Pense au silence

lilas-dsc_0133jpg_bis.jpg

Oui, je sais tes douleurs. Tes souffrances. Physiques d’abord, et puis morales.

Oui je connais. Tes mots. Ceux que tu nous dis et puis ceux que tu caches.

Tu me diras encore que la vie est trop dure. Que tu en as marre. Que la solitude est trop forte. Que tu n’intéresses personne…

Je ne te dirai rien. Je te regarderai. Comme d’habitude.

J’aurais pourtant envie de te dire assieds-toi là. Tranquille. Arrête de bouger. Arrête de fermer des portes ici et puis d’en ouvrir d’autres là.

Laisse à la terre le temps qu’une racine puisse devenir une fleur. Je sais, c’est lent. Douloureux. Mais c’est ainsi.  C’est la première fleur qu’on attend qui nous semble une éternité…

Et puis, les jours où tu crois que tu n’intéresses personne, ferme les yeux et pense au silence. Pense très fort au silence. À quoi penses-tu qu’il peut bien servir ?

Tu aurais tort de penser que le silence ne sert à rien, juste parce que tu ne l’entends pas. Tu aurais tort de penser que tu ne sers à rien juste parce que tu crois qu’on ne t’entend pas.

 

[Photo : Lilas-Pixels]

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
Ce contenu a été publié dans Amis. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

5 réponses à Pense au silence

  1. Lilas dit :

    Armando,
    Un immence merci, merci d’être là, avec ton amitié et ta présence réconfortante quand tout va mal, tes mots, ta gentillesse…etc.
    De tout coeur, je t’embrasse,
    Merci a Margalide, Chantal, Denise et Lali.
    Bises

  2. Lali dit :

    Merci pour tes mots.
    Ils touchent d’abord celle à qui ils étaient destinés, mais aussi quelques autres, tu ne peux imaginer à quel point!

  3. Denise dit :

    Ce sont des mots merveilleux et qui font chaud au coeur…

    Lilas, j’adore cette petite fleur givrée qui, dès les premiers rayons de soleil, va s’épanouir…elle n’attend que cela !

    Bises

    Merci Armando !

  4. Merci Agnès
    Les mots appartiennent à ceux qui veulent bien les cueillir…
    Bisous
    Armando

  5. agnès dit :

    Ce matin, en lisant ce texte, j’ai eu l’impression qu’il avait été écrit pour moi. Rien que pour moi.
    J’avais l’impression que les mots que je lisais étaient ceux que j’attendais…

    Humblement, merci.

Les commentaires sont fermés.