Il y a 101 ans

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1910. L’horloge du monde court vite.

En Espagne, Alphonse XIII autorise les femmes à poursuivre des études supérieures, et l’indignation ne s’est pas encore tue que déjà la Chine déclare l’abolition de l’esclavage et que le monde pleure à quelques mois d’intervalle la disparition de Mark Twain et puis celle de l’auteur de Poil de Carotte, Jules Renard.

1910. Au Portugal, une monarchie mise à mal par l’ultimatum britannique, auquel l’actuel hymne national portugais, alors interdit, était la réponse, et la crise financière de 1891, suite à la chute des versements des émigrants portugais au Brésil, se trouve face à une contestation grandissante des républicains. Toutefois, la monarchie est certaine de pouvoir réprimer encore la révolte, comme elle l’avait déjà fait en 1891 à Porto, ce qui avait conduit au jugement de plus de 500 militaires et contraint quelques autres à l’exil.

 

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Cependant, l’horloge du monde ne fait pas que tourner vite. Elle tourne. Inlassablement.

La longue nuit du 4 octobre 1910 marque la fin de la monarchie au Portugal, alors que le roi D. Manuel, qui offre un diner en l’honneur d’Hermes da Fonseca, le président de la République du Brésil, est surpris par le mouvement révolutionnaire et contraint de prendre le chemin de l’exil vers l’Angleterre.

Le 5 octobre, à 9 heures du matin, la naissance de la république est proclamée.

La nouvelle s’est répandue partout dans le pays et des milliers de Portugais sont sortis dans les rues. Le changement de régime est définitivement acquis. Les lois basées sur les privilèges liés à la naissance sont abolies.

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Teófilo de Braga est nommé président du premier gouvernement républicain du Portugal.

Épuisé, au bout de seize ans, par les divers conflits sociaux et des crises économiques à répétition, la première République démocratique portugaise s’achèvera au bout de 45 gouvernements et 8 présidents, en 1926, le pays alors aux prises avec une situation économique chaotique. Ceci marque aussi l’arrivée au pouvoir d’un jeune et ambitieux ministre des Finances, issu du milieu rural, nommé António Oliveira Salazar, qui allait être à l’origine de plus de 40 ans de dictature. Malgré ce fait, un récent programme de télévision l’a considéré, après la votation des téléspectateurs, comme étant le Portugais le plus important et le plus grand de tous les temps, devant Luis de Camões, Vasco da Gama, Aristides Sousa Mendes, Fernando Pessoa et tant d’autres…

 

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À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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6 réponses à Il y a 101 ans

  1. Denise dit :

    Armando, tes mercredis au Portugal sont toujours très intéressants. Merci de ce beau partage :-)

  2. JC dit :

    Je croyais que sa lazare c’était une gare à Paname mais je dois faire erreur

  3. Dominique dit :

    Les débuts de la république : tout ça à un air superbe, ces messieurs à barbichettes ont belle prestance et je les trouve très ressemblants avec nos hommes politiques de la même époque en france, vous aviez Salazar , nous avions l’Action Française, chacun sa croix !!!

  4. ovar dit :

    Les personnes qui ont voté se souviennent elles de cette époque ? elles n’étaient peut être pas nées…
    moi je me souviens, j’étais là lors de la revolucão dos cravos, et je ne pourrais jamais comparer ce dictateur à un grand homme.

  5. Archibalt dit :

    Un article très instructif sur l’histoire de ce pays (que je ne connaissais pas), histoire mouvementée, comme le fut celle de beaucoup de pays européens en ce début de vingtième siècle, avec cet aspect, toujours présent,.d’une situation financière catastrophique génératrice de bien des mécontentements jusqu’à la révolte finale. Je suis surpris de voir que l’utilisation de l’immolation par le feu comme moyen ultime de protestation existait déjà à l’époque (cf Silva Porto).

  6. En seize ans, 45 gouvernements et 8 présidents. Ai-je bien lu? Parle-t-on du Portugal ou de l’Italie? Mauvaise blague mon cher Armando.

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