
Je crois qu’il est devenu l’ombre de ce qu’il a prétendu toujours détester. Il s’est laissé enfermer dans un clan fermé d’une demi-centaine [et je suis sympa] de fans souffrant d’idolâtrie aiguë.
Quelques frustrés, en mal d’existence, qui trouvent leur réconfort en se faisant photographier, à côté de ce qu’il est advenu d’une des plus grandes promesses des seventies, qui avait soufflé sur la chanson comme un vent de fraicheur.
Il est devenu une photo qu’on étale partout, comme un monument moribond, qu’on est fier d’avoir touché une fois dans sa vie.
Les quelques rares fois qu’il passe encore à la télévision, c’est pour répéter inlassablement ce qu’il a déjà dit ou bien pour qu’on l’entende chanter toujours les mêmes bouts des mêmes vieilles chansons, malgré le fait qu’il sort de nouveaux disques. Et moi, je ne crois pas qu’on puisse avoir un quelconque plaisir, comme il le prétend, à le faire. D’ailleurs, pour s’en rendre compte, il faut seulement écouter ses chansons.
Comme je ne suis pas convaincu qu’il peut être heureux entouré de ces adulateurs qui pour la plupart connaissent à peine sa carrière, mais qui s’extasient éblouis devant lui, en étudiant ses chansons comme les prières d’un gouru, ou alors de prétendus chanteurs, qui hier encore ignoraient tout de lui, et qui volent des mots, ici et ailleurs, soit dans des textes de vieux messieurs, pour embelir leurs travaux, en croyant que personne n’a jamais lu trois lignes de poésie ou bien Saint-Exupéry.
Je me souviens que quand j’étais enfant, on me disait que la médiocrité se multiple. Je crois que c’est vrai. Surtout la médiocrité haineuse, qui refait les vérités à sa guise, pour avoir une raison d’exister.
Et moi, je trouve que c’est bien dommage que certains chanteurs aient une tendance à oublier que sans public ils ne sont que des oiseaux sans ailes.
Il suffit qu’on tourne le bouton de la radio pour qu’ils cessent d’exister. C’est aussi simple que cela.
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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ce permalien.
Je suis d’accord avec toi Armando, ainsi qu’avec Lilas et Zef !
Mettons un CD !
« Et moi, je trouve que c’est bien dommage que certains chanteurs aient une tendance à oublier que sans public ils ne sont que des oiseaux sans ailes »
Comme tu dis…. il y en a ….!! si peu de respect .
« Il suffit qu’on tourne le bouton de la radio pour qu’ils cessent d’exister. C’est aussi simple que cela. »
Les vrais restent, les autres s’entourent d’adulateurs parasites.