230ème anniversaire de la Casa Pia de Lisboa

J’avoue que je ne compte plus les années qui me séparent de l’institution où j’ai grandi et de laquelle, je vous l’avoue très franchement, je sens quelquefois une certaine nostalgie, même si mes souvenirs se diluent dans le temps qui passe.

Aujourd’hui, l’institution porte le même nom mais tout est si différent. Jusqu’au logo. Je me demande souvent, si je retournais, trente ans après, visiter les lieux où j’ai brûlé mon enfance, cela me rendrait heureux ou pas. Franchement j’en doute.

Je me promène dans Facebook, où une communauté importante est en train de se former, je regarde des visages, des noms, des dates et je me dis que le temps a effacé la mémoire des choses, si lointaines et si éparses.  Et pourtant, certains soirs encore…

[Images : Facebook Carlos Correia]

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à 230ème anniversaire de la Casa Pia de Lisboa

  1. LISE dit :

    Ils n’existent plus ces dortoirs ? Oui ? D’ailleurs,existe-t-il encore des internats ?
    Tristes ou doux, les souvenirs de l’enfance demeurent. C’est ce qui nous donne le don du mot et des couleurs. Armando, ils sont la racine de ton talent.

  2. Lali dit :

    Merci de souligner cet anniversaire qui donne l’occasion de cliquer sur la catégorie Casa Pia de Lisbonne et ainsi relire tous tes billets sur le sujet!

  3. Dominique dit :

    Il y a comme un air de ressemblance entre ce dortoir et celui où j’ai passé quelques années, mêmes lits au carré, même tristesse (en tout cas pour moi) il manque les cornettes de la bonne soeur …

  4. Denise dit :

    Je comprends Armando que tu ressentes de la nostalgie… Le temps passe et beaucoup de choses changent! Mais, il te reste un petit quelque chose dans le coeur…

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