Mes mercredis au Portugal

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Poids du monde

La poésie n’est pas, ne fut jamais
une énumération ou un composé
d’exubérance, de bonté,
d’élévation, ni une charrue
ou une offrande sur un sol
gros de morts.

Pas plus le repentie
de Dieu pour avoir crée l’homme
avec la face de sa mémoire,
flanqué de son escorte de vermine.

Encore moins souffle de ceux qui aiment
en ouvrant grand la porte limpide
du corps pour pleuvoir sur la terre,
ou qui sont chargés tels des tortues
de tout le poids du monde.

Pas même une révérence devant un tigre,
pour la légèreté maligne de ses quatre pattes,
pour sa somnolence auprès de la souche
prisonnière elle aussi
de la dureté d’être tigre.

Elle est le miracle d’une arme
absolue, d’un seul mot
réduisant l’atome à l’innocence achevée.

António Osório

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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4 réponses à Mes mercredis au Portugal

  1. Lali dit :

    On peut savoir de quel recueil tu as tiré ça?
    C’est pour ma liste d’épicerie…

  2. Alain L. dit :

    En v’là encore un qu’Emile Faguet n’aurait pas aimé….

  3. Denise dit :

    La poésie apporte du baume sur nos coeurs…

  4. chantal dit :

    La poésie contribue parfois à dissiper ce noir qui plonge dans les tréfonds de notre âme…

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