
[Photo : Armando Ribeiro
quelque part à la Grand-Place, à Bruxelles]
Les gens sont drôles. Figurez-vous qu’au bureau, ils viennent me demander conseil sur tel ou tel disque qu’ils voudraient offrir, ou alors ce que je pense de tel ou tel chanteur. Si, si… ils me disent: « Armando, tu penses quoi de?… » Donc, comme je vous le disais, cela m’a tout l’air d’être bien à moi qu’ils s’adressent…
Puis, certains manifestent ouvertement leur surprise quand je leur dis que je n’ai pas d’opinion dans un cas ou encore que je ne les connais pas de tout dans l’autre. Pire, quand je leur dis que je ne connais que dalle à la musique.
Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises (mais je veux bien encore me répéter, pour les retardataires et autres durs de l’auditive), cette rubrique ne reflète que mon opinion sur ce qui m’a plu ou pas.
Peu m’importe qu’on m’explique que tel ou tel chanteur est vraiment un must (c’est le terme courant en français nouveau parait-il). En effet, quelquefois, les gens se perdent à m’expliquer la source d’influences et de courants musicaux, alors qu’ils n’ont pas compris une chose essentielle. La sensibilité de tout un chacun. Et je ne fais qu’exprimer la mienne. Et que le reste… il y a d’autres blogs pour ça.
Bisous.

Enzo Enzo, 2010 – Têtue
Après le délicieux Clap, la revoilà avec Têtue et vous ne serez pas du tout étonnés que je vous dise que j’aime cet album de celle qui reste une des voix qui font du bien à mes écouteuses chéries.
Faut dire que dans le panorama de la musique française, Enzo Enzo continue son bonhomme de chemin, sans concessions ni plaintes dans les magazines, tout en nous offrant une musicalité agréable et sans ratures qu’on écoute pendant des heures.
On trouve dans cet opus les signatures de Kent, Julien Clerc, Romain Didier et Victor Hugo (La chose la meilleure) et puis cette voix mélancolique et sublime qui donne vie et des ailes à ses textes. Et, comme l’a écrit L’Express : « Enzo Enzo prend la chanson par le joli côté des choses : voix douce, thèmes aussi entêtants que des parfums d’Orients, feulement jazzy. » Indispensable. ![]()

Mayte Martin, 2010 – Al cantar a Manuel
Encore un album merveilleux, où la superbe voix de Mayte, considérée comme l’une des meilleures voix du flamenco, fait vibrer les vers du poète et journaliste Manuel Alcantara, natif de Málaga, qu’elle-même a mis en musique.
Un mariage merveilleux entre la plume du poète flamenco et une interprète fabuleuse. Tout comme pour ses travaux précédents, on se laisse conquérir par la voix, le talent et la force d’interprétation de Mayte. Je vous invite à lire le billet que le bleu lui avait dédié le 1er mars 2008.
Un disque sublime. Puisque c’est le mot. ![]()

Carmen Masola, 2010 – Vissi d’arte
Voilà le premier album de la soprano italienne découverte lors du concours Italia’s Got Talent et pour laquelle tout le monde s’accorde à penser qu’elle deviendra la prochaine Susan Boyle. (En fait, elle est devenue quoi, Susan Boyle?…)
Il n’est pas nouveau que je vous dise que je ne suis pas un adepte de ce genre de foire aux illusions et sans doute que j’ai tort, mais c’est ainsi, un vieil âne ne redeviendra jamais un jeune étalon.
J’ai écouté ce premier album et je dirai presque la même chose que j’ai dite pour Susan Boyle. La fille s’est entourée de gens qui connaissant leur métier et savent mettre en valeur ce qui est dans l’air du temps. Malheureusement, Carmen n’arrive pas a me faire oublier d’autres voix qui, elles, me donnent la chair de coq. Mais pourquoi pas? ![]()

António Chainho, 2010 – LisGoa
Maitre António Chainho est allé caresser avec nostalgie et grâce les sons de l’Inde de l’ancien empire lusitain grâce à ceux de la guitare portugaise.
Les voix de Sonia Shirsat et de Remo Fernandes vont vivre le concanim, un dialecte de Goa parsemé d’étincelles de langue portugaise, dans Panch Vorsam et Adeus tandis que Natasha Lewis chante Zindagi Ke Safar Mein, So Ja Rajkumari, Ghara Aaja Pardesi et Mera Joota Hai Japani en hindi. Le pont avec la culture portugaise est assuré par la voix d’Isabel Noronha dans Disseste-me.
Il s’agit d’un des plus beaux disques de musique portugaise qu’il m’a été donné d’écouter ces derniers temps.
Bien évidemment que je ne suis probablement pas la personne la plus objective pour en parler me diront certains. Et alors?… Est-ce une raison pour que je me taise?… Ça alors. J’aurai tout entendu. ![]()
E je termine en vous rappelant

The Hot Showers, 2010 – Memories of Melodies
Seulement si le rock ne vous fait pas peur… et puis vous pouvez lire le billet ici ou là (si vous voulez prolonger votre passage par le bleu) ou alors dans leur site ou alors sur QuebecPunkScnene.net. L’album est en vente chez Bluetracks.ca et puis s’il vous faut encore une écoute avant de vous décider, faut aller sur Myspace.
Dis Mémé… est-ce que je peux encore faire quelque chose d’autre pour vous rendre la vie agréable?…
Ah enfin le dernier samedi du mois…
On peut enfin de régaler de ta manière bien à toi de dire les choses! Unique.
Mais au fait, qui te donne la chair de coq? C’est juste par curiosité…
Merci Armando de ta prévenance mais il m’arrive toutefois de me doucher !
Je pense JC que je peux te dispenser de l’écoute de The Hot Showers… pour des raisons médicales uniquement.
Moi aussi j’ai aimé Antonio ainsi que Mayté d’ailleurs
Quant à Enzo Enzo je n’ai pas encore réussi à l’écouter mais ça va venir : je suis têtu !
Bon week-end à tous
J’ai bien aimé Annnntonio! Merrrrci Arrrmannndo!