Rosa Ramalho

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Rosa Ramalho est considérée de nos jours comme le nom majeur de l’art artisanal du travail de la glaise. La réputation de ses œuvres très recherchées aujourd’hui n’est plus à faire.

Née Rosa Barbosa Lopes en août 1888, au sein d’une famille pauvre et modeste, son père étant cordonnier et sa mère tisseuse, Rosa Ramalho n’a jamais eu la possibilité de fréquenter l’école. Dès l’âge de sept ans, elle avait caressé la terre et fait ses premières pièces dans le but de rapporter un peu d’argent à sa famille. Mais ses premiers rêves d’artiste ont été interrompus par son mariage, à 18 ans, avec un meunier et la naissance de sept enfants.

Après une vie entière consacrée à sa famille et à travailler avec son mari, Rosa Ramalho a repris son rêve après le décès de son époux. Elle était alors âge de 68 ans.

Ses pièces originales, à la fois dramatiques et fantaisistes, fruits d’une imagination fertile enfermée pendant cinquante ans, ont rapidement suscité l’intérêt et l’admiration de l’écrivain António Quadros qui l’a découverte et l’a fait connaitre dans les mieux dits « intellectuels ».
Ses pièces ont été exposées pour la première fois en 1956, à Porto, dans une exposition collective à la Galerie Alvarez.

On raconte que des groupes d’étudiants en art de Porto se déplaçaient à Braga afin de rendre visite à la céramiste qui, à cette époque, ne se donnait même pas la peine de signer ses œuvres. Mais les visites quotidiennes et le va-et-vient de la société artistique tout comme les honneurs de la classe politique portugaise d’alors n’ont jamais impressionné Rosa qui restait néanmoins sensible aux marques d’affection et d’admiration populaires et préférait donner vie à ses rêves emplis de personnages étranges et de démons.

La présidence de la République l’a honorée du titre de Dame de l’Ordre Militaire de S. Tiago de Espada, qui a pour but distinguer le mérite littéraire, scientifique ou artistique, ainsi que de la Médaille des arts au service de la nation.

La céramiste Rosa Ramalho s’en est allée en décembre 1977 et, selon sa petite-fille, l’artiste Júlia Ramalho, sa grand-mère a vécu pauvre et a travaillé jusqu’à sa mort.

L’écrivain Mario Claudio lui a dédié le troisième tome de la Trilogie de la main, paru en 2008, aux éditions de la Différence.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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10 réponses à Rosa Ramalho

  1. Une grande, une très grande découverte. Une grande artiste se dévoile à nous par la plume d’Armando que je ne remercierai jamais assez.

  2. Quelle belle dame de coeur et quelle belle artiste. Heureusement que sa créativité a pu s’exprimer et elle a dû mettre les bouchées doubles.
    Merci pour cette découverte encore une fois.

  3. JC dit :

    Sacrée bonne femme
    Rien à voir mais un conseil tout de même ne faites pas comme moi
    Je fus marié avec une femme an glaise
    C’est pas facile à modeler !!!
    Je me sauve

  4. LOU dit :

    C’est un très beau récit qui nous permet de lui donner encore vie. Et j’aimerai imaginer que mes grands-mères auraient pu lui ressembler. Mais ce n’est pas tout à faire car l’une d’entre elles ressemblait plus à Calamity Jane. Si, si, je vous l’assure. Cheval et carabine…

  5. colo dit :

    Quel beau travail artistique qui donne de plus plein d’espoir au « troisième âge ». Merci!

  6. Claire-Lise dit :

    Une femme capable de renaître en tant qu’artiste après une vie aussi laborieuse ne peut que forcer mon admiration. Ce destin est d’autant plus exceptionnel que peu de femmes parvenaient au statut d’artiste à cette époque.
    Je trouve ses créations très modernes.

  7. Denise dit :

    J’admire cette femme, cette artiste qui n’a jamais baissé les bras malgré sa pauvre situation.
    Merci Armando pour ton magnifique reportage.
    Bisous 😉

  8. BRAZEX dit :

    Rosa Ramalho a repris sa vrai vie a 68 ans, malgré le décalage elle a su maintenir son cœur en suspens toutes ces années, merveilleuse femme et superbe artiste.

  9. Dominique dit :

    encore un destin de femme hors du commun, c’est superbe cet art de la main !

  10. Lautreje dit :

    elle me plait cette artiste, elle me plait beaucoup, merci Armando pour cette rencontre !

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