
L’été en aquatinte
La chaise longue s’étend sur le balcon fleuri.
Une aquarelle se peint sur la page soixante-treize.
Je lézarde et je lis, je flâne et je m’ennuie.
Chaleur et poésie s’étalent à leur aise.
L’odeur des pivoines s’accroche persistante.
Au jardin se répandent les pousses de citronnelle.
L’arbre est plein de moineaux qui jacassent et qui chantent.
La cigale a sorti ses longs sons de crécelle.
La rivière perd ses eaux qui s’assèchent au soleil.
Le grand héron s’attarde sur une patte et attend.
Les canetons s’ébattent devant leur mère qui veille.
Les algues bleues recouvrent une partie de l’étang.
Le vent ne souffle plus, les feuilles restent sages.
Les gestes se font lents et la peau devient moite.
On accueille d’un soupir la venue d’un orage.
Les enfants excités sautent pieds nus dans les flaques.
L’humidité de l’air s’arroge toute la place.
Les travailleurs en sueur rêvassent aux vacances.
On sirote des smoothies, des liqueurs et des glaces.
Sur leur perron les vieux nonchalants se balancent.
L’été s’anime heureux avec ses feux de joie,
Ses fanfares bruyantes dans les parcs envahis,
Ses spectacles en plein air et ses charbons de bois,
Ses pique-niques dans les îles et ses bains de minuit.
La chaise longue s’étend sur le balcon fleuri.
Une aquarelle s’éteint sur la page soixante-treize.
Je lézarde et je lis, je flâne et puis j’envie
La vague qui s’éclate là-bas sur la falaise.
Août 2008 ©Flairjoy
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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Merci Armando, Denis, Denise et Lali!
Voilà des commentaires bien plaisants qui me poussent à poursuivre le chemin de l’écriture.
Aujourd’hui il passait par la tendresse d’un poème d’été suivit de la chaleur rassurante de l’amitié!
Je suis comblée!
Quelle belle scène, Flairjoy! Et racontée de si tendre façon! Merci de la partager avec nous!
Ta poésie pleine de charme m’emmène dans ton beau jardin qui sent bon la pivoine. J’ai l’impression d’y être.
Merci Flairjoy pour tes mots qui fleurent bon l’été accompagnés des moments de joie.
C’est rempli de belles images, de jolis mots, presque d’odeurs …. Tu possèdes un beau pouvoir d’évocation, que j’apprécie jour après jour.