Lorsque tu pars en thèse

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Jean-Claude Mazloumian
[
Déblogue]

Lorsque parfois tu pars en thèse dans mes nuits
Le thème du « Je t’aime » en ta version m’ennuie
Ces trois mots sont lancés en moments d’euphorie
Mais ton coeur est muet c’est ton corps qui sourit.

Je ne te jetterai pourtant pas l’anathème
Mon corps refuserait l’hypocrite blasphème
Mais mon coeur entrouvert voudrait se refermer
Il ne peut oublier ce qu’est le verbe aimer.

Je n’ai pas d’aversion lorsque tu dis « Je t’aime »
Je te laisse d’ailleurs faire ta crise en thème
Lorsque tous seins dehors tu viens réduire en cendres
L’amour trop idéal que je dois désapprendre.

N’ont-ils servi à rien ces pleurs que nous versions
Baptême du chagrin des incompréhensions ?
Les souvenirs anciens nous berceront encore
En laissant s’assouvir les plaisirs de nos corps.

Ô temps dresse le mur de mes lamentations !
L’amant table toujours sur la résurrection
Des caresses perdues des gestes oubliés
Du « Je t’aime » défait qui nous a déliés.

Et lorsque tu t’en vas fermant la parenthèse
J’en ouvre une aussitôt juste dans l’hypothèse
Où tu voudrais un jour y engouffrer ton coeur
Tout en la refermant enfin sur le bonheur.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à Lorsque tu pars en thèse

  1. JC dit :

    Merci mesdames

  2. Les parenthèses en X. les parenthèses du cœur pour un poète qui s’abreuve à la fontaine d’amour.
    Plaisir de lire.
    La belle a de la chance, même entre parenthèses, même en pointillés.

  3. Ella Debellefleur dit :

    On part comme on peut. Moi souvent je pars en talles et j’y engouffre tout, le coeur y compris;)

  4. Veronica dit :

    Quel plaisir de vous lire !
    ça me met le sourire de bon matin !
    Vous saviez ainsi que je partais en thèse ? :)
    Oui oui je la referme, à parente-aise !

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