Viens, on va chanter …

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Et puis, dans la nuit, ces messages qui ont le parfum de la détresse, comme une fuite vers nulle part, parce qu’ailleurs ce sera, c’est sûr meilleur qu’ici, alors que personne ne sait rien.

La nuit porte conseil. Elle apporte sourtout les interrogations. La crainte. L’inquiétude.

Non, on ne peut pas tout quitter. Même par souffrance. Ne pas écrire. Ne pas se promener dans les champs pour faire ce qu’on aime. Ne pas être là où il y a des gens qui nous aiment et nous attendent, est un châtiment de soi-même que je ne puis accepter.

L’amitié c’est cette fleur ouverte sur le monde où le papillon ou l’abeille vient se nourrir. Viens, petite abeille aux ailles fragiles et brisées… Oui, je sais c’est difficille, mais fais un effort… Oui, c’est ça, fais battre tes ailles un peu plus fort… Viens… Viens, on va chanter…  Je connais une vieille chanson…  Viens, Viens on va la chanter ensemble….

Si le coeur te fait mal, si tu ne sais plus rire
Si tu ne sais plus être gai comme autrefois
Si le cirque est parti, si tu n’as pu le suivre
Amène-toi chez nous, je t’ouvrirai les bras
Je n’ai rien d’un bouffon qui déclenche les rires
Mais peut-être qu’à deux nous trouverons la joie
Viens

Si tu ne peux pas mordre dans la vie qui t’emporte
Parce que c’est la vie qui te mord chaque jour
Si tu ne peux répondre aux coups qu’elle te porte
Amène-toi chez nous, je serai dans ma cour
Je ne sais pas guérir, je ne sais pas me battre
Mais peut-être qu’à quatre nous trouverons le tour
Viens

N’oublie pas que ce sont les gouttes d’eau
Qui alimentent le creux des ruisseaux
Si les ruisseaux savent trouver la mer
Peut-être trouverons-nous la lumière

Si tu cherches à savoir le chemin qu’il faut suivre
Si tu cherches à comprendre ce pourquoi tu t’en vas
Si tu vois ton bateau voguer à la dérive
Amène-toi chez nous, j’aurais du rhum pour toi
Je ne suis pas marin, je vis loin de la rive
Mais peut-être qu’à cent nous trouverons la voix
Viens

Si tu t’interroges sur le secret des choses
Si devant l’inconnu tu ne sais que penser
Si l’on ne répond pas aux questions que tu poses
Amène-toi chez nous, je saurai t’écouter
La vérité m’échappe je n’en sais pas grand-chose
Mais peut-être qu’à mille nous saurons la trouver
Viens

N’oublie pas que ce sont les gouttes d’eau
Qui alimentent le creux des ruisseaux
Si les ruisseaux savent trouver la mer
Peut-être trouverons-nous la lumière
Viens, viens viens

Si le coeur te fait mal, si tu ne sais plus rire
Si tu ne sais plus être gai comme autrefois
Si le cirque est parti, si tu n’as pu le suivre
Amène-toi chez nous, je t’ouvrirai les bras
Je n’ai rien d’un bouffon qui déclenche les rires
Mais peut-être qu’à deux nous trouverons la joie
Viens

Si tu ne peux pas mordre dans la vie qui t’emporte
Parce que c’est la vie qui te mord chaque jour
Si tu ne peux répondre aux coups qu’elle te porte
Amène-toi chez nous, je serai dans ma cour
Je ne sais pas guérir, je ne sais pas me battre
Mais peut-être qu’à quatre nous trouverons le tour
Viens

N’oublie pas que ce sont les gouttes d’eau
Qui alimentent le creux des ruisseaux
Si les ruisseaux savent trouver la mer
Peut-être trouverons-nous la lumière

Si tu cherches à savoir le chemin qu’il faut suivre
Si tu cherches à comprendre ce pourquoi tu t’en vas
Si tu vois ton bateau voguer à la dérive
Amène-toi chez nous, j’aurais du rhum pour toi
Je ne suis pas marin, je vis loin de la rive
Mais peut-être qu’à cent nous trouverons la voix
Viens

Si tu t’interroges sur le secret des choses
Si devant l’inconnu tu ne sais que penser
Si l’on ne répond pas aux questions que tu poses
Amène-toi chez nous, je saurai t’écouter
La vérité m’échappe je n’en sais pas grand-chose
Mais peut-être qu’à mille nous saurons la trouver
Viens

N’oublie pas que ce sont les gouttes d’eau
Qui alimentent le creux des ruisseaux
Si les ruisseaux savent trouver la mer
Peut-être trouverons-nous la lumière

(Jacques Michel)

[Photo de l’irremplaçable artiste]

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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6 réponses à Viens, on va chanter …

  1. michelle dit :

    merci !

  2. saab dit :

    Superbe que dire deplus quand cela parle au coeur…

  3. Catel dit :

    Jolie balade musicale et message d’amour, d’amitié, de générosité…La nuit, même la plus profonde, recèle toujours une ombre plus claire que nos yeux aclimatés finissent par percevoir. Ces mots tracés pour se dire et se prouver que l’on existe ne sont-ils pas dans une nuit temporaire la ligne lumineuse que l’on cherche au dehors alors qu’elle vibre là au dedans?

  4. Lali dit :

    Magnifique chanson d’un auteur-compositeur-interprète de chez nous.
    Je suis certaine qu’elle a touché celle à qui elle s’adressait.

    Et je vais chanter avec elle s’il le faut!

  5. Denise dit :

    C’est un merveilleux message Armando. Merci.

  6. isa dit :

    très belle chanson

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