Patrimoine culturel immatériel de l’humanité

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Image : Be actual

Tout comme il l’a déjà fait pour le kunku, en 2001, le duduk en 2005, le tango, en 2009 ou encore le flamenco, en 2010, le Comité intergouvernemental de l’UNESCO vient d’ajouter le dimanche 27 novembre, le fado à la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, après une réunion de ses membres dans la lointaine ile de Bali, en Indonésie. Là où, en 1585, des Portugais, après le naufrage de leur bateau, sont entrés au service de la noblesse locale, les Dewa Agung.

Le processus de la candidature portugaise a démarré en 2005, et, faut bien l’avouer, il a aussitôt partagé les amants du fado.
Pour une certaine ‘élite’ qui se balade régulièrement et avec prestance sur les plateaux de télévision, cette candidature avait été bien accueillie et considérée une bonne chose.
Pour d’autres, tout aussi respectables, et plus attachés aux racines intimistes, nostalgiques et populaires du fado, la chose a été considérée comme dérisoire puisque pour eux, le fado est considéré comme un chant on ne peut plus portugais qui appartient à la fois au peuple dont il est issu et est devenu universel depuis qu’Amália a parcouru le monde, sans se soucier des barrières culturelles et linguistiques, pour déchirer le silence de sa voix unique, donnant à la chanson de la ville au bord du Tage, ses plus belles lettres de noblesse, que le fado soit chanté dans le vacarme d’une taverne d’un vieux quartier de Lisbonne, lors d’une fête populaire, au coin d’une rue (où il a gagné sa réputation de chanson marginale), ou encore au prestigieux Carnegie Hall à New York ou à l’Olympia de Paris.

Toujours est-il que la politique n’a pas manqué de saisir l’occasion pour se réjouir publiquement du fait et en a profité pour souligner que dans cette période d’austérité ceci était une bonne nouvelle pour tous les Portugais ainsi qu’un motif de fierté. Et pourquoi pas?…

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Ceci étant dit, et vous demandant de m’excuser pour mon humaine faiblesse, ce genre de nouvelles m’ouvre l’appétit et il me vient l’envie de « m’attaquer » à un de ces savoureux pasteis de nata qui ont eu la bonne idée de marquer à leur manière leur soutien à la candidature du fado.

Et, puis, il me vient l’envie de vous offrir la voix unique d’une grande dame do fado, Herminia Silva.

 

Et puis, si la curiosité vous taquine la souris, je vous laisse quelques les liens vers des billets que je vous ai proposés au long de ces quatre ans de bleu, au cas où…

Amália, Ay mourir pour toi

A Severa

Ercilia Costa

Do fado ao Fado

Peut-on mourir de saudade?

Sopra o vento, Joana Amendoeira

A brisa do coração

José Malhoa, O Fado

Mãe Negra (mère noire)

Dans la mer de tes jambes

Mísia, l’universalité do fado

Carlos Paredes, danças portuguesas

Le fado de Fáfá

Fado et Tango, une seule passion

Maria Teresa, Gaivota

Comment dire ce que c’est « le fado »?…

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Publié dans Mes mercredis au Portugal | 5 commentaires