

Il faut que je vous dise qu’il plane sur la petite ville de Nazaré une bien curieuse légende, transmise depuis des siècles, à propos de celle qui serait la plus ancienne image vénérée de la Vierge et qui aurait été sculptée à Nazareth, en Galilée, par un certain José, père de Jésus, alors que ce dernier n’était qu’un enfant.
Quelques décennies plus tard, l’évangéliste Luc aurait peint l’image et l’aurait offerte à saint Jérôme de Stridon qui, à son tour, l’aurait offerte à saint Augustin d’Hiponne (certains récits parlent d’un moine grec nommé Ciríaco) et ce dernier l’aurait léguée au Monastère de Cauliniana, qui était situé dans les environs de Méride, en Espagne.
C’est lors de la bataille de Guadalete, en 711, qu’un moine aurait pris la fuite en compagnie du dernier roi Wisigoth, en emportant avec lui l’image de la Vierge.

Arrivés à destination, ils se seraient réfugiés au mont Saint Bartolomeu, dans les environs de Nazaré. Le moine aurait caché l’image de la Vierge dans une grotte, face à la mer. Lors de la mort du moine, l’ancien roi aurait creusé une tombe dans la grotte pour dernière demeure du malheureux moine, laissant l’image de la Vierge veiller sur lui.
Un peu plus de trois cents ans plus tard, plus précisément le 14 septembre 1182, le gouverneur de la province de Porto de Mós s’adonnait de bon matin aux plaisirs de la chasse. Lancé à la poursuite d’un jeune veau, il s’est laissé entrainer dans un épais brouillard et ce n’est que quand il s’est vu au bord de la falaise qu’il s’est rendu compte de son imprudence. Il se serait exclamé quelque chose comme : « Que la Sainte Vierge me vienne en aide! » C’est alors que sa monture s’est arrêtée net. À un point tel qu’on raconte que les fers arrières du cheval se seraient gravées dans la pierre, évitant ainsi que le noble chevalier et son fidèle cheval tombent dans un vide d’une hauteur d’une centaine de mètres.

Après avoir prié la Vierge pour le remercier d’un si généreux miracle, D. Fuas Roupinho a aussitôt appelé ses ouvriers pour qu’ils construisent sur-le-champ, en mémoire de ce miracle, une petite chapelle qu’on a appelée la chapelle de la mémoire.
C’était alors le début d’une vénération que ne faiblira pas au long des siècles. On raconte même que lors des découvertes, Vasco da Gama et Pedro Alvares Cabrel seraient venus demander protection à Notre Dame de Nazaré.


Toutes les images ayant servi à embellir ce billet ont été pêchées dans la toile et bien évidemment appartiennent à leurs propriétaires, que je remercie de tout cœur.
C’est joli dites-donc Chapelle de la mémoire. Encore une fois nous nous instruisons sur cette riche Histoire du Portugal.
De Nazaré, je ne connais que les séchoirs à poissons… et leurs nuées de mouches… les Portugaises aux 7 jupons et leurs compagnons sanglés de noir, chemise blanche et petit gilet… J’aurai bien craqué pour l’un d’entre eux, surtout celui à la moustache blanche… 😉
Ton mercredi au Portugal me plaît beaucoup Armando et comme Dominique, je trouve les vitraux de toute beauté!
Ah et bien je viens de comprendre l’histoire de la Vierge !!!
Fécodation in vitraux ! Fallait le dire !
Je craque pour les vitraux et leurs couleurs