
Chaque année nous fêtons, à Geneve, la fête de l’Escalade. Depuis mon enfance, j’ai toujours connu cette fête…
Cela ce passe en principe les 11 et 12 décembre. Ces jours-là, tout le monde sort dès le matin pour aller à la Vieille-Ville, visiter les petits stands, regarder les canons, flâner, écouter la musique. A midi, des grillades sont prévus, la fête bat son plein.

Les préparateurs auront revêtus des vêtements comme en 1602.
Cette grillade est située sur la Treille où se trouve le fameux banc très long. L’Escalade attire toujours la population et les enfants sont tout à leur joie.
C’est très sympathique, chacun va se commander, dans ces petites maisons en bois, une assiette et une boisson et s’installe sur le banc. Il n’est pas défendu de parler avec son voisin et on refait l’Escalade en 1602…


Ces Messieurs, avec leur permission, m’ont fait un beau sourire et feront partie du cortège le dimanche.

Cette plaque gravée se trouve au bas de la Treille.

Voici la place Neuve.
C’est depuis ces murs que l’attaque savoyarde a eu lieu avec de grandes échelles.
Au bas du mur, c’est le départ de la montée de la Treille. Vous pouvez distinguer la plaque d’ Isaac Mercier sur le mur, juste au dessus de la voiture grise qui roule, après le passage piétons. Maintenant, ces habitations sont luxueuses et bourgeoises.
A droite le parc des Bastions. A gauche, se situe notre Grand-Théâtre.


Si les genevois ne s’étaient pas battu, Genève serait actuellement française.
En 1602, Charles-Emmanuel Ier décide d’en finir. Ce sera la nuit du 11 au 12 décembre (selon le calendrier julien), l’une des plus longues de l’année. Genève va être assaillie.
Voici une partie des canons avec lesquels les genevois ont dû se battre.


Ces canons sont exposés dans la Vieille-Ville.


Le samedi, ce cortège de musiciens, adultes et adolescents, défilent dans les rues de la Vieille-Ville et viennent ici, devant la cathédrale Saint-Pierre.

A un moment donné dans la matinée du samedi, nous avons droit à quelques tirs.

Le passage Monnetier
La véritable histoire de la nuit du 12 décembre : résume en français

J’ai marché dans ce passage très étroit. C’était un passage secret qui est ouvert au public seulement les deux jours de l’Escalade. Impressionnant !

La sortie !
Voici, la chanson que nous apprenions dès l’âge scolaire :

Il va sans dire, que je ne pouvais pas terminer sans vous montrer nos délicieuses marmites en chocolat remplies de légumes en massepain, clin d’œil à la Mère Royaume. Un délice pour grands et petits…



La marmite est traditionnellement brisée après la récitation de la phrase rituelle («Ainsi périssent les ennemis de la République») par les mains jointes du benjamin et du doyen de l’assistance.
Je me permets de vous joindre encore trois liens pour faire plus amples connaissance avec notre fête sur l’Escalade: L’Escalade – Wikipédia; Entrée qui fait quoi; Mère Royaume – Wikipédia
Vous ai-je fait envie avec le chocolat ?
(Textes et photos : Denise Rossetti)

