Qu’importe

 

 

Il se tenait debout contemplant le Soleil
Lequel face violée retardait son réveil
Des nuées endormies l’astre se dévêtit
Éloignant les derniers soubresauts de la nuit

L’étoile au pinceau d’or raviva les couleurs
Le tableau s’égaya de tons ensorceleurs
La fraîcheur du matin vint alors déposer
Sur les fleurs un collier de perles de rosée

Il se tenait debout contemplant la merveille
Laquelle encor voilée retardait son réveil
De ses rêves secrets elle se dévêtit
Éloignant les derniers soubresauts de la nuit

La belle aux cheveux d’or scintillait de couleurs
La pièce s’égaya de tons ensorceleurs
Sa fraîcheur au matin vint alors déposer
Autour du cou de l’homme un collier de baisers

Il se tenait debout entre Soleil et belle
Il chassa de l’esprit les ombres trop rebelles
Lui rendit ses baisers en remerciant les cieux
D’avoir un tel présent Ô combien délicieux !

Qu’importe le demain ! Qu’importe le chemin !
L’aujourd’hui était la main dans la main
En arrêtant le temps de leur amour si fort
Demain fut aujourd’hui jusqu’au jour de leur mort.

publié par JC le 1er décembre chez Déblogue

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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8 réponses à Qu’importe

  1. PaChri dit :

    Lecture par hasard,
    Beaucoup d’émotions dans ta poésie,
    Très beau,
    Merci

  2. JC dit :

    Je n’ai plus qu’un oeil Lou ? 😉

  3. JC dit :

    Merci Chantal et Flairjoy de les avoir appréciées…

  4. LOU dit :

    Mais bien sûr que oui JC, tu ne le vois pas dans nos yeux ? :) :) :)

  5. JC dit :

    Vous n’avez pas aimé les photos d’Armando ? 😀 😉

  6. Flairjoy dit :

    Voilà un vrai petit bijou façonné dans le partage de vos mots et vos images! Bravo!

  7. Chantal dit :

    « Demain fut aujourd’hui jusqu’au jour de leur mort. »
    Merveilleuse poésie, Jc.
    Merci à tous deux.

  8. JC dit :

    Merci à toi Armando pour ces photos splendides qui gagnent à être admirées en plein écran
    Bonne journée à toutes et à tous

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