Mes mercredis au Portugal

mes-mercredis.jpg
mes-mercredis-ar.jpg

quoi-je-me-repose-un-peu.jpg

os-poetas-de-agosto-natalia-1996-natcorreia.gif

Natália Correia

 

Le refus des images évidentes

Il est de nuits qui sont faites de mes deux bras
Et un silence commun à toute violette.
Il est sept lunes qui sont lignes sépia
Traçant sept nuits jusqu’à cette nuit jamais faite.

Il est de nuits que nous portons autour des hanches
Comme une ceinture de grands papillons,
Et une strie de sang dans notre obscure chair
Marquée par une épée au fourreau de comète.

Il est des nuits que nus ont laissés en arrière
Entortillés dans notre désenchantement
Et puis des cygnes blancs qui ne sont les pareils
Que de la plus lointaine vague de leur chant.

Il est des nuits qui nous amènent vers les fonds
Où le fantôme de nous-mêmes se rapproche;
Et alors c’est toujours notre voix qui répond
Et c’est notre nom seul qui était sans reproche.

Il est des nuits qui sont des lys et sont des fauves
Et notre exactitude alors de rose vile
Réconcilie dans l’étendue glacée des sphères
Les étoiles que l’on regarde de profil.

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
Ce contenu a été publié dans Mes mercredis au Portugal. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

4 réponses à Mes mercredis au Portugal

  1. Je suis ravie que le texte de cette fabouleuse poète portugaise qui est Natália vous aie plu.
    Merci de vos mots.

  2. chantal dit :

    Beau poème… mais oppressant… pour moi!
    Merci Armando. Bonne journée et bises.

  3. Quelle « claque », c’est magnifique et ça résonne en moi, mélange de féminité assumée et du lointain écho de mes années noctambulle et de mes nuits d’insomnie…

  4. Lali dit :

    Merci, merci, merci!
    Dommage par contre qu’il n’y ait aucun recueil de Natália Correia en français…

Les commentaires sont fermés.