Voir les choses en noir

Certains jours on voit les choses en noir
C’est mon cas aujourd’hui (de là mon silence alors que je suis rentrée depuis hier soir)
Et je me pose la question: qu’est-ce qui fait que aujourd’hui j’ai choisi plus ou moins consciemment de laisser le négatif (et donc les angoisses, les idées noires) envahir une grande partie de mon terrain?
(on pourrait dire que je n’ai pas choisi, que cela s’est fait malgré moi, qu’il y a des événements extérieurs et intérieurs en moi qui me donnent raison d’être dans le marasme…mais je n’en suis pas si sûre, je crois que je me laisse pour le moment couler dans le négatif…peut-être en ai-je besoin)
Je sais pourtant avec ma tête, mais aussi avec mon coeur que, dans chaque moment ou événement de la vie, il y a autre chose, une autre dimension…et qu’il est important de pouvoir refaire une deuxième lecture, puisqu’à la première, le négatif occupe le devant de la scène…
Mais cela demande du courage que ce soir je n’ai pas
Demain peut-être…


PS. Ceci est un billet complètement i-nu-ti-le

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… peut-être que je me lèverai encore avec un reste de ce cafard idiot qui m’étrangle et m’empêche de respirer comme je le voudrais.

Demain. Toujours demain. Comme une bouée à la mer. Une fuite vers l’avant. Demain…
Pourquoi m’empêcher d’être heureux aujourd’hui encore. Un peu. Une heure. Peut-être plus. Grignoter dans cette pensée négative quelque peu de ciel bleu. Un souvenir ancien. Même fugace. Changer de pensée comme qui change de chemin, et décide de s’attarder devant une vitrine remplie des livres dont les titres évoquent les rêves, le suspense et parfois le meurtre.

Tiens, le meurtre… Pourquoi pas?… Planifier méthodiquement un étranglement de nos propres mains. Sentir parcourir en nous un frisson enivrant et se dire que le meurtre peut être parfait. Sans témoins. Sans mobile. Sans remords de conscience.

Un meurtre comme ça. Au hasard. Imprévu. Juste pour notre plaisir. Juste pour éveiller «ce monstre» qui est au plus profond de nous et qui nous fait oublier, pour quelques instants ce que nous sommes et ce qui nous entoure. Quelques instants de délire. Oubliés les tabous, les convenances. Tout!!!

C’est ça. Imaginons un meurtre. Froid. Rapide. Impitoyable.

Et on se sent déjà mieux. L’esprit occupé par quelque chose d’immoral à l’égard de nos semblables, mais tellement jouissif à l’intérieur de nous, jouissif à un point tel que nous avons du mal à comprendre à quel moment nous avons commis le meurtre.

Ah, si, si… Un meurtre a été commis. Là. Il y a quelques instants.

Rappelez-vous…

La pensée négative… Cette malheureuse pensée négative…

 

P.-S. Cette histoire est honteusement i-nu-ti-le. Aussi.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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3 réponses à Voir les choses en noir

  1. Denise dit :

    Parfois, ces moments noirs ou gris dans la vie sont là pour mieux rebondir.

  2. Lali dit :

    J’adore quand tu continues des histoires venues d’ailleurs ou que tu leur donnes une autre vision, une ouverture…

  3. Filleke dit :

    Non. Pas forcément inutile. Je trouve.

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