
Bonjour Puff
J’entends tes pleurs et je ne bouge pas. Je ne bouge plus. Plus l’envie ou bien la force. Je ne sais plus. Je me sens si las. Je ne sais même pas si je pleure de l’intérieur. Je ne sais plus rien. Ou si. Je sais que le monde manque d’imprudence. Que les grandes personnes ont oublié l’innocence. Que nos rires les dérangent.
Ils me parlent de choses étranges. De leurs états d’âme, des mes maux qu’ils prendraient de travers. De droiture. D’être à sa place. Des choses que je ne comprendrai jamais.
Je regarde le monde et pour moi, une fleur est une fleur. Un soleil un soleil. Un nuage un nuage. Un étoile un rêve. Un rire d’enfant un bonheur. Une larme une souffrance. Et puis la tendresse… mais à quoi nous sert-il de se poser des questions inlassablement?…
Je voudrais juste jouer un peu. Être heureux. Avoir des amis. Rien d’autre. Dire que le monde peut être rieur, malgré toutes nos blessures et le gris de nos souvenirs d’enfance.
Je voudrais être jongleur de mots.
Oublier que les adultes sont des gens toujours très occupés avec des choses éphémères qui semblent avoir tant d’importance alors qu’elles n’ont quási aucune. Je voudrais effacer tous ces hiers qui appauvrissent nos regards et nous rendent moins heureux. Tous ces demains d’angoisse qui s’annoncent au coucher du soleil. Je voudrais crayons de couleurs dans nos hivers. Voir s’envoler des sourires heureux comme des oiseaux au printemps.
Si j’étais musicien, je l’aurais fait avec la musique. Si j’avais été peintre, je le dessinerais en couleurs. Si j’étais poète, j’aurais trouvé les mots. Si j’étais l’oiseau, j’aurais offert mon chant. Mais je ne qu’un homme. Quelquefois un clown. Je n’ai rien d’autre que mon rire. Je n’ai que mon rire pour sécher mes larmes. Pour étouffer des chagrins.
Mais les éclats de rire dérangent la quiétude des grands. Vivre c’est sérieux. Faut rester sage. Bien sage. Toujours rester sage. Inconsolablement sage.
L’homme est né pour devenir sage. Pas pour être heureux.
Bisous.
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Cher Puff,
Moi, je connais une lionne pas sage du tout.
Mais des fois, tout le monde veut parler en même temps chez elle et elle se tait, comme elle ne peut pas placer un mot.
Et puis, plus personne ne dit mot. Comme si tout le monde avait trop parlé…
Oui, tu as raison Puff, les HA sont étranges certains jours.
Mais bon, les lions et les ours en peluche vont voir à ce que les HA réapprennent à sourire. Tu vas m’aider?
J’ai déjà été une sage-femme.
J’espère ne jamais devenir une femme sage.
Bonjour Bisous!
Tu as un joli nom dis-donc!
Quelle surprise! C’est la première fois qu’un humain m’écrit. En plus la lettre est déjà ouverte, tu as pensé vraiment à tout!
Si je comprends bien , ce n’est pas très drôle d’être un humain et en plus un humain adulte! J’appellerai, si tu veux, cette sorte de petite bête, des HA (Humains Adultes).
Donc, j’ai de la chance d’être un ourson, me diras-tu?
Il est vrai que je n’ai dans la vie que deux besoins:
1- Avoir des amis pour jouer et rire
2- Avoir des câlins et des mots doux
Est-ce que pour les HA c’est la même chose?
Ah non?
Selon ta lettre, çà n’a pas l’air d’être le cas:
Les HA, à force de courir après l’éphémère, oublient de jouer et de rire.
Pfff! C’est pas sérieux!
Non, tu as raison,ce n’est pas toujours drôle d’être un HA !
Remarque, être un BB non plus!
Et être un KK encore moins!
J’y pense…est-ce qu’être un PP c’est rigolo?
Les PP ce sont des HA aussi!

J’aime bien les PP!
Ce sont des Hôtes d’Amour
Ce sont des Hôtes d’Amitié
À bientôt Bisous,
Puff
P.S. Attention aux pics et pincettes des HA malheureux!
Les HA blessés s’y accrochent comme à des barbelés et s’en font une vraie prison.
Quand çà fait mal, viens dans mon monde et on va rêver…il te reste si peu de temps pour être heureux! Alors…pourquoi ne pas commencer maintenant? 😉
Sage et philosophe…
Très beau texte