Ao viandante
Tu que passas e ergues para mim o teu braço,
Antes que me faças mal. Olha me bem.
Eu sou o calor do teu lar nas noites frias de inverno
Eu sou a sombra amiga que tu encontras
Quando caminhas sob o sol de agosto
E os meus frutos são a frescura apetitosa
Que te sacia a sede nos caminhos.
Eu sou a trave amiga da tua casa, a tábua da tua mesa,
A cama em que descansas e o lenho do teu barco
Eu sou o cabo da tua enxada a porta da tua morada,
A madeira do teu berço e do teu próprio caixão
Eu sou o pão da bondade e a flor da beleza
Tu que passas, olha-me bem e não faças mal
Veiga Simões, Arganil, Maio de 1914
Prière de l’arbre
Toi qui passes et lèves sur moi ton bras
Avant de me faire du mal, regarde-moi bien.
Je suis la chaleur de ton foyer dans les nuits froides d’hiver
Je suis l’ombre amie que tu trouves
Quand tu marches sous le soleil d’août;
Et mes fruits sont la fraîcheur appétissante
Qui désaltère la soif sur les chemins.
Je suis la poutre amie de ta maison, le panneau de ta table,
Le lit dans lequel tu reposes et le bois de ton bateau.
Je suis le manche de ta houe, la porte de ton adresse,
Le bois de ton berceau et le réconfort de ton cercueil.
Je suis le pain de la bonté et la fleur de la beauté.
Toi qui passes, regarde-moi bien et ne me fais pas de mal.
Veiga Simões Arganil, Mai 1914
To the person who passes through this place
You that pass and raise your arm to me
before you hurt me, look at me well.
I am the heat of your home in the cold winter nights.
I am the friendly shade that you find
when walking under the August sun
And my fruits are appetizing freshness
That satisfy your thirst on the way.
I am the friendly beam of your house, the board of your table
the bed in which you rest and the wood of your boat.
I am the handle of your hoe, the door of your dwelling
the wood of your cradle and of your own coffin.
I am the bread of goodness and the flower of beauty.
You that pass, look at me well and do no harm me.



Tout cela est si vrai….une très belle prière à retenir.
Très belle prière à « l’arbre »…
Nos ancêtres avaient raison…il protège, nourri…
Merci de ce rappel…
Comme quoi l’écologie n’est pas une découverte récente. Tout simplement aimer et respecter la nature déjà en 1914 c’est voir la future de loin.
Lorsque je croiserai à nouveau un arbre, je penserai à cette belle prière !
D’accord! Promis!