

Entre Lisbonne et Porto, à quelque 25 kilomètres au nord de Coimbra, au cœur de la forêt du Parc National du Buçaco, planté il y quelques siècles par les moines ‘carmelitas’, on trouve un lieu qu’on croirait tout droit sorti d’une de ces histoires pleines de rêves et de légendes. Le Palais du Buçaco.

Ce fascinant palais est la dernière œuvre de la dynastie portugaise.
Construit entre 1888 et 1907, il a été commandé par le roi D. Carlos I, l’architecte italien Luigi Manini, qui a réalisé un véritable pastiche de l’art manuélin, et on pourra y reconnaître des familiarités avec la tour de Belém, la décoration du monastère des Jeronimos, ainsi que le Couvent du Christ, à Tomar.








La décoration intérieure de Jorge Colaço se veut un chant d’exubérance d’azulejos, à la gloire des batailles historiques du Portugal ainsi que de panneaux représentant les passages des Lusíadas de Luis Vaz de Camões.




À l’intérieur, un mobilier de pièces portugaises, indo-portugaises et chinoises, mises en valeur par des tapis somptueux et un magnifique plafond mauresque.


Quelques œuvres d’art de João Vaz font revivre l’épopée maritime de Luis Vaz de Camões, ainsi que des fresques d’António Ramalho, des sculptures d’António Gonçalves et de Costa Mota, et des peintures de Carlos Reis.

La beauté de ce palais réside aussi, bien évidemment, dans son luxuriant cadre environnant.

Ayant appartenu au Couvent de Santa Cruz du Buçaco, de l’Ordre des Carmélites Déchaussées et fondés en 1634, les jardins sont devenus propriété de l’État quand l’ordre a été dissous, en 1834.





Le parc est le témoin de quelques rencontres amoureuses entre le dernier roi du Portugal Dom Manuel II et sa maîtresse, la danseuse Gaby Deslys.

[Toutes les photos permettant d’illustrer ce billet on été cueillies dans la toile]
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Bel article bien illustré.
Mercredi de luxe ! Un prince charmant en ces lieux, peut-être ? Un poète sûrement !
Moi, le mercredi je rêve…
Please, que personne ne me réveille, je suis quelque part au jardin avec un prince charmant…
Chut!
Impressionnante de beauté le palais comme le cadre environnemental. Ça me rappelle des beaux souvenirs d’adolescence.
Somptueux !
Quel faste!
Encore une fois : Que c’est magnifique !