Et si…

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 [Tabeau : Sylvie Piccolin]

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… J’achève ainsi un chapitre de mon existence. Ces mots, seront les derniers que j’écris
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J’étais là devant mon écran. Perplexe. À regarder le fond bleu de ce blog qui m’était devenu agréablement familier chaque matin.

Les humains appartiennent à la race de ceux qui ont besoin de quelques petites habitudes, de repères. D’affinités. On se sent quelque peu déboussolé devant l’inattendu. On s’inquiète. On s’interroge. On se catastrophe. Et puis, on se dit : après tout, chacun  fait ce qu’il veut…

C’est ce que je me suis dit, un peu contrarié.

Puis, en arrivant au bureau, je me suis de nouveau, par automatisme sans doute, connecté sur son blog et je suis resté collé à cette page idiote où les mêmes mots d’Aluri, m’attendaient, impassibles…

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… J’achève ainsi un chapitre de mon existence. Ces mots, seront les derniers que j’écris
 »

Puis, à force de regarder ces mots comme si je voulais résoudre une énigme, je me suis aperçu que le point final avait disparu. « les derniers que j’écris »;  il n’y avait plus de point final. Est-ce qu’il y en avait un ce matin?… Je ne me souviens plus. Probablement que oui. Je ne sais plus… Je doute.

Et si je lui demandais? Pour être sûr.

Et si je lui disais combien ses mots sont une compagnie chaque matin?
Et si je lui disais combien il est devenu quelqu’un d’important dans mon quotidien?
Et si je lui disais que je sens comme il va dès la lecture de ses premiers mots?
Et si je lui disais qu’il me fait sourire, réfléchir et parfois m’émouvoir, avec ses histoires tellement ordinaires qui ressemblent quelquefois aux miennes.
Et si je lui disais que je prend rendez-vous?…  Que je viendrai l’attendre demain matin. Et après-demain encore s’il le faut.
Puisqu’il n’y a pas de point final… 

[dédicace :
pour la plus heureuse des Denise
]

 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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5 réponses à Et si…

  1. Lali dit :

    Je suis là, matin après matin.
    Ici, chez moi, ailleurs.

    Ce n’est jamais mon dernier mot, ce n’est jamais ton dernier mot.
    Ce n’est jamais, non plus, le dernier de ceux que nous aimons retrouver.

    Je serai là demain matin.
    J’ai pris rendez-vous.

  2. Denise dit :

    …Marion…vos mots ne sont pas perdu…ils sont dans votre coeur.

  3. marion dit :

    Heureux ceux qui savent si bien utiliser les mots, j’aimerais tant que ça me revienne….

  4. Denise dit :

    Armando, je suis vraiment la plus heureuse des Denise ce matin. C’est un petit oiseau qui est venu prendre le « point final » en pensant que c’était une graine et moi, je me sens légère, légère comme l’oiseau.

    Mille mercis pour ta dédicace avec tes mots qui viennent du coeur.

    J’admire la toile de Sylvie Piccolin, les tons sont superbes et chauds.

    Amitié

  5. fios de seda dit :

    … après tout, chacun fait ce qu’il veut…
    Bizarre!
    Há tantas Denises neste mundo… e tantos pontos finais que ficam docemente pendurados na porta dos nossos sonhos!
    Eu confesso que não quero « despendurar » os meus! Deixa-los lá estar, que estão bem.
    Quem sabe um destes dias posso ser la plus heureuse des Fils de Soie.
    Adorei o texto! Lindo de morrer!

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