
Elle se lamentait parfois en s’interpellant dans le miroir de la salle de bain, le matin, avant de passer sous la douche « mais qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? ». Elle la prenait bouillante. Elle aimait à sentir sa peau brûler sous le jet ruisselant dont la vapeur épaisse envahissait irrémédiablement la place, occultant tout, même ces peurs. Elle ne tombait plus amoureuse. Elle disséquait tout dans l’espoir de trouver où la machine bloquait. Minutieuse comme Paré elle coupait, tranchait, auscultait, observait. Mais rien, jamais, ne lui donnait de piste. Pourtant, elle ne voulait pas abandonner car pourquoi vivre si c’est pour baisser les bras. Alors, elle continuait dans son wagonnet, haut, bas, haut, bas.
Et puis un jour, alors qu’elle feuilletait un journal gratuit, elle tombe sur la rubrique petites annonces. Curieuse de ceux qui osaient, elle lit les annonces « Hommes ». Elle regarde sa région et bizarrement, les annonces qu’elle lit provoquent un véritable attrait comme une esquisse de réponse. La liste n’est pas longue. Enfin, en bout de liste quelques mots retiennent son attention. « H très actif tonique recherche F à son image 72ans veuf marchand de biens très soigné coquet sentiment et affectueux trop seul dans sa belle maison il a envie de partager sa vie auprès d’une gentille dame aimant la nature sorties diverses voire plus si affinités. Réf. 102648. »
Subitement, elle se dit pourquoi pas ! Au moins, à défaut de vibrer elle pourrait se sentir aimer. Oui, pourquoi pas. Accepter les hommages obligés d’un homme qui saura reconnaitre en elle sa dernière chance. La chance de voir à son réveil une jolie femme. La chance de savoir qu’elle sera là pour ensoleiller sa vie. … …
a suivre dans 
À propos de dubleudansmesnuages
Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre.
Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres …
Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française.
Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan …
Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro.
Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub.
Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires.
Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées.
Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent.
Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu.
Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
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L’Amour avec .. Réf 102648… me couperait l’appétit !
Pourrions-nous parler d’un appétit vorace… ou d’une grosse faim?…
Je suis restée sur ma faim!