Ainsi Femme
la terre était grasse sous l’herbe tendre
dans les aléas des premiers tourbillons
Tu t’y es enfoncée jusqu’à subir l’immobilité des pierres
Là, le Temps meurt où tu te nourris
Femme
livre ouvert, polarisation de l’aleph
au sein du Verbe rouge sang se reflète l’eau blanche de ton sein
Ainsi Femme -Terre-
tu renouvelles chaque fois la loi de l’Echo
dans la quintessence de ton germe
J’irai boire à ton herbe Terre -immobilité centrale-
Ainsi Femme
en devenir de glaise
dans le creux de ton aîne suinte encore la goutte de l’homme
De là naitra l’éternité de toute chose
-dans l’instant même où Neptune soupire-
Ainsi Femme
l’eau a agi sur la terre, le sel est apparu
et dans le lent brassage des effluves lunaires
l’oeuvre des eaux souffle sans cesse des caresses d’argile
sur la mémoire de ta peau -musique archangéenne-
où crisse encore un souvenir de doigt
Ainsi Femme -Terre ! Lune !-
matriarcale souveraine, ainsi,
Ainsi le caillou était vierge de tout signe distinctif
seul ton reflet, Femme, en possédait l’énigme
et la Clé
Ainsi -Chose insoumise-
en ton nom Flux et Reflux se magnifient
Ainsi Femme, mémoire de l’Univers
Ainsi tu sais encore les remous nébuleux et la Source
inconnaissable chaque fois
Ainsi Femme tu redeviens fluide en respirant
Je t’enfanterai encore, Femme, j’enfanterai ta Voix
d’où naîtra un Verbe plus doré que jamais
qui projettera l’enfance vers tes lieux impromis
Ainsi Femme de ton Mouvement
Tiphéret attend la beauté agissante de l’Or
[Poème : Mû]
[Sculpture : Camille Claudel]


Merci à Mû pour ces mots….
Merci à Camille pour cette representation toute en finesse,
Et merci à vous de nous les présenter ensemble.
Tes mots sont ronds comme la terre, comme la lune, comme le corps de la femme qui enfante, Mû, tes mots sentent bon …
Bises de la nuit
Une bien belle rencontre !
Et moi je suis simplement EMUE…
ce poème est sublime & Camille à toujours été mon inspiratrice..J’aime Camille….. & la poétesse..
Bidoux à Mû et toi Armendo
Non j’ai seulement ouvert ma grande google pour regarder ce qu’était Tipheret
Ayant retrouvé mon équilibre je me joins au concert de félicitations
Brazex, tu es apparemment le seulE, mais pas le seul….
Rire.
Brasex,
je suis au regret de t’annoncer que mon changement de sexe n’a pas eu lieu et qu’il n’est pas envisageable pour l’instant. Donc je suis toujours un homme.
Puis je suis certain que JC, d’ému qu’il a été, il n’a pas pu souffler mot.
Mon ami, l’exlusivité masculine ce sera donc pour une autre occasion.
Tiens je suis le seule homme à lire Ton poème Mû???!!!!!….magnifique femme simplement.
Oh oui j’allais le dire Camille Claudel avec, écrit pour … l’une pour l’autre …
C’est beau ce que dit Sylvaine !
Bisous bleus en slow
Merci Mû pour ce splendide poème sur la femme. Vos mots sont de toute beauté, c’est prenant !
Merci Mû d’avoir pensé à nous les femmes et de nous avoir tissé ce très joli poème
La femme est tout un poème, suffit d’apprendre à lire
PS : Armando si c’est votre anniversaire…bien… bonne année en moins
Je passe te faire un clin d’oeil tout de même, Armando. Elle rend bien, non, la sculpture de Camille Claudel ?
Je t’ai mis un beau ciel bleu chez moi. Rien que pour toi bien sûr !
Ce poème est… j’ai pas les mots ! Il est un chef-d’oeuvre ! C’est prenant, c’est magnifique !
Le fond, la forme : magnifiques !
Mes mots sont trop pauvres pour que j’en dise davantage.
Merci !
Merci Armando de publier cette merveille.
Tout à coup, je suis fière d’être une femme.
😉
Femme qui redevient fluide en respirant …
Qu’il est beau de lire Mû ici … sous tes beaux nuages …
Le flux et reflux de la terre enfantent la femme, la mère … mer souveraine … Magnifique !
Bisou bleu de femme