
Si vous tapez Nicolas Peyrac dans Google pour arriver à son site, ne vous laissez pas surprendre par l’indication de «nouvel album 2006» – Vice versa…
Beaucoup d’eau a coulé depuis et nous sommes bel et bien en 2009 et Nicolas Peyrac vient de sortir un album intitulé Case Départ, que j’ai écouté. Et j’en cause, cette semaine, bande de veinards…
Une autre remarque, la musique que vous écouterez en entrant dans son site en est une tiré de l’abum Vice versa et non de Case Départ, comme les moins avertis pourraient le penser.
Ce n’est pas que je sois pontilleux, mais j’aime quand même que les choses soient claires et précises.
Donc, récapitulons – Nouvel album 2009 : Case Départ. C’est bien compris maintenant?
Passons à la musique…

Katia Guerreiro, 2008 – Fado
Encore une voix de ce Portugal fertile en voix féminines. Le dernier album de Katia est encore un bijou dans la tradition de ce chant de tout un peuple qui gagne encore en art et noblesse.
Dans ce CD, Katia nous offre parmi les 14 fados une version de Lisboa de Charles Aznavour à laquelle elle donne des accents de fado, qui doivent plaire à ce dernier.
Mais il faut signaler qu’elle-même signe deux fados « Ponham flores na mesa » (Mettez des fleurs sur la table) et Mundo (Monde).
Peu savent que Katia Guerreiro est médecin (eh oui, elle a fait ses études à la Faculté de Médecine de Lisbonne) et pour cette raison, cela ne vous paraîtra donc pas étonnant que je vous dise que sa voix est comme un doux remède pour une âme étouffée par la saudade. 

Eric Bibb, 2008 – Spirit I am
Si vous aimez le « blues » dans ce qu’il a de plus traditionnel, voilà un album qui sent bon la Nouvelle Orléans et qui vous fera passer un super agréable moment tout en musique, avec de somptueux morceaux qui vous donneront envie de taper du pied.
La voix d’Eric se promène avec une joie contagieuse dans ce que je considère être, d’un bout à l’autre, un bijou.
If our hearts ain’t in it vous invite à un «slow» tendre et nonchalant, jusqu’à vous faire tomber le cœur en confettis. Je l’écoute en boucle.
Un de ceux qui m’a plu le plus. Que du bonheur et de l’énergie positive. Si vous êtes mou et en manque de bonheur… Rendez-vous chez le disquaire le plus proche et exigez Eric Bibb. 

Sia, 2008 – Some people have real problems
Je ne sais pas pourquoi mais j’étais convaincu que je vous avais déjà parlé de cette merveille australienne.
C’est en lisant dans le Mad (du journal Le Soir) de cette semaine que je suis tombé sur un article d’une page plutôt flatteur, au sujet de cette chanteuse délicieuse qui en est à son troisième album solo.
Je ne connais pas les deux autres, encore moins ses collaboration avec Zero 7, mais l’écoute de cet album est un délice du début à la fin.
J’ai adoré I go to sleep, une reprise des Pretenders (joli clin d’oeil à la voix fabuleuse de Chrissie Hyndie).
Un album sans ‘déchets’. Il n’y a pas que l’environnement qui est content. 

Nicolas Peyrac, 2009 – Case Départ
Voilà! Enfin… L’album de Monsieur Nicolas Peyrac est arrivé en Belgique. Et je l’ai acheté. Avec mon argent de poche. Et je l’ai écouté. Bien entendu. Je n’ai pas besoin d’une grève des chemins de fer (comme une de ses fans) ni d’une panne de PC (comme un autre de ses admirateurs) pour écouter Nicolas Peyrac.
Une sonorité qui me ramène à ses premiers albums, avec cette voix toujours reconnaissable et que j’aime encore. Ah Nicolas l’artiste est encore capable de nous offrir quelques bons instants d’émotion, avec sa façon d’écrire simple et percutante.
Il s’agit tout de même d’un album un peu inégal et assez décousu, assez loin de ce qu’il a déjà fait de mieux. Mes préférences vont à Pour toi, J’aimerais mieux qu’on s’aime, Tomber tomber et puis au duo avec Olivier Gann (que le chanteur aurait croisé dans Myspace). Entre elle et lui a un air de déjà entendu. Surtout les premiers accords.
Un album sans surprises, qui ressemble à Peyrac, dont la musique a veillé sur mes heures de grande solitude et qui m’a chauffé le cœur quand dans ma vie il faisait froid (tiens, ça me dit quelque chose)…
Et puis, pour une fois, en le voyant avec une petite fille par la main, je trouve que Nicolas est capable, quelquefois, de choisir la meilleure des compagnies. La seule qui compte. 

Lily Allen, 2009 – It’S Not Me, It’S You
Je sais que je vais encore passer pour un vieux ringard mais… mais franchement. Faut-il ajouter quelque chose?…
Sans doute incarne-t-elle toute une génération et je ne le conteste pas du tout. Mais je n’arrive pas à tomber en amour avec cette chippie qui chante avec désinvolture et légèreté F*** you. Et pourtant, quand j’ai entendu The fear, je me suis dit que peut-être. Au moins, elle chante juste. C’est déjà ça.
Je sens que Saab ne va pas me rater ce coup-ci… Aie, aie, pas sur la tête, ça laisse de bosses… 
Monsieur Google est toujours aussi fascinant…
Mais tes chroniques le sont encore plus!
Quel bonheur de te lire!
J’ai adoré Katia Guerreiro et Eric Bibb. Fantastique !
Merci Armando pour ce beau samedi musical…et le soleil est toujours présent !
Katia une merveille Merci Armando