Il y avait comme un vent espagnol
Vale de los Caidos, Picasso et Guernica
Mussolini, Franco et Salazar n’étaient pas seuls
En Allemagne la bête immonde grognait déjà
A Chicago régnait toujours la Mafia
Partout l’odeur d’une insouciante folie
La vie n’était simple dans ces années-là
1938 … on dansait déjà le boogie-woogie
Et on disait partout dans le vieux Paris
Que dans des endroits un peu louches
Un certain Django Reinhardt et Grappelli
S’amusaient à jouer du jazz manouche.
Monsieur Zola avait inspiré Renoir
La bête humaine était déjà à l’affiche
Hitler rêvait de puissance et de gloire
Et on chantait du Marlene Dietrich.
On sentait la fin des années folles déjà
Le cinéma muet devient sonore
Louise Brooks retrouve l’anonymat
Errol Flynn prend son essor
A la radio Orson Wells s’amusait
La panique dans les grands boulevards
Et dans les bistrots on dansait
Le petit bal du samedi soir
La peur, les trains qui voyagent la nuit
Des millions d’innocents s’en vont vers la mort
Comment on a pu laisser brûler autant de vies
Le sourire d’Anne Frank nous interroge encore
Puis, un jour comme l’a chanté Reggiani
Avec une voix et son coeur déchirés
Les loups sont rentrés dans Paris
Avenue des Champs-Elysées
De Gaulle, l’exil et le 18 juin
Et puis le débarquement en Normandie
La libération au bout du chemin
Et c’est la vie, et qu’elle est belle la vie…
Et pendant quelques années de bonheur
La vie coulait sans trop y penser
Chansons d’amour pour peines du coeur
Baisers volés pour tout recommencer
1948, l’arrivée de la guerre froide
En Palestine pour la première fois
Entre Arabes et Juifs c’est la noyade
Pour tes dix ans c’est pas trop la joie
Le Maccarthysme, la chasse à d’autres sorcières
Gandhi gagne la guerre de l’Inde par la paix
Charlie Chaplin s’exile hors de ses frontières
Alors que Nat King Cole chantait …
1958, Bruxelles construit un drôle d’atome
Au Québec quand les hommes vivront d’amour
Puis l’Europe s’offre le Traité de Rome
Tu as vingt ans et tu vis au jour le jour
Puis, le Vietnam, la blessure d’Algérie
A La Havane souffle un nouveau vent
A Dallas on assassine John F. Kennedy
Et à Prague on écrase le printemps
La Terre des Hommes voit le jour à Montréal
Le Summer of love des hippies de Californie
Et puis, il faut le dire et ce n’est pas banal
Pour tes trente ans on t’offre un Mai fleuri
(Sittin’ on) The dock of the bay était à la une
Et Mrs Robinson, The Doors et Hello, I love you
L’homme marchait enfin sur la lune
Et le roi Elvis se balladait partout.
La liberté pleure à Santiago du Chili
Le scandale du Watergate a raison de Nixon
Au Portugal c’est Avril qui fleurit
Lucy in the sky with diamonds d’Elton John
Et tu arrives à ta quarantième année
Le Sahel pleure son manque d’eau
Aznavour rappelle qu’Ils sont tombés
L’Histoire n’est qu’un immense ruisseau
Fleurissent les années Mitterrand
Daniel Balavoine et radios libres
Le reggae perd son plus bel enfant
Puis Cabrel, une question d’équilibre
En Pologne c’est l’ère Solidarnosc et Walesa
Iran-Irak la fin d’une nouvelle folie
Et cinquante ans qui sonnent déjà
Et Bobby McFerrin Don’t worry be happy
A Tian’anmen un homme face aux canons
La liberté court les rues de Roumanie
Gorbatchev, la glasnost pour forcer la raison
A Berlin une Allemagne découvre la démocratie
L’effrondrement du monde soviétique
La folie barbare frappe au Rwanda
La Tchétchénie fait son nettoyage ethnique
Les droits de l’homme toujours le combat.
1998, Robbie Williams triomphe avec Angels
Le temps passe, soixante ans qui sonnent déjà
Les années à vivre sont toujours les plus belles
Même si on ne veut pas y croire quelquefois
Avec la mort de Massoud s’envole la paix
Les USA tremblent de peur et de colère
L’Europe choisit l’Euro comme monnaie
A Kyoto on discute l’état de la planète Terre
L’enfer de l’Irak divise le monde
Le Tsunami provoque l’émoi
Bhutto s’incline, assassinat immonde
Puis Sarkozy … mais je me tais, car là…
Voilà l’ami, tu vas terminer l’année de l’amour
Laisse-toi aller un peu à celui de la tendresse
C’est bien tentant d’autres années à faire demi-tour
Mais à septante ans JC… un peu de sagesse.
Je n’ai pas d’autres mots à t’écrire
Je n’ai pas de sentiments à te taire
Juste mon amitié pour te dire
Un très joyeux anniversaire …


Quel texte ! Que c’est émouvant et beau l’amitié …
Bisous
Il est un peu tard pour souhaiter bon anniversaire à JC mais je l’embrasse tout simplement !
Et je vous exprime toute mon admiration Armando pour ce texte-cadeau magnifique !!!
Tu es plein de ressources mon ami lol
Amitiés
Rien n’égale le plaisir que cela m’a donné à le faire, même si des fois, je me suis dit, que je n’arriverais pas …
De Gaulle … est devenu la Californie [lol] … Faut éviter les imprécisions historiques.
Je LE vaux bien mdr
Armando Combien de temps as-tu passé pour trouver tous ces liens ?
C’est un travail de Titan
Je sais que je vaux bien mais quand même !!!
Je n’oublierai jamais ça je te le promets
Aujourd’hui, l’âge sans doute, je ne trouve, pour vous tous, pas d’autre mot que : MERCI
70 bisous pour bien marquer le coup!!
Dès qu’on franchit le cap des septante ans je serais d’avis de compter comme en France et dire soixante-dix, à nonante-deux on continuerait à dire soixante-trente-deux …
Enfin, heureux anniversaire, 7O fois mérité !
Amitiés.
Quel beau texte Armando,avec tous ces liens,un vrai travail de fourmi,et le tout en rime…
Superbe, toute mes félicitations.
Joyeux anniversaire J.C, avec une année de bonheur à venir, et mille projets à réaliser.
Amitiés
Joyeux anniversaire J.C. et en plus avec le soleil comme cadeaux
Reçois tous mes voeux Jean-Claude pour un très joyeux anniversaire et n’oublie pas d’aller voir ton banc…
Amitiés
Un joyeux anniversaire ensoleillé
Je me joins à Armando, que cette année te soit belle JC !
Septante ans, c’est beau ! C’est 10 fois l’âge de raison… 😉 donc, c’est la grande Sagesse.
Que te dire Armando qu’un grand merci…Je n’ai pas d’autre mot…
Avec toute mon amitié
JiSSi