Tahar Hammami

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Mes amis
Mes amis demeureront
Pour frapper à l’ouïe du monde
Et pour remplir ses grandes avenues…

De toute façon la terre verdira
Le soleil apparaîtra ainsi que les fleurs,
Et les maisons blanches
Sur les décombres de ce qui s’est effondré

S’il est permis que je sois exilé
Que s’achève mon chant
Mes amis demeureront
Pour perturber ce monde
Pour en briser les portails en fer
Pour en abattre les murs
Pour y pénétrer
Et user de leurs pioches
Ils demeureront
Pour porter les flambeaux

O mon obscur devenir
O chose admissible et inadmissible
Mes amis demeureront
Comme une réponse violente
Plus violente que ma survie
Ils demeureront
Eux qui poussent avec l’herbe
Eux qui descendent avec l’ondée
Eux les conquérants
Ils demeureront !!

 

[Tahar Hammami n’est plus
 Jalel El Gharbi]

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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3 réponses à Tahar Hammami

  1. Merci Mû. Corrigé.

  2. dit :

    Le lien de Jalel ne fonctionne pas. Je te le colle :

    http://jalelelgharbipoesie.blogspot.com/

    Sourire.

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