Chantal et Lilas, j’étais certaine que vous n’étiez pas rancunières…
Vous savez, Armando a un esprit taquin et j’espère qu’il restera ainsi…S’il ne l’était plus, ce ne serait plus notre Armando que nous connaissons si bien !
Un grand merci Chantal pour ton message que j’apprécie beaucoup !
Tu sais, une petite gourmandise par-ci, par-là ne fait pas de mal. Au contraire, il paraît que le chocolat est bon pour pour beaucoup de choses mais bien sûr, il faut le déguster et modérément. Et les petits légumes en massepain à l’intérieur, hum !! un régal ! Les kilos, pfffffffff!!
J’apprécie tes « nuages de bises » qu’Armando est prêt à partager avec moi !
N’est-ce pas Armando ?
Lilas, je vous remercie chaleureusement pour vos mots qui me font bien plaisir. Pour la marmite en chocolat, j’aimerais bien vous faire goûter mais il faudra patienter un peu !
Bisous et merci à toutes les deux !
Un grand merci Denise pour cette page d’histoire de Genève,très bien expliqué et superbement illustré.
Mon seul regret,le chocolat…!!
Entourée de pays qui en font des merveilles,la Suisse et la Belgique,c’est pas juste!!! quand on voit toutes ces petites marmites à croquer….
Bisous
ce n’était que de l’humour Chantal… je ne me réjouissais pas, je taquinais Denise… pour le reste je pense à peu près comme toi, mais au masculin.
Meeeeeeerci beaucoup ! Denise, de nous raconter » ton » Genève
Pour sûr ces superbes marmites en chocolat doivent-être délicieuses et me font envie ! La guerre en chocolat me va aussi comme un gant ! Mais il faut veiller aux soldats ennemis…les kilos !
Armando saches qu’en temps que citoyenne du monde…
Il n’ y a aucun risque que j’en veuille à Denise!
D’ailleurs l’histoire continue… et il est terrible de se battre encore pour des frontières ou au sein même de son propre pays. Il n’ y a vraiment pas de quoi se réjouir du malheur des autres, même si ce sont nos voisins ! La paix ne peut triompher dans la haine de l’autre la vengeance, et l’intolérance !
Merci Armando de donner ainsi » carte blanche » à tes ami(e) lecteurs.
Nuages de bises ( sourire ) à partager avec Denise…
Mes amies et amis français, ne m’en voulez pas si je suis suissesse et sur territoire suisse, juste à la frontière française mais je peux vous dire que mon coeur est avec vous tous. Mon coeur n’a pas de frontière…il traverse même les océans !
Sois rassuré, Armando ! Les savoyards n’auraient pas osé toucher à un seul cheveu des portugais. De toute façon, le Portugal n’était pas sur leur chemin, surtout qu’ils étaient à cheval !
Je suis persuadée que Chantal et Odile vont être compréhensives…
Reine, tu pourras t’occuper de la casse et des morceaux mais il te faudra attendre le 11 décembre 2009 ! Prends un marteau avec toi…
Et heureusement pour Rousseau, il n’a pas vu tous ces assaillants puisqu’il est né à Genève près de 110 ans après.
Un grand merci chaleureux à Lali, Flairjoy, Reine, Brazex et JC pour vos très, très gentils messages qui me touchent.
Armando, je t’envoie deux bises pour ta générosité et pour la page offerte très amicalement et merci pour tes mots et ton humour ! J’adore !
Amitiés et bises à tous !
C’est pour cela que Rousseau s’est retrouvé un soir « à la porte de Genève » : les portes étaient déjà fermées ! Tant mieux pour ses lecteurs actuels !
Je veux bien dire la phrase rituelle, si je peux m’occuper de la casse et des morceaux. La guerre en chocolat : c’est un combat rabelaisien que je mène depuis que je suis sur cette terre !
Très chouette ton reportage !
Quelle conteuse et quelle guide, notre Suissesse préférée!
Merci de partager avec nous en mots et en images ce morceau de l’histoire de chez toi et merci à l’homme du bleu d’avoir fait de la place à un si joli reportage!
Merci Denise très belle reportage sur Genève et ses origines, et puis ça fait tellement plaisir d’entendre dire que on’ a cassé la « tronche » à nos voisins. Pour un portugais c’est très jouissant d’entendre ça.
C’est très intéressant Denise, surtout le chocolat : ce sont des marmites canon!
Beau reportage Denise Merci
Il y un truc qui m’interpelle Denise… J’ai lu que vous avez donné une raclée aux frenchies… est-ce à ce moment qu’est née la raclette suisse?…
et puis je trouve que Chantal, Odile, et autres copines, ne sont vraiment pas rancunières…
vous auriez fait ça aux Portugais, je t’aurais mis plein de fautes d’orthographe dans ton texte… Lol