Crèche, tradition et politique…

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La tradition de la représentation de la crèche au Portugal remonte au XIIème siècle et au XVIème siècle où, sous l’influence flamande et napolitaine, la crèche se répand un peu partout, sous les traits que nous la connaissions de nos jours.

On l’installe le premier jour de l’Avent, sans la figure du petit Jésus qui, selon la tradition, doit être installé la nuit de Noël, après la messe de minuit.

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A contrario d’autres crèches dans d’autres pays, la crèche traditionnelle portugaise s’anime d’un ensemble vaste de figures, aussi fertile que l’imaginaire populaire, qui n’appartiennent pas à l’époque qu’elles sont censées représenter.

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En compagnie des traditionnels et bibliques bergers, des trois mages, de la vierge, de saint Joseph, du petit Jésus, de l’âne et du bœuf, nous trouvons dans le décor,des personnages cocasses et typiquement portugais, dont on doit l’origine à l’artisanat de la région nord du Portugal.

L’âge d’or était pourtant sous le règne de D. João V qui a fait venir au Portugal l’élite des artistes européens qui, en compagnie d’artistes portugais, ont donné aux crèches en terre cuite, comme la crèche d’Estremoz, notamment, ses lettres de noblesse.

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Avec la fin des ordres religieux au Portugal, en 1834, sous le gouvernement libéral de Joaquim António de Aguiar, le culte de la crèche a connu une période de vide.

En 1836, la reine Marie II du Portugal épouse D. Fernando II, d’origine allemande, et introduit l’usage du sapin de Noël au Portugal.

Avec l’arrivée au pouvoir de l’État Nouveau de Salazar, attaché à la symbolique Dieu-Famille-Patrie, la crèche connait un regain de popularité, lorsque celui-ci, par opposition à l’étranger sapin  de noël, a remis la crèche à la mode, ce qui a fait naître un regain de popularité dans les écoles publiques et dans l’artisanat pour celle-ci.

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Aujourd’hui, partout au Portugal, les différentes formes d’artisanat (bois, liège, fer, terre cuite, etc.) ne cessent de renouveler en imagination et grâce, l’image de la crèche, dans une infatigable source de créativité, dont je vous laisse apprécier quelques exemples…

Bon Noël à tous.

 

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À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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9 réponses à Crèche, tradition et politique…

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  2. Lali dit :

    Une fois de plus, un mercredi qui nous met des étoiles dans les yeux!

  3. Lautreje dit :

    Merci pour ce voyage, c’est un plaisir ! Une préférence pour la dernière crèche qui me fait vraiment penser au Portugal !

  4. Denise dit :

    C’est avec grand plaisir que j’ai lu ton magnifique documentaire et les crèches sont si jolies…

    Une fois de plus, mon esprit s’est échappé au Portugal, merci Armando!

    Bisous de bonne journée!

  5. Hespérie dit :

    Quel beau billet Armando ! Comme à ton habitude, si bien documenté, si bien illustré, c’est un vrai plaisir de partir , entre autres, chaque mercredi avec toi … 😉
    J’aime beaucoup les silhouettes en fer contre le mur . Tu me donnes envie de ressortir le village et la crèche de carton-récup’ qu’avait fait mon père …

    Passe une belle journée

  6. JC dit :

    Encore une fois de bien belles choses
    Bon noël

  7. Quel bonheur que ce billet qui semble m’être personnellement destiné : j’ai toujours adoré les crèches, en ce moment chez les petits pois, il n’y a pas moins de 4 crèches dans la salon : la « traditionnelle » (même si la tradition n’est que familiale) crèche tricotée par mes petites mains d’enfants et celles bien plus expertes de ma maman ; deux miniatures, une dans la cosse d’un fruit inconnu, l’autre dans une minuscule ogive de terre cuite ; quand à la dernière, elle n’est pas encore complète, puisqu’il s’agit du cadeau de l’avent de mes filles : toute de rêve et de plastique : une crèche pl**mobil…
    M’en vais faire un billet, tiens…

  8. Fifi dit :

    Un merveilleux reportage Armando ! Merci !
    Bon et doux Noêl !!!

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