Une vague aux cheveux blancs

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L’enfant a regardé l’immensité du ciel bleu et puis il a déchiré de ses propres mains l’horizon. Il a regardé à l’intérieur de cette partie du monde où seuls certains êtres peuvent aller.

Là, il a mis toutes ces choses encombrantes, puantes, qui n’intéressent personne et ne font qu’amuser les sots. Il a mis tous leurs mots larvés de haine et de mépris. Ces mots qui blessent inutilement. Par vanité. Il a mis tous ces noms de tous ces morts, dont on n’a pas jamais voulu se défaire parce qu’on les croyait encore vivants. Juste un peu. Comme s’il voulait remplir un monde rien qu’avec des médiocres, des lâches, des menteurs, des faux poètes. De tous les sexes.

Puis, il a recollé les deux morceaux de l’horizon et il a de nouveau fermé le ciel, sans plaie ni blessure.

L’enfant m’a regardé et il m’a souri avant de me murmurer les mots de Sénèque : Il n’est pas bon de tout voir et de tout entendre. Fermons les yeux sur bien des offenses: la plupart ne nous atteignent pas parce qu’on les ignore.

Le ciel est devenu lisse. L’eau de la mer claire et propre. Une vague aux cheveux blancs est venue me saluer. C’était l’enfant.

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À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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3 réponses à Une vague aux cheveux blancs

  1. Lali dit :

    Je crois que je connais l’enfant.
    Alors, je dis à Agnès : c’est vrai.

  2. agnès dit :

    Très beau… et si c’était vrai ? :-)

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