Louise Dupré – Sans titre

_-logo-le-mardi-des-poetes.jpg

mardi-des-poetes-dupres-zvisd45z.jpg

chaque invention de ton corps
recompose ton corps

frémir sous la caresse
d’une voix ou d’une ville
fiévreuse, avancer

plus vite que l’ivresse
d’anciennes colères

gratter le noir
encore luisant à ton ongle

ou écrire, simplement
écrire
ce verbe maigre

qui ramène l’infini
à la hauteur des mains

mais un poème
jamais ne te sauvera

de toutes les guerres
inutiles

Louise Dupré
(Poètes contre la guerre)

 

À propos de dubleudansmesnuages

Je laisserai vagabonder mon esprit nomade, sur le fil d'or de mes silences, pour vous parler des ces choses qui me maintiennent en équilibre. Je vous parlerai aussi des musiques que j'aime. Elles se promènent du Fado d'Amália, de Dulce Pontes, de Cristina Branco, de Mariza, jusqu'aux voix frissonantes de Diana Krall, de Stacey Kent, de Chiara Civello, de Karrin Allyson, de Stina Nordenstam, de Robin McKelle, de Sophie Milman, d'Emilie-Claire Barlow, et d'encore plein d'autres … Aznavour, Brel, Duteil, Art Mengo, Berliner, Cabrel, Balavoine, Julien Clerc, Fugain, Le Forestier, Goldman, Lama, Rapsat, Vassiliu, Daniel Seff, Peyrac et tous ceux que m’on fait aimer la chanson française. Je me perdrai certains soirs dans le paradis de la musique brésilienne : Eliane Elias, Astrud Gilbert, Gal Costa, Elis Regina, Bia, Bebel Gilberto, Maria Creuza, Nara Leão, Jobim, Vinicius, Buarque, Toquinho, Djavan … Il y aura des moments où je vous parlerai d'une des chansons de ceux que j'affectionne. Donovan, Leonard Cohen, The Doors, Tracy Chapman, The Scorpions, Dylan, Lennon ou McCartney (avec ou sans les Beatles), ou de voix d'or comme Sarah Brightman, Ana Torroja, ou Teresa Salgueiro. Puis, parfois, je me promènerai sans but précis entre Piazzolla et Lluis Llach, de Mayte Martin à Gigliolla Cinquetti ou Paolo Conte, de Chavella Vargas à Souad Massi en passant par Gabriel Yacoub. Parce que la musique n’a aucune frontière. La musique ne connait que des sensibilités. Des sonorités. Des larmes ou des sourires. Je vous déposerai ici l'une ou l'autre de mes photos. Les moins ratées. Je vous laisserai un peu de poésie. Des poètes portugais. Que j'aime. Infiniment. Et puis tous les autres dont les textes me touchent. Je ne vous parlerai que des gens que j’aime. Et puis un peu de moi. Si peu. Et puis, si j'ai le temps. Seulement si j'ai le temps, je vous parlerai d'autres choses. Plus intimes.
Ce contenu a été publié dans ... DANS MA TÊTE. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

5 réponses à Louise Dupré – Sans titre

  1. agnès dit :

    « ou écrire, simplement
    écrire
    ce verbe maigre

    qui ramène l’infini
    à la hauteur des mains »

    J’aime vraiment. Il me semble que j’avais déjà lu ce beau passage.

  2. BRAZEX dit :

    Une belle découverte…

  3. Denise dit :

    Ce sont des mots qui ne laissent pas insensible ! Ce poème est très beau.

  4. Lali dit :

    Bonheur de lire ici Louise Dupré, poète et romancière (à qui on doit notamment le roman La memoria), qui gagnerait à être connue de toute la francophonie!

  5. Flairjoy dit :

    Comme j’aime cette écrivaine c’est un de nos plus beaux fleurons québécois! Merci Armando de la mettre à l’honneur!

Les commentaires sont fermés.