Bonjour les amis, hier le printemps, aujourd’hui l’anniversaire de Francine, demain Pâques, tout va tellement vite qui si on ne regarde pas devant soi, on risque de taper le nez contre le père Noël…
J’espère que vous trouverez votre bonheur parmi les disques que j’ai écoutés cette semaine. Faut dire que je me régale, puisque je vole de musique en musique, comme un papillon du printemps, insouciant et menteur, aux couleurs de l’arc-en-ciel, qui vole de fleur en fleur comme une commère de qui sautille d’oreille à oreille… Comment ça, j’ai l’air efféminé?… Tu me prends pour un canard peut-être…
Allez, passons à la musique, ça vaut mieux….
Eric Bibb, 2006 – Diamond Days
L’idée serait d’écouter ‘Forgiveness is Gold’ en guise de mise en bouche et puis d’écouter l’album normalement. Mais je sais que vous n’allez pas m’écouter. De toute manière, à l’écoute de cet album, on ne se pose pas des questions. On se délecte lascivement de la profondeur de la voix d’Eric Bibb, dans ‘Tall Cotton’ ou bien dans ‘Shine On’ et aussi de cette perle dont je vous ai parlée en ouverture qui est tout simplement superbe.
Avec une grande subltilité dans les accords, Diamond Days n’est pas loin (je vous dirais même qu’il est tout proche) d’être un chef-d’œuvre, dont vous pouvez écouter des extraits ici. Faut dire que le blues a ce pouvoir étrange de nous faire danser l’âme dès les premiers murmures, et de laisser une sensation de simplicité, de bonheur… Un retour aux sources, quoi…

Marissa Nadler, 2007 – Songs III Birds on the Water
Sa voix n’est pas loin de rappeler la façon de chanter de Joan Baez, mais on dirait également qu’il y a également une similitude dans le timbre de leurs voix.
La voix mélancolique de Marissa Nadler sert à merveille l’atmosphère brumeuse de cet album composé de mélodies joliment ‘tristounettes’, auxquelles on s’abandonne facilement, pour s’apercevoir que l’envoûtement de la voix mélancolique et éthérée, saupoudré d’accords de guitare très linéaires, vous prend totalement. Par ici les curieux.
Moi j’ai beaucoup aimé.

Adele, 2007 – Adele 19
Il y a comme une vrai révélation d’une chanteuse de talent et une découverte musicale dans ce disque. Je n’ai pas le sentiment de prendre le moindre risque pour prendre des paris quand je vous dis cela.
Le pays de sa majesté ne cesse d’offrir des chanteuses surprenantes, dont on pourrait dresser ici une longue liste.
La voix d’Adele, agréablement profonde, glisse sur des chansons harmonieuses.
Pour certains spécialistes – dont Dieu merci je ne fais pas partie – cet album n’a pas assez mûri et est sorti trop tôt. Je n’ose même pas douter du fait qu’ils ont sacrement raison.
Personnellement, je trouve que guitare et piano évoluent dans des orchestrations sobres, qu’elle chante des «machins» d’une gamine de son âge (First Love, Crazy for you) et que l’ensemble de l’album est agréablement dominé par la remarquable voix d’Adele. Puis les comparaisons avec Amy Whinehouse et tout ça, je n’ai que faire. Ça me plaît. Amy ou pas. Point.

Claire Diterzi, 2007 – Le tableau de chasse
D’emblée, je n’ai que des superlatifs pour cet album. Autant que vous le sachiez. Aux résonances électro et rock à vous faire baigner les écouteuses dans le bonheur, Tableau de chasse est aussi un des titres de l’album qui évoque un coureur de jupons et « son tableau de chasse ». L’album baigne dans une énorme impertinence mais surtout dans beaucoup de talent, avec un registre vocal brillant et théâtral. Pour moi, Claire Diterzi a un je-ne-sais-pas-quoi d’une Bjork des meilleurs jours. Deviendra-t-elle une Bjork à la française?…
Il s’agit, a mon humble avis bien sûr, de l’album le plus surprenant et le plus innovateur de la chanson française de 2007. Et dire qu’elle n’a même pas été citée aux Victoires de la musique. Non mais, ils ne sont pas sérieux en France…
Avec des talents comme Claire Diterzi, c’est un vrai scandale qu’ils continuent à passer dans les programmes de variétes du samedi soir des gens comme « I2/£*°° B%1-|#§³ » et comme « –(@ &²/>p{è!! »… Je dénonce parce que ça me démangeait grave… Écoutez-la…

Ana Moura, 2007 – Para além da saudade
Sans aucun doute, Ana appartient à cette nouvelle génération du fado que je considère magnifique. Elle fait vivre le fado traditionnel main dans la main avec le fado-chanson, sans s’enchaîner ni a l’un ni à l’autre. Ça s’appelle le talent.
On doit le titre de l’album à un poème de Fernando Pessoa. Une belle surprise est «Vaga, no azul amplo solta» qu’elle chante en duo avec le grand Patxi Andion. Une autre, et n’est pas la moindre, la musique de «Velho Anjo» a été composée par Tim Ries (le saxophoniste des Rolling Stones) qui participe à la chanson «A sós com a noite».
Il y en a encore qui osent dire que le fado est triste?… Si avez un doute, cliquez là.

Erykah Badu,2008 – New Amerykah, Pt. 1: 4th World War
Manifestement, je ne suis pas un «croqueur» de ce qu’on appelle la musique «funky». Je ne pourrais pas dire grand-chose d’un album où il va me falloir plusieurs écoutes pour «apprivoiser la chose». Oh! le coup de vieux…
Ceci dit, il y a des titres que j’ai bien aimés comme le lancinante et envoûtante «My People». En tout cas, c’est certain que si vous avez envie d’aller plus loin, vous devez rendre visite à with music in my mind, qui vous détaillera le cd comme une pro. Pour écouter la gamine, c’est par là.
A la semaine prochaine, et faites attention au chocolat, il paraît que pour la chose amoureuse… chut!… je ne vous ai rien dit…


J’ai adoré Eric Bibb et je t’ai écouté eh oui, en commençant par « Foregiveness is Gold » et je n’ai pas regretté. Fabuleux.
La voix profonde d’Adele m’enchante. Puisque le fado me plaît énormément, j’ai adoré Ana Moura. La voix de Marissa Nadler est également fort jolie.
Ce fut une ballade très agréable.
Merci pour tes choix Armando et également pour les liens.
Marissa Nadler, j’adore et Eric Bibb c’est magique (d’ailleurs son nouvel opus va sortir bintôt en Belgique Spirit As I Am) et Erykah il est vrai que pour les non-amateurs de funk il faut l’apprivoiser mais cela vaut le coup ce très beau voyage musical.