviteur vous parle aujourd’hui ont été tous écoutés à Bruxelles. Avant la taquineuse vague… humm… vraiment taquine, la vague.
C’est-à-dire, que, avant de m’adonner aux doux plaisirs, j’ai passé des nuits entières à vous tisser le bleu.
Eh oui, maintenant vous savez qu’il y a quelquefois un décalage entre mes écoutes et la sortie des albums… J’espère que vous ne serez pas trop déçus.
D’ailleurs, cela me donne l’envie de vous parler également dans mes prochaines semaines en chansons d’albums plus anciens. Parce que je les aime, tout simplement.
Et puis parce que probablement vous ne les connaissez pas. Va savoir…
Et parce que ce lieu est plus un lieu de partage que proprement dit un lieu de critique d’albums. Donc sans contraintes de temps et d’espace. Les albums dont vraiment je n’ai que faire je n’en parle même pas.
Il ne manquerait plus que cela. Je veux bien parler des mouches mais pas du reste…
Peter Delano, 2008 – For Dewey
Les doigts du jeune prodige, glissant avec aisance sur le clavier nous offrent un magnifique hommage à Dewey Redman, décédé en 2006.
Du jazz tout en art et musique comme il est si savoureux d’en écouter, au fil des heures, juste pour le plaisir profond de se laisser bercer par la musique.
Si Redman exposait les profondeurs de l’âme, Peter fait danser l’art de l’invisible en sonorités qui ne connaissent pas de générations, parce qu’universelles.
Les mélodies nous laissent un goût « d’encore », puisque des albums de cette qualité sont de plus en plus rares. Reste à espérer qu’on n’attende pas trop longtemps pour le prochain.
{malheureusement le bleu n’a pas trouvé de traces dans Youtube ni dans Myspace. Désolé Denise!… Tu me pardonnes, dis?…}
Keziah Jones, 2008 – Nigerian Wood
Nigérien né à Londres, Keziah Jones exploite les mondes de l’Afrobeat, du Funk, du Soul et du R&B; et même si elle frôle les tops de ventes d’albums, je dois avouer que je l’ai écoutée et que malgré les références au grand Jimi et à Fela Kuti, je ne suis pas arrivé à me passionner pour autant.
Mention pour Long distance Love, un duo avec Nneka, même si j’ai toujours du mal à accrocher à ce genre musical.
Filipa Cardoso, 2009 – Cumprir Seu Fado
Que voulez-vous, c’est mon côté portugais qui met ma raison en esclavage quand j’entends chanter les cordes d’une guitare.
La voix de Filipa, bien aux couleurs de Lisbonne, s’annonce comme une promesse dans ce monde très particulier. L’accompagnement des guitares est très vif et très nerveux, et donne force à sa voix limpide et bien posée.
Tout me porte à croire qu’une fois libérée de ses premiers pas et des références à d’autres, Filipa s’apercevra rapidement qu’elle a des ailes et qu’elle peut s’envoler loin… 
Laika Fatien, 2008 – Misery – A tribute To Billie Holiday
Wow… wow… wow… Née à Paris, Laika nous chante un album hommage à la grande dame du jazz, Billie Holiday, en promenant sa voix majestueuse avec un sens inné du rythme et on ne peut plus sensuel.
Il me faut ajouter un mot pour les musiciens magnifiques, Robert Glasper, piano, David El Malek, sax, Daryl Hall, basse et Gregory Hutchinson, batterie.
Un disque de jazz indispensable. La ‘Parisienne’ est simplement divine. Oui, oui, vous avez bien entendu. 
Anna Netrebko, 2008 – Souvenirs
Elle est rayonnante. Belle parmi les plus belles, la soprano venue du pays de la vodka. Un album qui donne des frissons à vous croire assis sur un nuage, bercé par les anges, dans un ciel infatigablement bleu, alors que la vague, taquineuse…
Ce n’est que de la perfection vocale. J’ai du mal à imaginer qu’elle puisse dire avec la banalité de tout un chacun «Vous pouvez me passer le sel?…», sans déclencher des applaudissements nourris de tout le restaurant.
Un album indispensable. Je plane, je plane… sans fumée ni alcool. C’est vous dire. 
Voilà… Est-ce qu’on se voit la semaine prochaine?…






Filipa a des ailes, tu as raison, et de plus elle nous en donne!
Merci d’avoir pensé à nos écouteuses malgré la taquineuse vague océane!
😉
Comment pourrais-je ne pas te pardonner Armando !! Samedi après samedi, tu nous offres des musiques magnifiques et il en faut pour tous les goûts…sans oublier ce gros travail de recherches. Tu es tout simplement pardonné !
J’ai beaucoup apprécié la jeune Filipa Cardoso, qui, comme tu le dis, ira loin ! La voix chaude de Laika Fatien et pour couronner le tout, la sublime voix d’Anna Netrebko. C’est la première fois que je l’entends. Sa voix donne absolument des frissons. Sa voix vaut de l’or ! Ce fut un tout grand moment. J’ai eu beaucoup de peine à redescendre…
Mille mercis Armando
Bises
Merci Armando
Je te fais confiance sur Laika Ce que j’en ai entendu est super
Bon retour