
Voilà que ça devait bien arriver un jour. La carte blanche de cette semaine est restée blanche…
J’aurais pu prendre mon bâton de pèlerin et aller frapper aux portes des uns et des autres. J’aurais pu écrire sous un pseudonyme. J’aurais pu prendre un texte ailleurs au hasard. J’aurais pu…
Il y a toujours des «j’aurais pu» qu’on pourrait dire à l’infini pour le plaisir d’une page. Toutefois, le bleu ressemble à la vie qui passe… Avec ses moments de tristesse, de vide, ou bien de verbe poussé jusqu’à la caricature, puisque l’envie me vient. Et alors?…
Et ça ne sert à rien de regretter le jour d’hier. On ne revivra plus ce jour passé. Sauf dans nos haines.
Faut s’attacher à vivre le présent et l’avenir. Le mieux qu’on peut. En jetant, sans hésiter, tout ce que nous encombre. Tout ce qui devient lourd. Tout qui est si creux et pourtant rempli de la bêtise de ceux qui savent tout sur tout et qui s’acharnent à tenter de vous mettre dans le droit chemin. Dans leur vision du «droit chemin», en vous fouettant sans relâche de leur morale, comme des anciens conquistadores.
Qu’ils sachent qu’aussi estimables qu’ils soient, ils ne sont pas indispensables à mon existence.
Qu’ils apprennent que les choses n’ont que la beauté du regard qu’on y pose. Mais je crois qu’ils ont perdu la faculté de regarder. Ils réfléchissent à la place. Ils ont perdu la vertu de s’étonner. Ils cherchent à traduire des sentiments.
Mais tout n’est pas perdu.
Puisqu’ils m’ont donné la possibilité de caresser cette carte blanche, pour vous dire que j’espère bientôt accueillir ici, encore et encore, les textes de Géraldine, Reine, Lali, Flairjoy, Agnès, Denise, JC, Francine H ou tout autre qui nous fera l’amitié de bien vouloir s’installer dans un coin de mes nuages qui deviennent aussi les leurs. Parce que cette carte blanche est un peu notre richesse commune. La richesse de ceux qui sont riches de quelque chose et qui souhaitent le partager.
Et même s’ils disent des choses avec lesquelles je ne suis pas forcément d’accord, je les publierai quand même. Parce que.
Parce que l’idée du respect de la liberté de chacun est beaucoup plus précieuse que l’idée que je me fais des choses. On ne peut aimer qu’en restant libre. On ne peut aimer qu’en laissant les autres libres. De rester.
Nous attendons vos mots. À bientôt.

En chantier…
À suivre…
Merci pour l’espace que tu nous donnes et qui nous permet de nous découvrir les uns les autres…