25 avril, 37 ans après…

Il y a quelques jours, face à la sévère crise économique, Otelo Saraiva de Carvalho, la tête pensante de la Révolution des œillets, aurait déclaré (ici) que le pays avait besoin d’un homme avec l’intelligence et l’honnêteté de Salazar, qui, disons-le, a été considéré le Grand Portugais du siècle, par un programme de télévision où les Portugais ont été appelés à choisir parmi 100 personnalités portugaises celle qu’ils considéraient être la plus importante de tous les temps.  Les Portugais l’ont choisi au détriment de figures comme Aristides de Sousa Mendes, le juste de Bordeaux, Luis de Camões, l’auteur des Lusiades, Egas Moniz, prix Nobel de médecine en 1949 (dont la grande majorité des Portugais interrogés avouaient ignorer l’existence), José Saramago, prix Nobel de littérature en 1998, etc.

… et 37 ans après, les chants se sont tus, le pays est à la dérive et la corruption s’est installée à tous les niveaux de la société. Un pays enchainé par une Europe où un presque inconnu nommé par le jeu des combineries politico-politiciennes européennes plus ou moins obscures et sans noblesse, parle, en bon donneur de leçons…

Tout a une morale si l’on cherche bien. [Lewis Carroll]

4 Responses to “25 avril, 37 ans après…”

  1. En peu de mots, vous nous montrez le gouffre gigantesque dans lequel sombre un pays que vous aimez. Et ce geste de colère vous honore.

  2. Dominique dit :

    j’ai publié aujourd’hui un billet que je t’offre bien volontier

  3. chiendent dit :

    Je ne sais pas vers quoi nous allons tous. Je suis très triste. La colère, c’est trop épuisant.

  4. Dominique dit :

    ce billet qui exprime colère et désespoir je pense que nous allons avoir un temps pour en lire et écrire d’autres, une europe bardée de certitudes et qui refuse l’entrée aux migrants ou qui les pousse dehors, parfois le mot solidarité à l’air d’être effacé du vocabulaire
    Armando je t’envoie un salut amical mais un peu triste