Ce jour-là

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Ça commence par ‘Ce jour-là’
Le ciel bleu souriait sur Paris
Regard rêveur sur le pont Alexandre III
Est-ce que Reine se souvient de Willy Ronis?….

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À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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7 réponses à Ce jour-là

  1. Reine dit :

    Pour les amoureux des « amoureux de La Bastille »
    L’histoire est très jolie !!
    « Les amoureux de la Bastille, 1957
    En 1957, au cours d’une de ses balades dans Paris, Willy Ronis monte au sommet de la colonne de Juillet. Après avoir pris quelques photos, il aperçoit un couple contemplant les toits de Paris, qui lui tourne le dos. Il prend vite une photo, en catimini, puis redescend. Plus tard, la photo sera beaucoup publiée, dans des magazines, des livres, en cartes postales, en posters, en puzzles. Willy Ronis, qui a l’habitude de recevoir des lettres de gens qui se reconnaissent sur ses photos, s’étonne que personne ne se manifeste. Il s’agit certainement d’un couple d’étrangers en visite à Paris, qui ignore totalement l’existence de cette photo.

    Mais en 1988, le hasard va les réunir. Je faisais une exposition au Comptoir de la photographie, une très jolie petite galerie rue du Faubourg-Saint-Antoine, sur le thème des amoureux, à l’occasion de la Saint-Valentin », raconte Willy Ronis. « Il y avait mes photos au mur et mes livres sur le comptoir.

    Un monsieur s’approche de moi avec mon livre sous le bras, et il me demande de le lui dédicacer. Puis soudain il me confie : « Vous savez, Monsieur, vos amoureux de Paris, ils ne sont pas bien loin, à quatre cents mètres d’ici, de l’autre côté de la colonne. Je les connais depuis toujours, ils tiennent un bistrot et quand ils prennent leurs vacances, c’est moi qui les remplace au comptoir. » C’est tout juste si je ne suis pas tombé par terre ! Je suis allé les voir, ils s’appelaient Riton et Marinette, et j’ai vu qu’ils avaient le poster encadré dans le café, qui se trouvait à l’angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue des Tournelles.

    Ils m’ont accueilli cordialement. Ils n’étaient montés qu’une seule fois sur la colonne, ils s’en souvenaient parfaitement. Ils venaient de l’Aveyron et, à l’époque, ils n’avaient pas encore le bistrot. Ils ne l’ont eu que deux ou trois ans plus tard, alors qu’ils étaient mariés. Et le plus étonnant, c’est que sur la photo, dans la direction où ils regardent, on voit le coin de l’immeuble où se trouve le bistrot !

    Extrait de Virginie Chardin, Paris et la photographie. Cent histoires extraordinaires, de 1839 à nos jours, Parigramme, 2003.

    http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=102&document_type_id=4&document_id=14317&portlet_id=14227&multileveldocument_sheet_id=1150

  2. chantal dit :

    Ah ! Les amoureux de la Bastille… ma préférée !

    Denise, je suis contente que tu aies complété le partage de cet article…
    Merci !

  3. Lali dit :

    Tiens, moi aussi j’aime Willy Ronis et ses amoureux de la Bastille (entre autres)… et bien d’autres adeptes du noir et blanc comme André Kertesz, Cartier-Bresson, Man Ray, Willy Maywald, Bill Brandt…

  4. Denise dit :

    Chantal, j’ai aussi vu les photos de nues de Willy Ronis cet après-midi. Comme tu le dis, il avait 98 ans.

    A cet âge, il a décidé de poser son appareil de photos pour cause de santé et il a terminé par une photo de nu.

    N. O. (Nouvel Observateur) -Votre dernier nu date de 2002. Avez-vous fait d’autres photographies par la suite?

    W. Ronis. – Non. Et je vais même vous dire une chose. Le nu dont vous parlez, et qui figure à la toute fin du livre, est la dernière photographie que j’ai prise. J’avais décidé, ce jour-là, que j’allais ranger mon appareil et que ce nu serait ma dernière photo.

    N. O.- Avez-vous éprouvé des regrets?

    W. Ronis. – Pourquoi en aurais-je eu? Quand la séance a été finie, je me suis dit: «Tu as bossé pendant soixante-quinze ans, tu as fait des milliers de photos, tu peux l’arrêter, non?» Il faut dire que j’ai une relation difficile avec moi-même. Je m’engueule souvent, je me dis «ah, ce jour-là, tu n’aurais pas dû faire ça.» Enfin, maintenant que je ne fais plus de photos, je m’engueule moins. Et puis, en général, je ne suis pas mécontent de ce que j’ai fait.

    Propos recueillis par Bernard Géniès

  5. Reine dit :

    Non seulement je m’en souviens, mais il fait partie de mon panthéon de la photographie ! Amusant ton coup du noir et blanc !! Merci ! cela me donnes des idées !

  6. marcel dit :

    Excusez-moi de déranger , Chantal !

    Moi aussi, j’adore les photos de Doisneau et Willy Ronis.

    Ah! mon Dieu! Ces nus secrets qui dormaient dans les archives …

    Nous sommes deux, Chantal, c’est vraiment trop beau!

  7. chantal dit :

    Armando j’adore les photos de Doisneau et Willy Ronis !

    Il y avait d’ailleurs dans la rubrique des arts-spectacles, du Nouvel Observateur, du 11 au 17 décembre 2008, tout un article qui était consacré à Willis  » Les Nus Secrets « . Ces photos dormaient dans ses archives…

    Introduction de l’article :
    A 98 ans, le photographe français nous raconte l’histoire des femmes qui l’ont inspiré.
    La lumière était grise ce jour là. Mais Willy Ronis ne semblait guère s’en soucier.Il était même plutôt content de nous montrer la belle vue qui s’offre au regard de l’appartement qu’il occupe depuis 1989 dans le quartier de la place de la Nation à Paris.
     » Vous voyez ces immeubles derrière le square ? Quand il ya du soleil, leur façade renvoie une lumière superbe  »
    Assis derrière son bureau, dans une pièce encombrée de livres, Ronis – qui se déplace désormais difficilement- nous a raconté sa vie de photographe – ce métier de  » piéton solitaire  » – sa passion pour la musique de Stravinsky, pour les peintures de Bruegel qui l’ont fait pleure un jour à Bruxelles –  » tellement c’est beau et plein de vie ! « D’une étagère, il a sorti un album qu’il a feuilleté, montrant la photo d’un gamin, le regard émerveillé, face à une bicyclette :
     » C’était en 1954, dans un magasin parisien. Aujourd’hui encore, je trouve que l’expression du gosse, face à ce petit vélo que ses parents n’ont sans doute pas les moyens de lui offrir, est déchirante.  »
    D’autres images ont défilé. Puis nous avons parlé de son nouveau livre, album secret qui révèle une nouvelle facette du grand art de ce photographe
    humaniste.

    Album :  » Nues  » par Willy Ronis, préface de Philippe Sollers. Terre bleue.

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