L’éxilé

Il regardait la mer depuis des heures, comme accroché au fil invisible du silence, de peur de tomber et de se faire avaler par le vide.

Il était perdu. Il était seul. Jamais personne ne lui avait appris à oublier

Il se sentait se vider à suivre d’autres pas, à s’entourer d’autres bras que ceux qu’il devinait la

Il se savait désormais partagé entre deux vies. Entre deux univers. Entre deux mondes. Tellement opposés l’un de l’autre que pour lui ils étaient comme un tout. Uniforme.

Il ne pouvait pas choisir. Il ne voulait pas choisir. Choisir, c’était accepter de se voir amputé d’une partie de lui-même.

Il regardait la mer depuis des heures accroché au fil invisible du silence.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à L’éxilé

  1. Reine dit :

    A propos de l’exil, ce texte magnifique de Camus plus poète que philosophe :
    « C’était eux sans doute qu’on voyait errer à toute heure du jour dans la ville poussiéreuse, appelant en silence des soirs qu’ils étaient seuls à connaître, et les matins de leur pays. Ils nourrissaient alors leur mal de signes impondérables et de messages déconcertants comme un vol d’hirondelles, une rosée de couchant, ou ces rayons de soleil bizarres que le soleil abandonne parfois dans les rues désertes. Ce monde extérieur qui peut toujours sauver de tout, ils fermaient les yeux sur lui, entêtés qu’ils étaient à caresser leurs chimères trop réelles et à poursuivre de toutes leurs forces les images d’une terre où une certaine lumière, deux ou trois collines, l’arbre favori et des visages de femmes composaient un climat pour eux irremplaçable. »
    « La peste » II p.73 Folio

    Il faut relire tout le passage sur l’exil.

  2. Isa dit :

    Je ne dirais pas mieux brazex, tout a fait d’accord avec toi
    Il n’ais pas nécessaires de faire un chois dans la vie, il faut laisser le temps le faire
    bissssssss

  3. BRAZEX dit :

    Malgré le fait qu’il croit être tout seule au monde il lui suffit de regarder autour, et sûrement il découvrira de âmes soeurs qui l’aime plus que il n’ait jamais pu imaginer.
    Très beau texte comme d’habitude JOYEUX ANNIVERSAIRE MON FRÉRE

  4. Denise dit :

    Merci pour ce beau billet Armando.

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