25 avril, 37 ans après…

Il y a quelques jours, face à la sévère crise économique, Otelo Saraiva de Carvalho, la tête pensante de la Révolution des œillets, aurait déclaré (ici) que le pays avait besoin d’un homme avec l’intelligence et l’honnêteté de Salazar, qui, disons-le, a été considéré le Grand Portugais du siècle, par un programme de télévision où les Portugais ont été appelés à choisir parmi 100 personnalités portugaises celle qu’ils considéraient être la plus importante de tous les temps.  Les Portugais l’ont choisi au détriment de figures comme Aristides de Sousa Mendes, le juste de Bordeaux, Luis de Camões, l’auteur des Lusiades, Egas Moniz, prix Nobel de médecine en 1949 (dont la grande majorité des Portugais interrogés avouaient ignorer l’existence), José Saramago, prix Nobel de littérature en 1998, etc.

… et 37 ans après, les chants se sont tus, le pays est à la dérive et la corruption s’est installée à tous les niveaux de la société. Un pays enchainé par une Europe où un presque inconnu nommé par le jeu des combineries politico-politiciennes européennes plus ou moins obscures et sans noblesse, parle, en bon donneur de leçons…

Tout a une morale si l’on cherche bien. [Lewis Carroll]

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à 25 avril, 37 ans après…

  1. En peu de mots, vous nous montrez le gouffre gigantesque dans lequel sombre un pays que vous aimez. Et ce geste de colère vous honore.

  2. Dominique dit :

    j’ai publié aujourd’hui un billet que je t’offre bien volontier

  3. chiendent dit :

    Je ne sais pas vers quoi nous allons tous. Je suis très triste. La colère, c’est trop épuisant.

  4. Dominique dit :

    ce billet qui exprime colère et désespoir je pense que nous allons avoir un temps pour en lire et écrire d’autres, une europe bardée de certitudes et qui refuse l’entrée aux migrants ou qui les pousse dehors, parfois le mot solidarité à l’air d’être effacé du vocabulaire
    Armando je t’envoie un salut amical mais un peu triste

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